Prix des carburants - Réunion de concertation à la Région :

Clash entre transporteurs et menace de blocage


Publié / Actualisé
La réunion de concertation sur les prix du carburant professionnel entre la Région et l'intersyndicale des professionnels de la route a tourné court ce jeudi 9 février 2012. En cause : un clash qui s'est produit entre transporteurs. La délégation de l'IPR menée par Jean-Bernard Caroupaye a en effet refusé de siéger lorsque Armand Mouniata, président du collectif de défense des travaux publics et des transports, et Franck Legros, président de la Capeb (confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), se sont invités à la réunion. Des blocages de la route ne sont pas à exclure dans les heures qui viennent.
La réunion de concertation sur les prix du carburant professionnel entre la Région et l'intersyndicale des professionnels de la route a tourné court ce jeudi 9 février 2012. En cause : un clash qui s'est produit entre transporteurs. La délégation de l'IPR menée par Jean-Bernard Caroupaye a en effet refusé de siéger lorsque Armand Mouniata, président du collectif de défense des travaux publics et des transports, et Franck Legros, président de la Capeb (confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), se sont invités à la réunion. Des blocages de la route ne sont pas à exclure dans les heures qui viennent.
La rencontre de ce jeudi s'annonçait décisive puisqu'il s'agissait de discuter des modalités d'attribution du fonds de financement pour la baisse des carburants à  destination des professionnels de la route. Mais la réunion a coupé court rapidement. Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) et porte-parole de l'IPR a en effet refusé d'y participer lorsque Armand Mouniata et Franck Legros se sont invités à la table.

Armand Mouniata a expliqué son geste en argumentant : "Nous sommes aussi des professionnels de la route. Nous demandons aussi à être reçus parce que cette réunion nous concerne". Un fait que n'a pas apprécié Jean-Bernard Caroupaye : "La Région n'a pas respecté la feuille de route. Nous étions les seuls à être invités. La donne du jeu a changé, nous ne pouvons pas l'accepter. Chacun maintenant doit prendre ses responsabilités".

David Lorion, élu régional en charge du dossier, a lui essayé de calmer les choses entre les transporteurs. "Je suis prêt à recevoir tout le monde. L'intersyndicale des professionnels de la route a demandé une rencontre pour 16 heures. Je peux vous recevoir juste après cette réunion", a-t-il annoncé aux représentants du collectif de défense des travaux publics et des transports et de la Capeb.

Cela n'a pas suffi à contenir la colère de l'IPR et de Jean-Bernard Caroupaye. Vers 17 heures, ce dernier a quitté la Pyramide inversée en lançant un préavis de grève immédiat. Il s'est dirigé vers la Mare à Sainte-Marie pour rejoindre sa base et décider des actions à suivre. Des blocages de la route ne sont donc pas à exclure dans les heures qui suivent. "La Région a commis une grosse bavure", s'insurge encore Jean-Bernard Caroupaye.

Une menace à laquelle ne croit pas Armand Mouniata. "Ils n'ont qu'à lancer leur mot d'ordre de blocage. On verra qui les suit", rétorque-t-il. "Si zot i blok demain, cé nou i sa blok a zot", ajoute-t-il. Gismy Viraye, premier vice-président du collectif de défense des travaux publics et des transports, surenchérit : "On verra bien où se situent les forces et qui défend véritablement les intérêts de la profession".

Pourquoi y a-t-il donc de telles dissensions entre les transporteurs ? Hervé Marodon, membre de l'IPR, répond : "Je ne suis pas habilité à répondre à cette question, mais à ce que je sache, les professionnels de la route sont ceux qui ont des camions de plus de 7,5 tonnes", indique-t-il.

De son côté, Armand Mouniata explique qu'il s'agit clairement d'un "conflit d'hommes". "Monsieur Caroupaye ne nous supporte pas. Pour lui, nous ne faisons pas partie des professionnels de la route".

Alors que l'IPR s'est rendue à Sainte-Marie pour décider de la suite des actions, David Lorion a accepté de recevoir le collectif de défense des travaux publics et des transports.

   

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