Les organisateurs sont optimistes :

Reprise des festivals : une lueur d'espoir pour le monde de l'événementiel


Publié / Actualisé
C'est officiel, les festivals pourront reprendre dans quelques mois, mais sous plusieurs conditions. Les événements ne pourront accueillir que jusqu'à 5.000 personnes, et surtout, le public devra être assis. Une annonce de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelet, qui reçoit un accueil enthousiaste à La Réunion, malgré les contraintes (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
C'est officiel, les festivals pourront reprendre dans quelques mois, mais sous plusieurs conditions. Les événements ne pourront accueillir que jusqu'à 5.000 personnes, et surtout, le public devra être assis. Une annonce de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelet, qui reçoit un accueil enthousiaste à La Réunion, malgré les contraintes (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

"C'est une bonne nouvelle, car on a enfin une prise de position ferme, même si elle n'est pas parfaite" déclare Thomas Bordese, organisateur du festival Electropicales. "Pour nous, ça reste quand même une mauvaise nouvelle, les mesures décidées ne correspondant pas vraiment à notre de type de festival, où tout le monde danse, s'enlace et s'embrasse" regrette-t-il cependant.

Autre contrainte qui fait grincer des dents : l'impossibilité de proposer une buvette sur place, chose qui va à l'encontre de l'esprit de la – très – grande majorité des festivals. "Difficile d'imaginer un festival sans bar ou restauration, mais il faut garder en tête que la situation à La Réunion n'est pas la même qu'en Métropole : ici, les bars et restaurants sont ouverts. C'est difficile d'imaginer que les règles devront être différentes en festival" estime Jérôme Galabert, directeur du Sakifo et des Francofolies.

"Il faut savoir que dans nos propositions de protocoles, approuvées par l'ARS à l'époque avant l'annulation des festivals, nous avions intégré un espace de restauration, adapté au protocole sanitaire : service assis, gestes barrières, etc" détaille-t-il par ailleurs.

La question de la jauge de 5.000 personnes intervient par contre comme une bonne nouvelle pour Jérôme Galabert : au Sakifo comme aux Francofolies, l'organisateur était parti sur une jauge de 2.000 personnes assises. "On part donc sur une potentielle hausse du nombre de spectateurs" se réjouit-il.

Sakifo : "on y croit parce que notre métier est en jeu"

- L'espoir d'une amélioration de la situation sanitaire -

Pour Thomas Bordese, pas question de paniquer en tout cas. "Les Electropicales sont prévues pour octobre, d'ici là, la situation a encore le temps d'évoluer de façon positive. Pour l'instant, nous restons sur une organisation du festival classique, c'est-à-dire avec le public debout, même si on n'exclut pas de réduire la jauge à 2 ou 3.000 personnes" explique-t-il.

Une façon de contourner l'obligation d'être assis, si cela est possible d'ici-là. "A mes yeux, la réponse apportée par la ministre aujourd'hui est la seule qui est possible dans le contexte actuel" estime par ailleurs Jérôme Galabert. "Mais dans quelques mois, la situation sanitaire pourrait avoir évoluer, et il faut aussi garder en tête que beaucoup de gens seront vaccinés. Des éléments qui peuvent jouer en notre faveur" espère-t-il.

Pour l'heure, le Sakifo est prévu en juin, et les Francofolies et les Electropicales en octobre prochain. Un délai qui laisse espérer des jours meilleurs pour le monde de la musique et l'événementiel. "En attendant, on prépare actuellement un événement "covid-compatible" pour permettre à nos prestataires de survivre. Car sans prestataire, il n'y plus de concerts" conclut Thomas Bordese, qui confie par ailleurs que plus d'informations devraient arriver rapidement concernant ce fameux événement.

as/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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