La CCIR inquiète :

Plans sociaux annoncés


Publié / Actualisé
Éric Magamootoo, président de la CCIR (Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion), s'est dit "extrêmement inquiet" par la situation économique à La Réunion pour l'année 2009, ce mercredi 11 février. Il prévoit pour les semaines à venir des plans sociaux qui seront "catastrophiques" pour l'économie réunionnaise. Il appelle donc les partenaires économiques et politiques à agir en faveur de la mise en place d'un nouveau modèle de développement économique. Par ailleurs, il a aussi souligné les chiffres "satisfaisants" de la création d'entreprises pour 2008.
Éric Magamootoo, président de la CCIR (Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion), s'est dit "extrêmement inquiet" par la situation économique à La Réunion pour l'année 2009, ce mercredi 11 février. Il prévoit pour les semaines à venir des plans sociaux qui seront "catastrophiques" pour l'économie réunionnaise. Il appelle donc les partenaires économiques et politiques à agir en faveur de la mise en place d'un nouveau modèle de développement économique. Par ailleurs, il a aussi souligné les chiffres "satisfaisants" de la création d'entreprises pour 2008.
"On ne peut ignorer ce qui s'est passé durant le dernier trimestre 2008 et qui a montré la vulnérabilité des entreprises", note le président de la CCIR. On constate en effet un accroissement des incidents bancaires ainsi que du nombre de mise en redressement judiciaire (40% de plus par rapport à la même période en 2007). De plus, "à partir de la semaine prochaine, un ensemble d'entreprises va engager des plans sociaux", prévient Éric Magamootoo, privant ainsi de leur emploi des centaines de salariés. Hormis le secteur de la distribution alimentaire, tous les secteurs sont concernés par un tassement du chiffre d'affaires.

Face à ces difficultés à venir, le représentant de la Chambre invite les politiques et les partenaires économiques à se réunir pour créer un nouveau modèle de développement économique qui permettra d'atteindre le plein emploi. Selon lui, le modèle développé par Michel Debré dans les années 60 était "taillé" pour une population de 500 000 habitants et ne prend pas en compte la croissance démographique actuelle. Il ajoute que "ces négociations ne doivent pas se faire dans la rue mais au niveau du Conseil économique et social où se retrouvent salariés et chefs d'entreprises". Il estime que ce qui se passe actuellement aux Antilles ne peut se faire à La Réunion car "nous n'avons pas la même histoire, ni la même sociologie".

Il a aussi annoncé qu'il allait demander au sénateur Jean Paul Virapoullé de mener dans le cadre de ses fonctions parlementaires, une étude qui donnera une définition claire de ce qu'est une "concurrence saine" sur une île. Il espère ainsi mettre fin aux monopoles.

Le président de la Chambre s'est enfin réjoui des chiffres de la création d'entreprises pour l'année 2008. Ces chiffres démontrent en effet "une vitalité" de La Réunion. Avec 4 389 créations pour 2 776 radiations, le solde est de 1 613 créations nettes, soit une progression de 6,1%. "On retrouve le dynamisme d'avant 2007", constate Éric Saint Blancard, chargé d'études économiques à l'Observatoire économique et développement de la Chambre. Les villes de Saint-Denis et de Saint-Paul enregistrent le plus de créations devant la ville de Saint-André qui profite des avantages de la zone franche urbaine.
   

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