Economie :

Les stations-service sous la loupe de l'institut d'émission des outre-mer


Publié / Actualisé
Une nouvelle publication de l'Iedom (institut d'émission des outre-mer) analyse le modèle économique des stations-service et les perspectives d'évolution de ce secteur d'activité d'ici à 2035. Le réseau réunionnais de distribution des carburants se différencie de celui de France métropolitaine par la fixation d'un prix maximum, une densité de stations-service plus élevée et un modèle privilégiant l'emploi. Nous publions le communiqué de l'Iedom ci-dessous
Une nouvelle publication de l'Iedom (institut d'émission des outre-mer) analyse le modèle économique des stations-service et les perspectives d'évolution de ce secteur d'activité d'ici à 2035. Le réseau réunionnais de distribution des carburants se différencie de celui de France métropolitaine par la fixation d'un prix maximum, une densité de stations-service plus élevée et un modèle privilégiant l'emploi. Nous publions le communiqué de l'Iedom ci-dessous

Une nouvelle publication de l’Iedom (institut d'émission des outre-mer)  analyse le modèle économique des stations-service et les perspectives d’évolution de ce secteur d’activité d’ici à 2035. Le réseau réunionnais de distribution des carburants se différencie de celui de France métropolitaine par la fixation d’un prix maximum, une densité de stations-service plus élevée et un modèle privilégiant l’emploi.

Ce modèle de distribution plus favorable à l’emploi est permis par une marge commerciale relativement plus élevée. Une station-service réunionnaise génère néanmoins un excédent lié à leur exploitation relativement proche de celui observé dans des stations traditionnelles en métropole. Des disparités apparaissent à La Réunion selon l’importance de la boutique.

Par ailleurs, la transformation de la mobilité des Réunionnais (développement de l’offre de transports publics, essor de la mobilité électrique et interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique à l’horizon de 2035) va bouleverser le modèle économique des stationsservice et questionne sur leur modèle à moyen terme.

Un réseau de distribution plus dense et favorable à l’emploi

Les stations-service font partie du paysage de La Réunion, avec l’un des réseaux les plus denses de France. L’île compte 159 stations-service en 2021, soit un peu plus de 6 stations pour 100 km² contre un peu moins de 2 pour 100 km² en France entière. 1 300 salariés travaillent dans les stations-service dans le département en 2020, soit 6,4 % des salariés du secteur du commerce de détail. Ces stations-service comptent 10 salariés en moyenne par station, contre un peu moins de 6 salariés en moyenne en France entière. Cet écart s’explique par des modèles de distribution des carburants très différents entre La Réunion (prix des carburants administrés et marge commerciale de détail fixée par décret) et en France métropolitaine (prix libres, stations plus atomisées et poids important de la grande distribution alimentaire).

Une capacité bénéficiaire proche de celle observée en France hors DOM

Ce modèle de distribution plus favorable à l’emploi est permis par une marge commerciale relativement plus élevée : la moitié des stations-service enregistre un taux de marge commerciale supérieur à 12,6 % à La Réunion contre 9,4 % en France hors DOM en 2019. Une station-service réunionnaise génère néanmoins un excédent lié à leur exploitation relativement proche à celui observé dans des stations traditionnelles en métropole. Les stations-service sont dans l’ensemble bien capitalisées traduisant une bonne solidité financière.

La rentabilité des stations-service réunionnaise varie selon l’importance de l’activité additionnelle de la Boutique (ventes de cigarettes, de boissons, etc.). En médiane, les stations ayant une activité Boutique développée dégagent un taux de marge commerciale de près de 15 % contre 11 % pour celles dont cette activité y est faible en conséquence, la rentabilité y est également supérieure.

La fin des stations-service comme nous les connaissons aujourd’hui ?

La transformation de la mobilité des Réunionnais (développement de l’offre de transports publics, essor de la mobilité électrique) et la perspective d’une interdiction de la vente de véhicules à moteur thermique à l’horizon de 2035 devraient bouleverser le modèle économique des stations-service. D’ici 2035, les projections de l’Iedom indiquent une baisse de -10 % à -33 % des ventes de carburants par rapport à 2019, selon la pénétration de l’électrique dans le parc
auto à La Réunion (de 20 % et à 40 % de véhicules électriques).

Le maillage territorial en stations-service de l’île va donc évoluer au cours des prochaines années. Certaines stations, en particulier de petites tailles ou à faible zone de chalandise, devront vraisemblablement se réinventer en "centre de services".

Plus d'informations ici Pour lire https://www.iedom.fr/la‐reunion/publications/etudes‐thematiques/
 

   

1 Commentaire(s)

Lé bon lé pas bon , Posté
Et certains gérants qui sont contre les automobilistes.