Elections législatives :

Le déclin de la droite locale


Publié / Actualisé
Quel avenir pour l'UMP ? C'est l'une des questions qui se pose au lendemain du premier tour des élections législatives. Alors que la gauche s'impose en métropole, mais aussi à La Réunion, où le parti socialiste est bien parti pour placer cinq députés sur les sept circonscriptions de l'île, l'UMP fait pâle figure. De deux députés réunionnais en 2007, la droite locale risque de n'en avoir aucun en 2012. Une véritable déconvenue qui s'inscrit dans la lignée de la déroute connue par l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy (UMP) à l'élection présidentielle.
Quel avenir pour l'UMP ? C'est l'une des questions qui se pose au lendemain du premier tour des élections législatives. Alors que la gauche s'impose en métropole, mais aussi à La Réunion, où le parti socialiste est bien parti pour placer cinq députés sur les sept circonscriptions de l'île, l'UMP fait pâle figure. De deux députés réunionnais en 2007, la droite locale risque de n'en avoir aucun en 2012. Une véritable déconvenue qui s'inscrit dans la lignée de la déroute connue par l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy (UMP) à l'élection présidentielle.
Dans la première circonscription, le député sortant UMP René-Paul Victoria n'est pas parvenu à se qualifier pour le 2e tour des législatives. Largement battu par la socialiste Ericka Bareigts, et devancé de peu par la centriste Nassimah Dindar, René-Paul Victoria perd son siège de député de façon peu glorieuse. Et cela après avoir perdu la mairie de Saint-Denis, au profit du socialiste Gilbert Annette. Son maigre bilan en tant que député a certainement joué en sa défaveur, tout comme sa campagne électorale, quasi-inexistante.

L'autre candidat UMP qui avait été élu député en 2007, Didier Robert, peut lui aussi être désigné comme responsable de l'échec de la droite locale. Lui qui a abandonné son siège de député en cours, faute de ne pouvoir cumuler les mandats, ne s'est pas beaucoup montré lors de la campagne électorale des législatives 2012. Dans sa circonscription, la troisième, sa candidate, Nathalie Bassire, s'est même désistée avant le premier tour, laissant le champ libre au socialiste Jean-Jacques Vlody, et laissant revenir André Thien Ah Koon au premier plan de la scène politique. Le président de Région avait même annoncé qu'il voterait blanc pour ces législatives, plutôt que de soutenir le candidat divers droite Paulet Payet, qu'il avait pourtant placé à la tête de la mairie du Tampon, avant que les relations ne se gâtent entre les deux hommes.

Par ailleurs, sur les sept circonscriptions de l'île, seuls trois candidats se sont revendiqués UMP : René-Paul Victoria dans la 1ère circonscription, Béatrice Sigismeau dans la 4e et Jean-Claude Lacouture dans la 7e. Béatrice Sigismeau est d'ores et déjà éliminée avec un score de 23,25 % contre 51,16 % pour le socialiste Patrick Lebreton. Quant à Jean-Claude Lacouture, il est en ballotage défavorable, avec 22,02 %, contre 37,81 % pour le centriste Thierry Robert. Le maire de l'Etang-Salé concédait d'ailleurs ce dimanche 10 juin que l'UMP est "au fond du caniveau", laissant présager un sombre avenir pour l'ex-parti présidentiel, et laissant entendre qu'il aura fort à faire pour rattraper son retard lors du 2e tour. A noter que si Thierry Robert l'emporte, l'UMP n'enverra aucun député réunionnais à l'Assemblée nationale : du jamais vu pour la droite locale.

Les autres candidats de droite s'étaient eux présentés sous l'étiquette La Réunion en confiance, mais n'ont pas eu plus de succès. Dans la deuxième circonscription, Sandra Sinimalé se place en troisième position avec 7,36 % des voix et dans la sixième, Jean-Louis Lagourgue est en ballotage défavorable, avec 29,53 % des suffrages, contre 42,25 % pour la socialiste Monique Orphé. Dans la 5e circonscription, Stéphane Fouassin, soutenu par l'UMP, est lui aussi en ballotage défavorable, largement dépassé par le socialiste Jean-Claude Fruteau.

L'UMP et la droite locale se retrouvent donc en très mauvaise posture au lendemain des législatives. Au niveau national aussi, l'ex parti présidentiel n'est pas en position de force. Le parti socialiste peut ainsi espérer obtenir une majorité avec ses seuls alliés les plus proches, sans même avoir besoin de l'appoint des écologistes et du Front de gauche. Avec ces alliés, la gauche totalise 46,77 % des voix, contre 34,07 % pour la droite (UMP et alliés). En déclin certain, reste à savoir si l'UMP et la droite locale pourront se relever...

   

1 Commentaire(s)

Bonbon Coco, Posté
Pas sûr que le chantier soit livré avant les municipales de 2014... ;)