Automobile :

Caillé : " Courchevel, j'y serai encore l'année prochaine "


Publié / Actualisé
Ce mardi 1er mars 2011, le blog d'Eric Arnal relate des images diffusées sur M6, où François Caillé hésite à acheter une statue d'une valeur de 35 000 euros à Courchevel. Ce même jour, lors de la présentation du nouveau Sportage de Kia à la Réunion, le PDG du groupe Caillé, en graves difficultés financières, assume tout. Il affirme " Courchevel, j'y serai encore l'année prochaine " et lance " ce que pensent les gens, je m'en fous ".
Ce mardi 1er mars 2011, le blog d'Eric Arnal relate des images diffusées sur M6, où François Caillé hésite à acheter une statue d'une valeur de 35 000 euros à Courchevel. Ce même jour, lors de la présentation du nouveau Sportage de Kia à la Réunion, le PDG du groupe Caillé, en graves difficultés financières, assume tout. Il affirme " Courchevel, j'y serai encore l'année prochaine " et lance " ce que pensent les gens, je m'en fous ".
Un homme d'affaires réunionnais se promène à Courchevel et hésite à acheter une statue d'une valeur de 35 000 euros face aux caméras de M6... Cet amateur d'art, c'est François Caillé, et la situation, il l'assume.

Interrogé sur le sujet lors d'une conférence de presse de présentation du nouveau Kia Sportage à la Réunion, le PDG du groupe Caillé ne renie rien. " Je vais à Courchevel depuis 20 ans, j'y suis reçu par un ami. C'est d'ailleurs cet ami qui voulait acheter la statue, pas moi. Ce n'était pas dans ses moyens, on ne l'a pas achetée ", explique l'homme d'affaires. " Mon boulot, c'est de redresser une boite et je le fais plutôt bien. Le reste, c'est ma vie privée ", poursuit-il.

Son groupe a été placé sous procédure de sauvegarde en mars 2010. Sept entreprises ont été liquidées et plus de 150 salariés ont été licenciés suite à des difficultés financières débutées en 2008, dans la foulée de la crise financière mondiale.

" Mais ai-je le droit, en tant qu'individu lambda, d'aller à Courchevel? J'aurai dû me planquer ou pleurer dans un coin?", se demande le PDG. Et de conclure, " Courchevel, j'y serai encore l'année prochaine, tant que mon ami m'y invitera ".

Eric Arnal, qui a relaté l'émission sur son blog, estime que " la com de crise n'est définitivement pas passée dans les moeurs à la Réunion ". Interrogé sur l'image que cette émission peut donner aux réunionnais, le PDG du groupe Caillé s'emporte : " ce que pensent les gens, je m'en fous ".

Lors de cette même conférence de presse, François Caillé a évoqué les difficultés de son groupe et la chute du chiffre d'affaires de 2009 et 2010, mais aussi les raisons d'être optimiste. " Les pertes de 2009 et 2010 font frémir. Les gens disent que la boite est condamnée mais non, la boite n'est pas condamnée ", explique-t-il, convaincu d'enregistrer des résultats positifs " dès cette année ".

De 32 000 voitures vendues en 2007, le groupe est passé à 24 500 voitures vendues en 2010, avec une prédilection des clients pour les entrées de gamme et une stabilité du marché de l'occasion. Cette situation s'est traduite par un recul d'une année sur l'autre de 20 à 30% du chiffre d'affaires depuis trois ans. Au mois de février 2011, le groupe à enregistré 723 ventes de voitures, en légère hausse par rapport à 2010.

Le groupe Caillé compte encore une quarantaine d'entreprises. Son pdg doit être entendu par le tribunal de commerce dans les prochaines semaines. Il devra présenter un plan d'apurement de ses dettes qui s'élèvent à 234,6 millions d'euros.

Marine Veith pour
   

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