Adieu l'artiste (actualisé) :

Figure du reggae, le chanteur réunionnais Tonton David est décédé


Publié / Actualisé
Tonton David, chanteur réunionnais et figure du reggae en France, est décédé à l'âge de 53 ans, ont indiqué un de ses enfants et son ancien manager à l'AFP. Il était notamment célèbre pour son tube "Chacun sa route" dans les années 1990, repris dans le film Un indien dans la ville. Les hommages se multiplient, du côté culturel comme du côté politique. (Photo AFP)
Tonton David, chanteur réunionnais et figure du reggae en France, est décédé à l'âge de 53 ans, ont indiqué un de ses enfants et son ancien manager à l'AFP. Il était notamment célèbre pour son tube "Chacun sa route" dans les années 1990, repris dans le film Un indien dans la ville. Les hommages se multiplient, du côté culturel comme du côté politique. (Photo AFP)

Ce sont d'abord les chanteurs Pierpoljak et Nuttea qui l'ont annoncé sur leurs pages Instagram. "Ouah je suis dévasté... je viens d'apprendre que mon ami Tonton David est mort" annonce, très ému, Pierpoljak.

Tonton David a un AVC dimanche avant de s’éteindre ce mardi 16 février 2021, une information ensuite confirmée à l’AFP.

Le chanteur, dont le vrai nom était David Grammont, est né en 1967. Il s'était installé il y a près de 15 ans en Lorraine avec sa famille, après une enfance en région parisienne à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

Il était notamment connu pour sa chanson, diffusée dans le film Un indien dans la ville, "Chacun sa route".

Autre tube, la chanson "Sûr et certain", dont les paroles font étrangement écho aux périodes troublées que nous vivons. "Car je suis sûr sûr / Qu'on nous prend pour des cons / Oui j'en suis certain / Quelque chose ne tourne pas rond / Il est temps que la musique joue et que la basse résonne / Nous sommes dans la zone rouge le système nous assomme / Maquillage, des bavures policières / Falsification de l'histoire".

Titre dans lequel l'artiste fait allusion à ses racines réunionnaises et dénonce l'oubli des territoires ultramarins par la Métropole : "Originaire d'une ile classée Dom-Tom / Assistance sans calculs, monnaie de la Métropole / Par ci le Club Med, par là les maisons Vendôme / Calmer le peuple à coups de RMI, que personne ne s'affole..."

- Pluie d'hommages -

Sur les réseaux sociaux, les hommages sont nombreux à commencer par le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu. "J’apprends avec tristesse le décès du chanteur réunionnais Tonton David. Sa voix a fait entrer le reggae dans la culture populaire, elle a fait vibrer et danser toute une génération de Français sur les paroles de " Chacun sa route "" a posté le ministre sur Facebook.

Publiée par Ministère des outre-mer sur Mercredi 17 février 2021

A La Réunion, le député Jean-Hugues Ratenon salue "une figure du reggae en France [qui] disparait et avec lui un des porte-drapeaux réunionnais. Nous avons tous en mémoire sa chanson "Sûr et certain" qui prend encore plus de sens aujourd’hui dans la période de crise que nous vivons". Le député rappelle que "déjà à l’époque, en 1994, dans cette même chanson, il dénonçait l’abandon des Outre-mer par le pouvoir central. Sa simplicité, son talent font de lui un chanteur populaire apprécié. A toute sa famille, ses proches, ses très nombreux amis, je présente mes sincères condoléances".

Après son annonce sur Instagram, Pierpoljak a partagé un nouvel hommage sur Facebook : "Adios bandulu" a écrit l'artiste.

Adios bandulu

Publiée par Pierpoljak sur Mardi 16 février 2021

"RIP l'ami" a publié quant à lui le chanteur Nuttea sur Instagram.

"Que tonton David repose en paix" a témoigné l'acteur Omar Sy sur Twitter.

Animateurs, journalistes, chanteurs, acteurs... le monde de la culture rend hommage à une figure emblématique du reggae.

Dans un communiqué publié merdredi matin, le député Jean Hugues Ratenon ecrit : "une figure du reggae en France disparait et avec lui un des porte-drapeaux Réunionnais. Nous avons tous en mémoire sa chanson "Sûr et certain" qui prend encore plus de sens aujourd’hui dans la période de crise que nous vivons. "Je suis sûr qu’on nous prend pour des cons. Nous sommes dans la zone rouge, le système nous assomme ; maquillage, des bavures policières, falsification de l’Histoire". Déjà à l’époque, en 1994, dans cette même chanson, il dénonçait l’abandon des Outre-mer par le pouvoir central"

www.ipreunion.com avec AFP

   

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