Table ronde sur les carburants - Les particuliers n'obtiennent rien :

"La population doit se mobiliser pour faire bouger les choses"


Publié / Actualisé
Alors que la table ronde sur les carburants semblait satisfaire la délégation des professionnels de la route ce lundi 6 février 2012 à 19 heures, une heure plus tard, ils se sont confrontés à un mécontentement général de leurs troupes qui réclamaient également la baisse de 25 centimes sur le prix des carburants à la pompe pour tous. Il est vrai que les automobilistes réunionnais peuvent se sentir lésés puisqu'ils n'ont rien obtenu. "Contrairement aux transporteurs, nous n'avons rien gagné, tout simplement parce que les citoyens ne sont pas mobilisés", commente Patrick Savatier, président de l'association Momon Papa lé la.
Alors que la table ronde sur les carburants semblait satisfaire la délégation des professionnels de la route ce lundi 6 février 2012 à 19 heures, une heure plus tard, ils se sont confrontés à un mécontentement général de leurs troupes qui réclamaient également la baisse de 25 centimes sur le prix des carburants à la pompe pour tous. Il est vrai que les automobilistes réunionnais peuvent se sentir lésés puisqu'ils n'ont rien obtenu. "Contrairement aux transporteurs, nous n'avons rien gagné, tout simplement parce que les citoyens ne sont pas mobilisés", commente Patrick Savatier, président de l'association Momon Papa lé la.
A la sortie de la table ronde sur les prix des carburants et de la bouteille de gaz ce lundi 6 février 2012, Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) semblait plutôt satisfait. Il assurait que les actions de blocage seraient en stand-by jusqu'à la prochaine table ronde du mardi 14 février 2012, où les protocoles d'accord sur le gazole professionnel et la bouteille de gaz à 15 euros doivent être signés, mais aussi où des pistes doivent être explorées pour la baisse de 25 centimes sur le prix des carburants à la pompe.

Cependant, en allant annoncer la bonne nouvelle aux manifestants qui l'attendaient à la Mare, la délégation des professionnels a fait face à un revirement de situation. "On a été confronté à un mécontentement général de la part de la base contre la SRPP, sur la question de la baisse de 25 centimes sur les prix des carburants à la pompe", signale Hugues Atchy, président de l'IPR (intersyndicale des professionnels de la route).

"De notre côté, on a essayé de les calmer, de leur expliquer que les discussions sont en cours, et que les problèmes ne vont pas se régler en une après-midi, il nous faut un peu de temps", indique-t-il. "On comprend quand même leur colère. On s'est engagé dans un combat pour les professionnels, mais aussi pour la population réunionnaise, parce qu'ils sont nombreux à utiliser la voiture comme moyen de déplacement pour le travail tous les jours", concède Hugues Atchy.

Des blocages de la circulation ne sont pas à exclure ce jeudi 9 février 2012, en préambule de la réunion qui se tiendra à la Région, concernant le fonds de compensation pour le gazole professionnel.

De son côté, Patrick Savatier, président de l'association Momon Papa lé la, qui a assisté à la table ronde, constate, l'air désabusé : "Les particuliers n'ont rien gagné. La bouteille de gaz à 15 euros, c'est un élément qui était déjà prévu par la Région, ça a juste été validé. Sur le carburant, les professionnels de la route ont obtenu satisfaction parce qu'ils étaient mobilisés et parce qu'ils vont dans la rue pour se faire entendre. Les citoyens ne le font pas, donc au final, on n'a rien gagné". "Le problème, c'est que pour faire pression sur les pouvoirs publics, nous devons être nombreux, nous ne le sommes pas. Moi, je me sens un peu seul", avoue Patrick Savatier.

Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP (alliance réunionnaise contre la pauvreté) abonde en ce sens : "Seuls, nous sommes faibles. Il n'y aura pas la baisse des 25 centimes sans la mobilisation de la population", annonce-t-il. "La population doit s'organiser partout dans l'île, parce qu'il n'y a que comme ça qu'on pourra faire bouger les choses", lâche Jean-Hugues Ratenon.

   

1 Commentaire(s)

Pilleurs et assoifés de pouvoirs et de fric, Posté
- " Le problème, c'est que pour faire pression sur les pouvoirs publics, nous devons être nombreux, nous ne le sommes pas. Moi, je me sens un peu seul", avoue Patrick Savatier. "

Et là, puisque ça faisait chier ses amis de zinfos et ses "followers", ben ça le faisait chier aussi la grève des employés de la SRPP.

Décidément ce mec je le déteste. Un manipulateur ! Que les réunionnais sont crédules !!!!! ça fait peur !
Tant pis si je suis censuré, il fallait que cela sorte, il m'insupporte !