Cantonales 2011 :

Dix victoires et quinze ballotages


Publié / Actualisé
A l'exception notable des ballotages enregistrés à la Possession et au Port 1, et de l'éviction dès le 1er tour de Didier Soret à Saint-Paul 4, le premier tour des élections cantonales n'a pas été source de grande surprise. Pour le moment, le rapport droite - majorité sortante (PCR, Alliance, PS, Modem, Droite sociale) semble plus ou moins respecté au regard de l'actuelle configuration du conseil général. Une tendance qui pourrait encore être renforcée à l'issue du second tour. Plusieurs ballotages semblent en effet favorables à la majorité sortante. Sans surprise également, l'abstention a été importante même si elle a été moins forte que ce que l'on pouvait craindre. A peine 50,99% des électeurs se sont rendus aux urnes.
A l'exception notable des ballotages enregistrés à la Possession et au Port 1, et de l'éviction dès le 1er tour de Didier Soret à Saint-Paul 4, le premier tour des élections cantonales n'a pas été source de grande surprise. Pour le moment, le rapport droite - majorité sortante (PCR, Alliance, PS, Modem, Droite sociale) semble plus ou moins respecté au regard de l'actuelle configuration du conseil général. Une tendance qui pourrait encore être renforcée à l'issue du second tour. Plusieurs ballotages semblent en effet favorables à la majorité sortante. Sans surprise également, l'abstention a été importante même si elle a été moins forte que ce que l'on pouvait craindre. A peine 50,99% des électeurs se sont rendus aux urnes.
C'est d'ailleurs cette abstention qui empêche Pierre Vergès d'être élu au premier tour dans le premier canton du Port. Pour 3 voix manquantes, il devra retourner devant les électeurs. "La faute" au code électoral qui exige que pour être élu au premier tour, il faut rassembler sous son nom 25% des inscrits. Un ballotage au Port, cela ne s'était plus vu depuis 1985. De quoi engendrer bien des commentaires sur une érosion réelle ou supposée de l'électorat communiste portois. Hasardeux au regard des résultats dans le deuxième canton du Port où Henry Hippolyte (PCR/Alliance) inflige une sévère défaite à Monica Govindin, ex conseillère générale communiste passée dans le camp de l'UMP en mars 2010.

Là où il semble plus plausible de parler d'érosion, c'est au vue du résultat enregistré par le communiste Roland Robert qui, depuis 1971, année après année, remporte toutes les élections au premier tour à la Possession. Certes la règle des 25% des inscrits lui a porté préjudice, mais cela ne suffit pas à expliquer la perte d'une partie d'un électorat, naguère acquis à sa cause. L'affaire fait le bonheur de Vanessa Miranville, candidate d'Europe Ecologie - Les Verts, qui enregistre un résultat honorable avec 26% des voix, même si elle se situe loin derrière le maire communiste.

L'autre surprise de cette élection a été l'élimination dès le premier tour à Saint-Paul 4 de Teddy Soret, conseiller général sortant UMP et proche de Didier Robert. Une défaite à laquelle il faut ajouter celle - plus attendue - de François Léa, conseiller général sortant UMP à Saint-Paul 3. La député maire communiste saint-pauloise Huguette Bello réussit ainsi son pari de bien placer les candidats qu'elle soutient : Gérald Incana (Saint-Paul 1), Pascaline Némazine (Saint-Paul 3), Christian Felicité (Saint-Paul 4), et Jean-Claude Melin (Saint-Paul 5). Tous se placent en première ou en seconde position à l'issue du premier tour. C'est déjà un motif de satisfaction pour l'élue communiste. Et un motif de déception pour Didier Robert.

Une déception renforcée par les résultats du Tampon, fief de l'actuel président de Région. En effet, André Thien Ah Koon, revient en force sur le canton de Tampon 4 au détriment du candidat soutenu par Didier Robert. Score également décevant pour la candidate de La Réunion en confiance, Béatrice Morel, sur le canton de Tampon 2 face au socialiste Jean-Jacques Vlody en ballotage favorable pour le second tour.

La seconde grande personnalité de droite qui n'est sans doute pas satisfaite des résultats de ces élections est sans doute Jean-Paul Virapoullé. Le sénateur avait fait des cette élection un référendum à Saint-André en perspective des municipales de 2014. Le moins que l'on puisse dire, c'est que la consultation n'a pas tourné en sa faveur. Jean-Marie Virapoullé à Saint-André 1 et Roland Désiré à Saint-André 2 se retrouvant en ballotage défavorable face aux candidats de l'Alliance et du PCR dont le maire actuel et conseiller général sortant, Eric Fruteau.

Le seul motif de satisfaction pour la droite à l'issue de ce premier tour, le canton de Saint-Philippe qui bascule du camp du PS à celui de l'UMP. Pour le reste, la tradition voulant que les sortants soient réélus a été respectée. C'est le cas pour Daniel Alamélou (PCR - Sainte-Suzanne), Gérald Maillot (PS - Saint-Denis 9), Paul Técher (Droite - Cilaos), Stéphane Fouassin (Droite - Salazie), Harry Mussard (PS - Saint-Joseph 1), Axel Vienne (PS - Saint-Joseph 2), Michel Dennemont (Modem - Les Avirons), Olivier Rivière (Saint-Philippe), et Jean-Claude Lacouture (Droite - Etang-Salé).

Parmi les duels qui seront les plus animés au second, on compte celui opposant Cyrille Hamilcaro (Droite) et Claude Hoarau (PCR) à Saint-Louis 1. Le second est en ballotage défavorable face au premier à qui il avait ravi la mairie en 2008. Animée aussi, la confrontation entre Yvon Bello (PCR) et Patrick Malet (Droite) à Saint-Louis 2 ainsi que celle entre Richard Nirlo (Droite) et Christian Annette (PS) à Sainte-Marie. Enfin, on retiendra aussi le duel "fratricide" entre Gérard François (PS) et Alain Zanéguy (Alliance) à Saint-Denis 2. Un véritable test sur la réalité de terrain de l'accord de désistement et de non agression entre le PS et le PCR passé avant le premier tour.

Comme toujours, les tractations, négociations voire marchandages vont aller bon train entre les deux tours. Les "petits" candidats seront sans doute fortement sollicités. Une répétition générale avant les grandes tractations qui devraient avoir lieu pour le troisième tour synonyme d'élection à la présidence du Département. Mais avant cela, les électeurs devront retourner aux urnes le dimanche 27 mars prochain. Les abstentionnistes du premier tour iront-ils voter cette fois ? Si oui, pour qui ? Ce sont eux qui pourraient être les véritables arbitres du second tour.

   

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