Océan Indien :

Bacar ne retourne pas aux Comores


Publié / Actualisé
Mohamed Bacar et ses compagnons ne seront pas extradés vers les Comores. La chambre de l'instruction de la cour d'appel a en effet rejeté la demande formulée en ce sens par l'Union des Comores
Mohamed Bacar et ses compagnons ne seront pas extradés vers les Comores. La chambre de l'instruction de la cour d'appel a en effet rejeté la demande formulée en ce sens par l'Union des Comores
La cour d'appel a rejeté ce mardi 24 juin 2008 la demande d'extradition formulée par l'État comorien à l'encontre du colonel Bacar, président déchu de l'île d Anjouan, et de 22 de ses proches. Ces derniers restent assignés à résidence sur la base aérienne de Sainte-Marie en attendant qu'un pays acceptent de les recevoir
Lors de l'audience du jeudi 5 juin dernier, l'Union des Comores avait demandé à Maître Jacques Vergès de plaider en faveur de l'extradition de Mohamed Bacar. La république comorienne reproche à l'ex-président d'Anjouan et à ses hommes des faits supposés d'homicides volontaires, de tortures, de viols, de détournements de fonds publics et d'atteinte à l'unité nationale des Comores. Selon les lois comoriennes, plusieurs de ces faits sont passibles de la peine de mort, mais dans sa requpete en extradition l'Union des Comores s'était engagée ne pas appliquer la peine capitale à l'encontre des 23 hommes.
Dans une plaidoirie cinglante, Jacques Vergès avait dénoncé le 5 juin un gouvernement français " incohérent et magouilleur ", sous-entendant que les réquisitions de l'avocat général, défavorables à l'extradition, lui avaient été imposées par un ou plusieurs ministres. Sous-entendu qu'a vivement démenti le représentant du ministère public.
Les juges n'ont pas finalement pas suivi la demande de l'avocat parisien. L'extradition a été refusée. Sous le coup d un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, le colonel Bacar et ses hommes restent assignés à résidence.
   

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