Charges sociales et fiscales - Ultimatum de 48 heures des entreprises en difficulutés :

Une table ronde ou le blocage


Publié / Actualisé
Lors d'une conférence de presse ce mercredi 25 juillet 2012, la FNTR (fédération nationale des transporteurs), la FTR (fédération des terrassiers de La Réunion), et l'ASER (association syndicale des entreprises de La Réunion) ont tiré la sonnette d'alarme sur les difficultés que connaissent les entreprises locales face aux charges fiscales et sociales, notamment dans les secteurs du BTP, des transports, mais aussi du commerce et de l'artisanat. Le cri d'alarme a été lancé en direction de l'Etat et des élus locaux, notamment des parlementaires. Les différentes fédérations réclament une table ronde de négociations sous 48 heures afin d'éviter un conflit. "Si nos demandes restent lettre morte, des actions seront menées", prévient Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR. Des blocages des organismes collecteurs ne sont pas à exclure.
Lors d'une conférence de presse ce mercredi 25 juillet 2012, la FNTR (fédération nationale des transporteurs), la FTR (fédération des terrassiers de La Réunion), et l'ASER (association syndicale des entreprises de La Réunion) ont tiré la sonnette d'alarme sur les difficultés que connaissent les entreprises locales face aux charges fiscales et sociales, notamment dans les secteurs du BTP, des transports, mais aussi du commerce et de l'artisanat. Le cri d'alarme a été lancé en direction de l'Etat et des élus locaux, notamment des parlementaires. Les différentes fédérations réclament une table ronde de négociations sous 48 heures afin d'éviter un conflit. "Si nos demandes restent lettre morte, des actions seront menées", prévient Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR. Des blocages des organismes collecteurs ne sont pas à exclure.
"Depuis 2008, les entreprises réunionnaises connaissent une crise conjoncturelle sans précédent. Aujourd'hui, on lance un cri d'alarme. On est là pour interpeler l'Etat et l'ensembles des élus, notamment les parlementaires, pour leur faire prendre conscience de nos difficultés", explique Jean-Bernard Caroupaye.

"Dans les secteurs du BTP, des transports, du commerce, et même de l'artisanat, les charges sociales et fiscales sont de plus en plus difficiles à honorer. Les organismes collecteurs condamnent nos entreprises à une cessation d'activité", ajoute le président de la FNTR.

"La Chambre de commerce et d'industrie, dans son rôle de soutien et d'accompagnement, a déjà lancé un appel aux pouvoirs publics pour organiser une table ronde de négociations, pour ouvrir le dialogue. Mais cette demande est restée lettre morte", déplore Jean-Bernard Caroupaye.

"Nous ne pouvons pas rester indifférent et insensible à ces difficultés. C'est pourquoi nous lançons un nouvel appel au préfet Michel Lalande pour qu'il intervienne auprès des organismes collecteurs fiscaux et sociaux, afin d'instaurer un dialogue", poursuit-il, demandant par ailleurs la mise en place d'un dispositif d'urgence pour faire face à ces difficultés.

"Les entreprises sont asphyxiées, nous demandons la mise en place de mesures adaptées à cette situation qui dure depuis trop longtemps", surenchérit Pierrick Robert, premier vice-président de la FNTR. "Dans le secteur automobile, le gouvernement vient de mettre en place une aide de 600 millions d'euros. Pourquoi le BTP, le transport ou encore l'artisanat, qui connaissent un net recul de leur activité, n'auraient pas droit à une aide aussi ?", s'interroge-t-il.

"Quelle corporation ne tire pas la langue aujourd'hui ?", demande pour sa part le terrassier Michel Allamèle. "Les entreprises ont besoin de travail, mais il n'y a aucune relance de la commande publique", fait-il remarquer. Ce que confirme Hermann Elise : "Depuis cinq ans, il n'y a pas eu de relance de la commande publique, et on nous annonce déjà qu'il n'y aura pas de relance en 2013. Aujourd'hui, on n'a plus de travail, et les petits chefs d'entreprise sont dans l'obligation de licencier leurs salariés".

"On donne 48 heures à la préfecture pour nous répondre", prévient Roberto Nicole, de l'ASER. "Le message qu'il faut passer, c'est qu'on est déterminé à avancer, et on se fera entendre d'une manière ou d'une autre. Les institutions nous imposent des charges, comme le RSI, et les trésoreries des petites entreprises ne peuvent pas suivre", explique-t-il. "S'il faut monter dans nos camions et bloquer certaines institutions pour sauvegarder nos emplois et nos entreprises, on est prêt à le faire", ajoute-t-il.

C'est donc un ultimatum qui a été posé. Dans 48 heures, s'ils n'ont aucune réponse, les chefs d'entreprise prévoient de descendre dans la rue. "Si nous n'avons pas de nouvelles, des actions seront menées", prévient Jean-Bernard Caroupaye. Si pour l'instant la nature de ces actions n'a pas été explicitée, des blocages des organismes collecteurs, tels que la CGSS ou le Trésor public, ne sont pas à exclure.

   

1 Commentaire(s)

ZEN, Posté
C'est ce même Caroupaye qui était ému de signer son accord avec la Région il y a quelques jours et qui se disait apaisé et serein!!!!!
C'est si facile le racket pour obtenir des avantages de tous les côtés.
Honte à vous.