Lutte contre la vie chère :

La coop solidaire victime de son succès


Publié / Actualisé
Créée en 2012, la coopérative solidaire de Jean-Alain Cadet séduit de plus en plus de Réunionnais, au point que le fournisseur des paniers de fruits et légumes ne peut plus suivre le rythme. La "coop" s'est ainsi fait une place sur le marché réunionnais, concurrençant des grandes surfaces obligées de revoir leurs prix à la baisse. Et son fondateur entend désormais se lancer dans un nouveau projet de boutiques associant des demandeurs d'emploi.
Créée en 2012, la coopérative solidaire de Jean-Alain Cadet séduit de plus en plus de Réunionnais, au point que le fournisseur des paniers de fruits et légumes ne peut plus suivre le rythme. La "coop" s'est ainsi fait une place sur le marché réunionnais, concurrençant des grandes surfaces obligées de revoir leurs prix à la baisse. Et son fondateur entend désormais se lancer dans un nouveau projet de boutiques associant des demandeurs d'emploi.

Jean-Alain Cadet a réussi son pari. Sa "coopérative solidaire", proposant des produits de qualité à faible coût, séduit de plus en plus de Réunionnais depuis sa création il y a deux ans. "Nous avons prouvé et nous continuerons de prouver qu'il est possible d'avoir des produits moins chers à La Réunion, de qualité sans pour autant avoir des marges abusives", souligne-t-il au micro de Radio Festival.

À l’heure où la cherté de la vie est l’un des principaux soucis frappant les ménages réunionnais, l’initiative a eu un réel impact sur les prix de certains produits, dont le riz. "Les 10 kilos de riz premium parfumé au jasmin étaient entre 15 et 17 euros en 2012, avant qu'on parle de la coop solidaire. Aujourd'hui la coop a proposé les 10 kilos à moins de 10 euros et on observe que les prix ont tendance à être autour de 11 euros. Parfois il y a même des promotions qui arrivent à descendre en dessous de 10 euros, donc ça veut dire que c'est possible", précise Jean Alain Cadet.

Symboles de cette réussite, les paniers de fruits et légumes proposés par la coop, sont aujourd’hui indisponibles : le fournisseur actuel n'est en effet plus en mesure de satisfaire tout le monde, mais la coop s’attache à faire le nécessaire afin de remettre à la vente ses paniers fraîcheurs. "Nous sommes en train de négocier avec un autre partenaire, le temps de trouver celui qui va répondre aux exigences de nos clients. Notre exigence c'est d'avoir de bons produits, frais, livrés évidemment à temps et que les clients soient contents", assure Jean-Alain Cadet.

Pour poursuivre sa lutte contre la vie chère, l’homme s'est par ailleurs lancé un nouveau défi impliquant les demandeurs d’emploi. "Nous partons du principe que chacun peut et doit créer son emploi. Notre stratégie de développement est de s'appuyer sur l'économie sociale et solidaire", explique le fondateur de la coop, qui entend mettre en place des boutiques en y associant des chômeurs "qui ont le désir de créer un projet dans leur quartier, dans leur ville".

"On va créer un relais de la coop solidaire, une petite boutique par exemple. L'idée c'est que quelqu'un soit attribué sur un secteur et que dans chaque quartier la coop soit représentée par ces créateurs d'entreprises, par ces chômeurs", détaille Jean-Alain Cadet, décidé à faire de ces personnes en difficultés "des acteurs du développement local".

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Boinali, Posté
je suis très intéressé par la création de la scoop solidaire afin de soutenir la création d'emplois et la réduction des prix des produits de premières nécessité.
Boinali Said député de la première circonscription de Mayotte.
Jérôme, Posté
Joli ! Bravo ! Bonne continuation !
La rédactrice, Posté
Bonjour,

Voila un homme ambitieux et généreux qui souhaite faire partager son savoir et son expérience.
Cette solidarité naissante qui fera que la Réunion pourra avancer !