Tribune libre de Sylvie Moutoucomorapoulé :

Élue au Département, je m'engage à éradiquer le mal logement à La Réunion


Publié / Actualisé
Les besoins cruciaux en matière de logement sont importants à La Réunion : des milliers de logements insalubres et une croissance du nombre de ménages expliquent qu'il est de plus en plus difficile et onéreux de se loger sur l'île aujourd'hui. Il est urgent de construire et de rénover afin d'offrir aux réunionnais un lieu de vie décent et sain. Sylvie Moutoucomorapoulé est particulièrement impliquée tant son canton de Saint-André 2 est concerné (Photo D.R.)
Les besoins cruciaux en matière de logement sont importants à La Réunion : des milliers de logements insalubres et une croissance du nombre de ménages expliquent qu'il est de plus en plus difficile et onéreux de se loger sur l'île aujourd'hui. Il est urgent de construire et de rénover afin d'offrir aux réunionnais un lieu de vie décent et sain. Sylvie Moutoucomorapoulé est particulièrement impliquée tant son canton de Saint-André 2 est concerné (Photo D.R.)

Le département de La Réunion compte 15.600 logements insalubres. En plus de cela, la population continue d’augmenter et ce qui entraîne de facto une croissance du nombre de ménages ayant besoin d’un logement. Aujourd’hui, seulement 25 % des 28.500 demandes de logements sociaux en cours à La Réunion sont satisfaits. 90 % de ces dossiers émanent des ménages en grande précarité et pour la plupart, ils sont dirigés vers 6 villes ayant déjà atteint leur objectif SRU. La construction de nouveaux logements est donc indispensable et urgente sur l’île car nous ne pouvons tolérer qu’autant de réunionnaises et de réunionnais vivent dans des conditions aussi difficiles ! 

Pour répondre à cette demande, il faudrait, pour l’avenir, construire 168.900 logements dont 74.000 logements d’ici 2035. Cela représente un besoin latent de 5.400 logements sociaux à construire par an d’ici 2035.

Toutes ces constructions sont normées et contraintes, d’autant plus à La Réunion car des matériaux nous sont imposés, expliquant que le logement ici est plus coûteux à la construction et à l’entretien. La topographie particulière de l’île contribue également à l’augmentation des coûts, sans oublier le foncier qui représente 14% du coût du logement, bien entendu !

Du coup, le prix du mètre carré de surface habitable a progressé de 20% ces 10 dernières années, ramenant le logement à La Réunion près de 10% plus cher qu’en métropole. " Nous ne pouvons tolérer cet état de fait. Les jeunes et les moins jeunes ne peuvent se loger décemment ", explique Sylvie Moutoucomorapoulé. " Aussi, nous avons fait du logement une revendication principale de notre programme ", continue son binôme Mickaël Boyer.

Dans le même temps, les bailleurs sociaux doivent aussi intégrer dans leur programme, la norme construction " bio climatiques " afin de garantir de meilleures conditions de vie aux occupants, de réduire leurs factures d’électricité notamment et de protéger l’environnement donc le coût est plus élevé. Dès lors, les Collectivités doivent pour le bien-être des familles, compenser ses surcoûts, dans l’optique d’offrir à leurs occupants un cadre de vie plus agréable.

Au surplus, les bâtiments collectifs peuvent être participatifs : " on peut mutualiser les buanderies par exemple, ça ferait économiser de la place et donc de l’argent ", continue la candidate.

Le binôme Demain Se Décide Aujourd’hui fait plusieurs propositions très concrètes en matière de logement pour le Département et le canton Saint-André 2 :
- accompagner les démarches dans le cadre de l’amélioration de l’habitat avec la mise en place d’agents de proximité,
- assurer un contrôle effectif de la salubrité et l’entretien des logements sociaux au moment de l’entrée dans les lieux et dans le temps,
-attribuer les logements sociaux en rez-de-chaussée aux personnes à mobilité réduite, aux personnes âgées,
- dans le domaine de l’amélioration de l’habitat, il est important d’assurer la qualité des prestations :
- en créant un bordereau de prix unique réfléchi avec les différents acteurs concernés,
- en équilibrant le volume d’affaires des entreprises du BTP en fonction de leur effectif et de leur territoire d’intervention (afin d’éviter le travail dissimulé),
- en supprimant l’agrément aujourd’hui imposé aux opérateurs (afin d’éviter le favoritisme).

Outre l’emploi et la préservation de leur cadre de vie, la question du logement est l’une des principales préoccupations des Réunionnais et des Saint-Andréens. Élus conseillers départementaux, Sylvie Moutoucomorapoulé et Mickaël Boyer s’engagent à garantir à tous un logement décent.

Sylvie Moutoucomorapoulé


 

   

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