Zone industrielle Sainte-Marie - Projet d'implantation :

"On veut la mort du centre-ville de Sainte-Marie"


Publié / Actualisé
La CDAC (Commission départementale d'aménagement commercial) est appelée à statuer ce jeudi 4 mars 2010 sur un projet d'implantation commerciale dans la ZAC La Réserve à Sainte-Marie sur un terrain de 15 hectares comprenant 500 logements, 7 000 m2 de bureau, et 16 221 m2 de projet reparti en surface commerciale (1 527 m2) et en surface non alimentaire (14 694 m2). La Fédération départementale des associations d'artisans, de commerçants et de travailleurs indépendants de La Réunion (la Fedaction) se mobilise ce mardi 2 mars pour demander " le rejet de ce dossier. " Selon Ibrahim Patel, " ce projet s'il voit le jour rayera à coût sûr le centre-ville de Sainte-Marie de la carte économique et portera un impact négatif sur le secteur des Hauts de cette même commune, provoquant même un déséquilibre économique sans précédent sur la zone de chalandise du Nord à l'Est de l'île. " Très inquiets, les présidents des associations de commerçants des centres-villes du Nord et de l'Est justifient leur démarche : " Les consommateurs vont devoir faire des choix, ce sont les petites entreprises et les commerçants de proximité qui vont être pénalisés si ce type de projet sort de terre prochainement. " Ibrahim Patel propose " une concertation avec les membres de la CDAC et les élus. " " On doit tous se mettre autour de la table et réfléchir à construire un équilibre entre les petites entreprises existantes et les projets à venir. C'est fini le temps où les grands groupes pouvaient dire "on a les moyens, on fait ce que l'on veut." Aujourd'hui, tout le monde fait face à la crise. On n'est pas contre ce projet, mais on pense que ce n'est pas le moment pour le mettre en ?uvre. "
La CDAC (Commission départementale d'aménagement commercial) est appelée à statuer ce jeudi 4 mars 2010 sur un projet d'implantation commerciale dans la ZAC La Réserve à Sainte-Marie sur un terrain de 15 hectares comprenant 500 logements, 7 000 m2 de bureau, et 16 221 m2 de projet reparti en surface commerciale (1 527 m2) et en surface non alimentaire (14 694 m2). La Fédération départementale des associations d'artisans, de commerçants et de travailleurs indépendants de La Réunion (la Fedaction) se mobilise ce mardi 2 mars pour demander " le rejet de ce dossier. " Selon Ibrahim Patel, " ce projet s'il voit le jour rayera à coût sûr le centre-ville de Sainte-Marie de la carte économique et portera un impact négatif sur le secteur des Hauts de cette même commune, provoquant même un déséquilibre économique sans précédent sur la zone de chalandise du Nord à l'Est de l'île. " Très inquiets, les présidents des associations de commerçants des centres-villes du Nord et de l'Est justifient leur démarche : " Les consommateurs vont devoir faire des choix, ce sont les petites entreprises et les commerçants de proximité qui vont être pénalisés si ce type de projet sort de terre prochainement. " Ibrahim Patel propose " une concertation avec les membres de la CDAC et les élus. " " On doit tous se mettre autour de la table et réfléchir à construire un équilibre entre les petites entreprises existantes et les projets à venir. C'est fini le temps où les grands groupes pouvaient dire "on a les moyens, on fait ce que l'on veut." Aujourd'hui, tout le monde fait face à la crise. On n'est pas contre ce projet, mais on pense que ce n'est pas le moment pour le mettre en ?uvre. "
Les membres de la Fedaction ont soulevé ce mardi ce qu'ils nomment " un problème grave pour l'économie réunionnaise. " Porté par le promoteur métropolitain, Immocom, basé à Cormontreuil, le projet commercial de la ZAC de La Réserve à Sainte-Marie va créer " un véritable déséquilibre. Sainte-Marie sera ceinturée de grandes surfaces. Et on ne sait toujours pas à l'heure actuelle à quoi serviront les locaux, les futures activités restent confidentielles, c'est étrange. D'autant plus qu'un site d'une telle dimension, apporterait, selon nos estimations, un milliard d'euros de chiffres d'affaires, " explique Ibrahim Patel. " Si du côté des petits commerçants, les choses ne s'améliorent pas et que l'évasion de la clientèle s'amplifie, les employés en feront les frais en premier, puis les entreprises elles-mêmes seront menacées. 30 % des entreprises encore existantes sont actuellement en redressement ou en liquidation judiciaire, " rappelle le Président de la Fedaction.

Un courrier a été envoyé aux membres de la CDAC, la Présidente de la Cinor, la présidente du conseil général, les maires de Sainte-Marie, de Saint-André et Saint-Denis. " On leur demande de faire preuve de sagesse et de n'accepter le projet dans l'immédiat. Le mode de la CDAC est à revoir, il a un impact négatif sur les petites entreprises. "

   

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