Suites de la grève aux Antilles :

Le front local salué par Vergès


Publié / Actualisé
Paul Vergès, président de la Région Réunion, a félicité mercredi 11 février la création du collectif contre la vie chère. Ce front local, mis en place mardi suite à la grève générale entamée aux Antilles et réunissant des syndicats, des associations et des partis politiques doit établir ce jeudi une plateforme de revendications.
Paul Vergès, président de la Région Réunion, a félicité mercredi 11 février la création du collectif contre la vie chère. Ce front local, mis en place mardi suite à la grève générale entamée aux Antilles et réunissant des syndicats, des associations et des partis politiques doit établir ce jeudi une plateforme de revendications.
Cette plateforme de revendications doit, selon le président Vergès, prendre en compte les problèmes qui font débat à la Réunion, à savoir le logement, les salaires, l'emploi, la création de postes dans la fonction publique mais aussi les minimas sociaux.

"Ce n'est pas la baisse du prix du gazole qui va régler la crise réunionnaise" a indiqué en substance Paul Vergès, tout en rappelant la présence dans le département d'une délégation d'inspection interministérielle chargée de faire la transparence sur le prix des carburants.

Par ailleurs, ce n'est pas par mimétisme, selon lui, que la Réunion a rejoint le mouvement entamé Antilles. Il ne s'agit pas d'un "phénomène de contagion" mais plutôt de la manifestation de "problèmes spécifiques à l'Outre-mer. C'est la démonstration que nos îles connaissent toutes la même crise générale sur le plan économique et sur le plan social."

La plateforme de revendication locale devra s'adapter aux spécificités réunionnaises parmi lesquelles son appartenance aux RUP, régions ultra-périphériques. "La Martinique et la Guadeloupe ont terminé leur transition démographique, contrairement à la Réunion", a ajouté Paul Vergès.

Le président de Région a suggéré au front local de ne pas concentrer tous les efforts sur les corrections des inégalités sociales mais plutôt sur les perspectives de développement durable.
"La départementalisation a atteint ses limites. L'intégration sans assimilation avait des limites. On est arrivé à ces limites. Il nous faut un nouveau modèle de développement économique", a conclu Paul Vergès.
   

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