Un fonds de secours de 2000 à 3000 euros mis en place :

Bejisa : la CCI au chevet des entreprises


Publié / Actualisé
Après les nombreux dégâts causés par le cyclone Bejisa, la chambre d'industrie et de commerce de La Réunion (CCIR) a dressé un premier bilan ce mardi 7 janvier 2014. Face aux difficultés rencontrées par de nombreuses sociétés, la CCI va ainsi débloquer un fond de secours de 2000 à 3000 euros pour chaque entreprise. Ces aides concerneront notamment les commerces du port de Saint-Gilles, qui " n'avait jamais subi autant de dégâts ", selon le président Ibrahim Patel. Vingt-neuf bateaux au total ont été endommagés, les dommages étant estimés par la CCI à plus d'un million d'euros.
Après les nombreux dégâts causés par le cyclone Bejisa, la chambre d'industrie et de commerce de La Réunion (CCIR) a dressé un premier bilan ce mardi 7 janvier 2014. Face aux difficultés rencontrées par de nombreuses sociétés, la CCI va ainsi débloquer un fond de secours de 2000 à 3000 euros pour chaque entreprise. Ces aides concerneront notamment les commerces du port de Saint-Gilles, qui " n'avait jamais subi autant de dégâts ", selon le président Ibrahim Patel. Vingt-neuf bateaux au total ont été endommagés, les dommages étant estimés par la CCI à plus d'un million d'euros.

Au-delà des très nombreux particuliers sinistrés, des maisons endommagées, des toitures et clôtures envolées, les entreprises ont également beaucoup souffert du passage du cyclone Bejisa. C’est ce qu’a rappelé la CCIR ce mardi 7 janvier, en présentant son dispositif d’aides avec, en premier lieu, une enveloppe de 2000 à 3000 euros débloquée pour chaque société pénalisée.

Ce fonds de secours concerne l’ensemble des entreprises touchées, et notamment les commerces du port de Saint-Gilles, très fortement impacté par le passage du cyclone. Vingt-neuf bateaux au total ont été endommagés, 20 ont été retournés, 5 ont été coulés – dont un de plus de 10 mètres – et 2 ont été projetés sur le quai. Selon le président de la CCI Ibrahim Patel, les dégâts s’élèvent ainsi à plus d’un million d’euros.

" L’activité économique sur le port de Saint-Gilles est aujourd’hui au ralenti ", a-t-il souligné, indiquant que " la force du vent et des vagues a aussi arraché les rideaux métalliques des restaurants et des commerces. "

Par ailleurs, 50 tonnes de déchets provenant de la ravine de Saint-Gilles se sont déversées dans le port, les pontons ont été abîmés, les flotteurs crevés, les clôtures arrachées et les bornes de distribution électrique perdues. Le retour à la normale devrait ainsi prendre plusieurs mois, de nombreux équipements devant venir de métropole.

La CCI attend désormais un arrêté préfectoral pour procéder au désensablement du port, nécessitant de déplacer de gros engins en convoi exceptionnel. Un expert sera également présent dès ce mercredi pour estimer les dégâts. Il sera alors temps de procéder à la remise en état, la CCI espérant qu’elle se fasse le plus rapidement possible " afin que les entreprises puissent de nouveau fonctionner normalement ".

Mais le chantier est d’importance. Comme l’a souligné Ibrahim Patel, " les entreprises ont aussi été touchées par les coupures d’électricité, notamment celles possédant des produits périssables ou surgelés ". En plus du fonds de secours de 2000 à 3000 euros, toutes les procédures contentieux seront stoppées jusqu’à nouvel ordre. Concernant le chômage partiel causé par le passage du cyclone, la CCI va également " accompagner les entreprises qui n’ont pas la capacité de reprendre leur activité ".

Car selon Ibrahim Patel - qui a envoyé un courrier au président de la République et au ministre des Outre-mer Victorin Lurel en ce sens -, " toutes les conditions sont réunies pour déclarer l’état de catastrophe naturelle ".

www.ipreunion.com

   

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