A cause des problèmes d'approvisionnement :

Une note plus salée dans les restaurants à La Réunion


Publié / Actualisé
Depuis quelques semaines, les tarifs dans les restaurants ont été revus à la hausse. A l'origine : une hausse du prix des matières premières et un problème de fret maritime causé par la guerre en Ukraine. Cette augmentation de l'ordre de quelques euros peut faire grimper rapidement la note pour les clients qui continuent malgré tout d'affluer (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)
Depuis quelques semaines, les tarifs dans les restaurants ont été revus à la hausse. A l'origine : une hausse du prix des matières premières et un problème de fret maritime causé par la guerre en Ukraine. Cette augmentation de l'ordre de quelques euros peut faire grimper rapidement la note pour les clients qui continuent malgré tout d'affluer (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)

"Il y a une tendance qui se profile : l’augmentation des coûts des matières premières. Ce n’est pas que due à la guerre en Ukraine . C’est aussi liée au problème d'approvisionnement, le coût du fret maritime et la crise sanitaire avec le Covid-19 ", lance Patrick Serveaux, président de l’UMIH Réunion.

"En effet, avec la reprise progressive de l’activité économique dans le monde et en particulier de celle liée à l’économie chinoise, le trafic maritime se tourne prioritairement vers cette zone"explique, en substance le profesionnel de l'hôtellerie - restauration. "Les compagnies passent au large de nos côtes et ne font pas edaledans notre port… Le coût du fret a été impacté par à cette situation. Avant on payait 1.600 euros un container ; maintenant cela nous revient à 6.000 voire 7.000 euros", poursuit le président de l’UMIH Réunion.

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Autre exemple cité par ce dernier, une hausse de 30 à 40 % sur le prix de la viande de bœuf importée. "Cette augmentation va s’étaler dans le temps. Et les prix dans les restaurants ne vont pas redescendre tout de suite", avertit Patrick Serveaux.

Les restaurateurs confirment cette tendance et ont déjà augmenté leurs tarifs. "Toutes les denrées alimentaires sont concernées par la hausse des prix. Nous faisons payer aux clients un à deux euros de plus par plat" témoigne Yann Queffelect, directeur d'un restaurant dionysien.

"Il y a aussi un problème autour de l’huile de friture ; elle est excessivement coûteuse et rare à trouver. Pour pallier cela, on a même dû arrêter de faire des frites et trouver des alternatives comme de la pomme de terre directement cuite au four. On vit très mal la situation, on est obligé de facturer plus cher à nos clients alors que leur commande moyenne reste le même" commente le professionnel de la restauration.

Un autre restaurateur dionysien déplore également cette situation. "Il y a une pénurie de nombreux produits. Le port marchand arrive à saturation et beaucoup de container ne sont pas livrer. Nous adaptons notre carte au fil des hausses et nous essayons d'impacter le moins possible la facture des clients" expose-t-il

"Nous réduisons nos marges et nous nous adaptons. Nous avons vécu le covid, nous avons appris à nous adapter. On fait avec comme ont dit", regrette t-il.

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- Les consommateurs toujours au rendez-vous -

Si les prix ont été revus à la hausse dans de nombreux établissements de restaurations, les consommateurs continuent de se rendre au restaurant. "Notre clientèle habituelle est toujours là ; nous affichons tout le temps complet. Les clients sont compréhensifs, ils ne nous mettent pas de côté ", livre la responsable de salle d'un restaurant de Saint-Denis.

Le sentiment partagé par plusieurs restaurateurs. "Les clients sortent toujours mais ils font plus attention à leur portefeuille" dit l'un d'entre-eux.

Marie, cliente habituée d'un restaurant dionysien confirme "on continue de venir manger, l'augmentation n’est pas choquante. La hausse est bien plus importante lorsque l'on va faire ses courses. La note est parfois de 50 euros plus cher actuellement". Patrick n’a pas vraiment prêté attention au changement des tarifs sur les cartes des restaurants. "Si c’est une augmentation de un à deux euros c’est encore raisonnable. Ce n’est pas énorme et puis venir au restaurant reste avant tout un plaisir" termine-t-il.

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ef/www.ipreunion.com / [email protected]

 

   

2 Commentaire(s)

La vérité si je mens !, Posté
Un rougail tomate , du manioc c'est aussi bon. Tout est de la faute de l'Ukraine ... Trop facile comme explication alors que le profit est royal
Didier, Posté
Mais tout vient de l'Ukraine '