Elections cantonales - Canton 2 de Saint-Denis :

Alain Zanéguy se maintient, sans l'Alliance


Publié / Actualisé
Arrivé second dans le canton 2 de Saint-Denis lors du premier tour des élections cantonales, Alain Zanéguy a décidé de se maintenir pour le second tour le 27 mars prochain. On assistera donc à un duel gauche - gauche dans ce canton entre le conseiller général sortant et le socialiste Gérard Françoise. Et ce, malgré l'opposition farouche du PS et du PCR qui ont appelé Alain Zanéguy à se désister au nom de l'accord signé entre les deux partis de gauche en février dernier. "Je préfère écouter la voix des électeurs et faire barrage à la droite plutôt que de suivre des combines politiciennes", rétorque le candidat désormais sans étiquette. Problème de cet argumentaire, même si il se serait désisté, Nadia Ramassamy, arrivée en 3ème position de ce scrutin, n'aurait pas été repêchée et Gérard Françoise aurait été déclaré vainqueur.
Arrivé second dans le canton 2 de Saint-Denis lors du premier tour des élections cantonales, Alain Zanéguy a décidé de se maintenir pour le second tour le 27 mars prochain. On assistera donc à un duel gauche - gauche dans ce canton entre le conseiller général sortant et le socialiste Gérard Françoise. Et ce, malgré l'opposition farouche du PS et du PCR qui ont appelé Alain Zanéguy à se désister au nom de l'accord signé entre les deux partis de gauche en février dernier. "Je préfère écouter la voix des électeurs et faire barrage à la droite plutôt que de suivre des combines politiciennes", rétorque le candidat désormais sans étiquette. Problème de cet argumentaire, même si il se serait désisté, Nadia Ramassamy, arrivée en 3ème position de ce scrutin, n'aurait pas été repêchée et Gérard Françoise aurait été déclaré vainqueur.
La gauche voulait éviter une confrontation au second tour entre ses candidats dans les 25 cantons renouvelables de l'île, c'est un pari raté. En effet, on assistera à un duel gauche - gauche dans le canton 2 de Saint-Denis entre Gérard François (PS) et le conseiller général sortant (Alain Zanéguy). Ce sont ces deux hommes qui ont recueilli le plus de suffrage lors du premier tour.

A l'issue du premier tour, toutes les hypothèses étaient émises. Soit Alain Zanéguy se maintenait pour le second tour malgré l'opposition du PS et du PCR. Soit il se désistait au profit de Gérard Françoise, qui était alors déclaré vainqueur.

C'est la première solution qu'a choisi Alain Zanéguy, "après analyse politique du scrutin et en accord avec les militants". "Il n'est pas question d'abandonner un match en cours. Nous avons encore toutes les chances de remporter ces élections", argue le conseiller général sortant.

Quid de l'accord PS - PCR prévoyant un désistement républicain au profit du candidat de gauche arrivé en tête des suffrages et dont Alain Zanéguy était signataire ? "Si j'étais arrivé troisième, j'aurais appliqué l'accord. Mais là on prend le risque de faire gagner la droite au nom d'un accord alors que si je me maintiens, on est certain de faire gagner un candidat de gauche. C'est pour cela que j'ai pris cette décision", répond l'élu.

Problème de cet argumentaire, le code électoral prévoit que si l'un des candidats qualifiés pour le second tour se désiste, c'est l'autre candidat qui est déclaré vainqueur (dans l'hypothèse où on est dans une configuration de duel). Or, Alain Zanéguy pensait que son désistement aurait permis à Nadia Ramassamy de se hisser au second tour. Ce qui est faux (voir article par ailleurs).

C'est d'ailleurs dans cette optique, qu'Elie Hoarau, secrétaire général du PCR, aurait proposé à Alain Zanéguy de se maintenir pour le second tour. C'est du moins ce qu'affirme le candidat ex-Alliance. La stratégie selon lui aurait consisté à maintenir sa candidature mais sans faire campagne afin de permettre l'élection de Gérard Françoise. "Je refuse de céder aux combines politiciennes au détriment de mes électeurs", aurait rétorqué le candidat. Interrogé par Imaz Press Réunion sur la réalité de cette proposition, Elie Hoarau a démenti "formellement". "J'ai été clair. Je lui ai demandé de se désister pour faire barrage à la droite", indique le secrétaire général du PCR.

Le refus de désister a coûté à Alain Zanéguy son investiture Alliance. Le sigle du groupe politique a été recouvert sur ses affiches. Et lui qui en début de conférence de presse disait vouloir faire barrage à la droite a terminé cette rencontre avec les journalistes par un appel au rassemblement derrière sa candidature des électeurs... de droite.

"J'irai au combat avec ou sans l'Alliance. Je retrouve ma liberté. Je compte bien l'assumer et l'exercer", conclut-il.

Mounice Najafaly pour
   

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