Second tour des cantonales 2011 :

La majorité sortante renforcée


Publié / Actualisé
La droite a perdu les élections cantonales. C'est le principal constat à l'issue du second tour ce dimanche 27 mars. Partie à la confrontation électorale avec 19 élus, elle en ressort avec 16. La majorité sortante (PCR/Alliance, PS, Droite Sociale, Modem) totalise pour sa part 32 élus et peut-être 33 si Joseph Sinimalé, inattendu vainqueur dans le canton de Saint-Paul 4, décide de la rejoindre. Le taux de participation lors de ce second tour est de 56,02% des voix, en hausse par rapport au premier tour (50,99% des voix).
La droite a perdu les élections cantonales. C'est le principal constat à l'issue du second tour ce dimanche 27 mars. Partie à la confrontation électorale avec 19 élus, elle en ressort avec 16. La majorité sortante (PCR/Alliance, PS, Droite Sociale, Modem) totalise pour sa part 32 élus et peut-être 33 si Joseph Sinimalé, inattendu vainqueur dans le canton de Saint-Paul 4, décide de la rejoindre. Le taux de participation lors de ce second tour est de 56,02% des voix, en hausse par rapport au premier tour (50,99% des voix).
A gauche, la victoire s'équilibre entre le PS et le PCR/Alliance. Ils totalisent chacun 11 élus. Les socialistes remportent un siège supplémentaire. Les communistes et leurs partenaires de l'Alliance en gagnent 4. Par contre, ils perdent un canton et pas n'importe lequel, celui de la Rivière Saint-Louis qu'ils détenaient depuis un quart de siècle. La droite sociale passe de 6 à 5 élus mais André Thien Ah Koon, grand vainqueur sur le Tampon 2, a déjà annoncé qu'il rejoindrait ce groupe. Le Modem reste stable avec 4 élus. Le rapport de force s'établit donc à 32 sièges pour la majorité départementale sortante (et peut-être à 33 si Joseph Sinimalé décide de la rejoindre) contre 16 sièges à la droite/La Réunion en confiance. Une défaite que devra assumer Didier Robert, président du conseil régional et chef de fil de la droite locale.

À commencer par les mauvais résultats qu'il enregistre sur le Tampon. Non seulement, le socialiste Jean-Jacques Vlody conserve son siège dans le 4ème canton face à Béatrice Morel, et André Thien Ah Koon (Sans étiquette) inflige une sévère correction à Fernand Sibie. Les deux perdants étaient soutenus par La Réunion en confiance. Ce mouvement avait également apporté son soutien à l'issue du premier tour à Jean-Marie Virapoullé à Saint-André 1, et à Roland Désira à Saint-André 2. Les deux ont été battus au profit des candidats communistes, Michèle Caniguy et Eric Fruteau. Ce qui au passage confirme la perte d'influence du clan Virapoullé sur la commune saint-andréenne. Une constatation à mettre en perspective pour les municipales de 2014.

Déroute également pour la droite locale dans les 4 cantons en lice à Saint-Paul. 3 sont remportés par les candidats supportés par l'Alliance et la députée-maire communiste Huguette Bello. Le 4ème est gagné haut la main par l'inattendu Joseph Sinimalé. Lequel s'est même permis le luxe entre les deux tours de déclarer qu'il n'avait pas besoin du soutien et des voix de l'UMP Teddy Soret (conseiller général sortant battu) pour gagner son élection. Un quasi affront pour Didier Robert qui lui avait apporté le soutien de La Réunion en confiance et sans doute une indication sur le positionnement de Joseph Sinimalé au sein du nouveau Conseil général.

La consolation de la droite/La Réunion en confiance aura été de conserver les cantons de Saint-Louis 1 et de Sainte-Marie. De gagner face aux socialistes celui de Saint-Philippe et surtout d'enlever au PCR le canton de la Rivière Saint-Louis. Une victoire d'autant plus inattendue que le communiste Yvon Bello totalisait plus de 600 voix d'avance sur son adversaire de droite (Patrick Mallet) à l'issue du premier tour. C'est la seule ombre au tableau du PCR.

Car à l'issue de ce second tour, les communistes et leurs partenaires de l'Alliance passent de 8 à 11 élus. Les plus belles victoires seront sans doute celles remportées à Saint-Paul. Cela, même si il reste à s'assurer qu'Huguette Bello et les trois candidats qu'elle soutenait seront sur la même longueur d'onde que les autres élus du PCR/Alliance concernant l'élection à la présidence du Département (voir article par ailleurs). Cette question devrait constituer le point principal de l'ordre du jour du comité central du PCR qui se réunira mardi soir.

Dimanche soir encore, Pierre Vergès ne cachait pas qu'il souhaitait la réélection de Nassimah Dindar à la tête de la collectivité départementale. Le parti socialiste, par le biais de Patrick Lebreton, était beaucoup plus réservé. Il insistait sur le fait que le PS était "soit la première force de gauche, soit qu'elle était à égalité avec le PCR" avec 11 élus (contre 10 sous la précédente mandature). Dès lors, disait-il encore en substance, il faudra décider de la meilleure façon de diriger le Département. Une manière de dire que rien n'est acquis du côté du PS quant à un soutien à Nassimah Dindar. Cela même si le député-maire saint-joséphois s'est félicité du travail "en bonne intelligence" avec la présidente sortante tout au long de la mandature.

Au final, la majorité sortante se trouve donc largement confortée à l'issue du second tour. En plus des 22 élus PS, PCR/Alliance, elle peut compter sur les 4 conseillers généraux Modem et les 6 de la Droite Sociale (André Thien Ah Koon a annoncé qu'il les rejoignait). Ce qui lui assure 32 élus sur les 49 que compte le Conseil général.

A moins que d'ici jeudi, date de l'élection pour la présidence au Département, les négociations et tractations aient fait bouger les frontières entre les différentes composantes de l'hémicycle...

Mahdia Benhamla pour
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !