Visa pour l'image 2010 :

Instantanés d'émotion à Perpignan


Publié / Actualisé
Perpignan respire au rythme du 22ème festival international de photojournalisme. Visa pour l'image a commencé le 28 août 2010. Jusqu'au 12 septembre, près de 200 000 personnes devraient se rendre dans la cité catalane. Ce rendez-vous unique pour la photographie de presse est l'occasion d'exposer les images de reporters photographes du monde entier. Les photos des professionnels sont présentées dans les monuments historiques. Celles des amateurs le sont dans les commerces et les espaces publics. Des photos de la guerre en Afghanistan, du séisme en Haïti ou encore de scènes de rues à New York sont quelques unes des scènes immortalisées. Le festival reste fidèle à lui-même : susciter l'émotion.
Perpignan respire au rythme du 22ème festival international de photojournalisme. Visa pour l'image a commencé le 28 août 2010. Jusqu'au 12 septembre, près de 200 000 personnes devraient se rendre dans la cité catalane. Ce rendez-vous unique pour la photographie de presse est l'occasion d'exposer les images de reporters photographes du monde entier. Les photos des professionnels sont présentées dans les monuments historiques. Celles des amateurs le sont dans les commerces et les espaces publics. Des photos de la guerre en Afghanistan, du séisme en Haïti ou encore de scènes de rues à New York sont quelques unes des scènes immortalisées. Le festival reste fidèle à lui-même : susciter l'émotion.
"Visa pour l'image à pour objectif de présenter le meilleur de la production, de découvrir les talents de demain et de faire redécouvrir les plus grands photographes du monde", explique Jean-François Leroy, directeur du festival. Interrogé sur l'événement, Kent Kobersteen, ancien directeur photo du National Geographic à Washington, affirme: "il n'y a pas d'équivalent pour le photojournalisme ailleurs dans le monde". En marge des expositions, la manifestation permet aux professionnels de se rencontrer.

Dans des lieux chargés d'histoire, tel le couvent des Minimes, 27 expositions présentent les images de reporters photographes. Des images choc imprimées en grand. Choc de la violence des conflits à Madagascar, à Bangkok, en Irak, en Palestine. Choc des désastres suite aux inondations au Bangladesh, au séisme en Haïti. Choc aussi des images moins sanglantes mais qui ouvrent un regard sur des sujets restés dans l'ombre, comme la polygamie aux États-Unis. Choc enfin de la plus grande photo du monde, 108 m2, rapportant la richesse et la fragilité des ressources naturelles, comme les séquoias de Californie.

Moments forts du festival, les soirées de projections où sont présentées, sur un écran de 24 sur 8 mètres, les grands faits de l'actualité 2010. Des milliers de spectateurs assistent à chaque projection. La soirée du 4 septembre a été réservée à une rétrospective sur l'Afrique du Sud et à un portfolio multi-agences racontant la catastrophe en Haïti. L'émotion était à son comble.

Les visiteurs ne sortent pas indemnes. "C'est difficile, il n'y pas beaucoup de joie" confient Michèle et Bernard. Mais le couple toulousain admet, "ce sont les réalités du monde. Et dans la presse nous ne voyons pas ces photos là".

Parmi les photographes récompensés en 2010, Martina Bacigalupo a reçu le Prix Canon de la femme photojournaliste. Elle est récompensée pour son projet de reportage en Ouganda sur la condition des femmes handicapées et ses précédents travaux en Afrique de l'Est. La jeune photographe s'apprête à explorer le quotidien de Filda, une femme qui se bat malgré ses blessures. "Je souhaite faire un focus sur la résistance des oubliés. Pas pour montrer les histoires cruelles qu'ils ont vécues, mais montrer comment ils y ont font face. Cette résistance concerne aussi les Occidentaux. Tout le monde fait face à des difficultés", explique Martina Bacigalupo.

Marie Trouvé pour
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !