Hausse de 3 à 4% des prix de l'électricité :

La facture risque d'être salée


Publié / Actualisé
Le gouvernement envisage une nouvelle hausse de 3 à 4% des prix de l'électricité pour début 2011. C'est ce que révèle le journal "Les Echos" ce lundi 25 octobre 2010. Cette augmentation, la seconde en moins d'un an après celle de 3% en août dernier, est justifiée par la nécessité de "couvrir les charges liées au développement massif des énergies renouvelables".
Le gouvernement envisage une nouvelle hausse de 3 à 4% des prix de l'électricité pour début 2011. C'est ce que révèle le journal "Les Echos" ce lundi 25 octobre 2010. Cette augmentation, la seconde en moins d'un an après celle de 3% en août dernier, est justifiée par la nécessité de "couvrir les charges liées au développement massif des énergies renouvelables".
En effet, pour soutenir le secteur, EDF rachète l'électricité que produisent les énergies solaires et éoliennes à un prix supérieur à celui du marché. Ce surcoût devait, à l'origine, être supporté par "la contribution au service public de l'électricité" (CSPE), une taxe qui représente près de 5% de la facture des particuliers. Mais avec le développement exponentiel de ces énergies, cette taxe ne joue plus son rôle de compensateur. Ainsi, selon les Echos, EDF a payé de sa poche 1,6 milliard d'euros fin 2009.

C'est pour limiter les pertes de l'entreprise publique que le gouvernement "a accepté un nouveau dispositif permettant de remonter cette taxe". Ce dispositif se traduirait par une augmentation de 3 à 4% des prix de l'électricité. L'Etat a jusqu'au 31 décembre 2010 pour prendre un arrêté en ce sens. A défaut, "la Commission de régulation de l'énergie (CRE) peut d'elle-même relever au 1 er janvier la CSPE de 3 euros par mégawatt-heure. Celle-ci est actuellement fixée à 4,50 euros par mégawatt-heure. Elle pourrait ainsi passer à 7,50 euros par mégawatt-heure dès janvier", indique les Echos.

Toujours selon le journal, "le mouvement ne fait sans doute que commencer". En effet, la CRE recommande "une revalorisation forte de cette taxe" pour la porter à 13 euros par mégawatt-heure. Le gouvernement refuse d'appliquer une hausse aussi importante pour éviter une réaction politique trop forte. Mais nul doute que les revalorisations à venir auront tendance à se rapprocher de ce montant.

   

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