Présidentielle - Propositions de la fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics :

L'alternance entre la relance et la rigueur est catastrophique


Publié / Actualisé
La fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics (FRBTP) présentait ce vendredi 30 mars 2012, ses propositions dans le cadre des échéances présidentielles et législatives de 2012. Evoquant une politique de "stop and go" (une phase de relance de l'activité suivie d'un plan de rigueur) désastreuse pour les entreprises, elle milite pour la "visibilité et la stabilité législative, fiscale et sociale". Un stabilité demandée aussi en termes de projets publics. Une manière de protester contre le coup d'arrêt porté à certains grands chantiers à chaque changement de majorité à la tête des collectivités locales. Ce qui a été notamment le cas pour le tram train après l'élection de Didier Robert (UMP) à la présidence de la Région et du Pôle Océan à la suite de l'élection de Gilbert Annette (PS) au fauteuil de maire de Saint-Denis
La fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics (FRBTP) présentait ce vendredi 30 mars 2012, ses propositions dans le cadre des échéances présidentielles et législatives de 2012. Evoquant une politique de "stop and go" (une phase de relance de l'activité suivie d'un plan de rigueur) désastreuse pour les entreprises, elle milite pour la "visibilité et la stabilité législative, fiscale et sociale". Un stabilité demandée aussi en termes de projets publics. Une manière de protester contre le coup d'arrêt porté à certains grands chantiers à chaque changement de majorité à la tête des collectivités locales. Ce qui a été notamment le cas pour le tram train après l'élection de Didier Robert (UMP) à la présidence de la Région et du Pôle Océan à la suite de l'élection de Gilbert Annette (PS) au fauteuil de maire de Saint-Denis
Rappelant l'importance de la bonne santé du secteur dans l'économie réunionnaise, la FRBTP a présenté vendredi 30 mars, ses propositions aux candidats aux différentes élections qui se dérouleront en 2012. "En moins de trois ans, plus de 1 200 employeurs ont disparu en même temps que le tiers des effectifs déclarés ; l'activité s'est effondrée de près de 35 %", a ainsi indiqué en préambule Bernard Tillon, secrétaire général de la FRBTP.

Poids lourd de l'économie réunionnaise, ce secteur particulièrement vulnérable dépend de la commande publique pour environ 65% de son volume d'activité. La fédération demande ainsi à ce que les principaux travaux publics annoncés et nécessaires soient maintenus. Parmi eux : la réalisation de la nouvelle route du littoral, du boulevard nord de Saint-Denis, les extensions et aménagements des aéroports de Gillot et de Pierrefonds, le pôle sanitaire de l'Ouest à La Réunion.

Les certitudes sont une nécessité pour ces entreprises mises à rude épreuve par la crise et la politique de "stop and go" qui a prévalu ces dernières années. La FRBTP demande donc aux futurs responsables de la pérennité dans les politiques publiques, les lois spécifiques à l'Outre Mer, sur les grands projets structurants et les projets d'aménagement et de développement des collectivités.

Pour "sécuriser leur développement", la FRBTP estime que les entreprises du BTP local ont besoin de "visibilité". Car, "simultanément, les différents rendez-vous électoraux ont contribué, directement ou indirectement, au bouleversement des règles du jeu, à l'effondrement des investissements, à la remise en cause ou à l'annulation de multiples projets, et finalement à la récession économique". Pour les entreprises du BTP comme les autres, les changements rapides et rapprochés des règles fiscales ou des priorités en matière de politiques publiques sont destabilisantes et empêchent d'envisager une stratégie à long terme.

La FRBTP prêche aussi pour la préservation de la LBU (ligne budgétaire unique) "comme socle du financement du logement social dans les DOM" et pour maintenir la défiscalisation dans le domaine. Une demande cruciale puisque à La Réunion le besoin en logements est, proportionnellement, le double de la demande nationale : plus de 11.000 logements neufs par an, dont la moitié en logements sociaux. Toujours dans le domaine du logement, la FRBTP milite pour l'instauration d'un outil de financement qui permettrait aux Domiens d'investir dans les DOM.

La FRBTP rappelle par ailleurs que l'investissement construction à La Réunion demeure très inférieur à la métropole: il est de 1 752 euros par habitant dans l'île, contre en moyenne 2 587 euros par habitant en métropole. Elle estime également que "l'activité et les emplois du BTP sont étroitement liés aux moyens que l'Etat peut engager (...) mais ils sont également dépendants des dispositions et orientations prises pour dynamiser et soutenir l'investissement privé. S'agissant des DOM, ces dispositions et orientations doivent notamment et encore davantage qu'en métropole être de nature à créer et entretenir la confiance des investisseurs". Et ce sera le rôle des prochains responsables politiques élus lors des scrutins présidentiels et législatifs de 2012.

   

1 Commentaire(s)

Femme, Posté
Pas de problème Gabriel Picard, merci de votre sollicitude à l'égard du combat pour les droits des femmes et contre les violences qui leur sont faites