Colère des transitaires :

Black-out au Port


Publié / Actualisé
Depuis 6 heures, ce mercredi 5 novembre, les marchandises restent à quai au Port-Est, bloquant toute livraison. Les transitaires et transporteurs font grève pour faire valoir leur revendication : une ristourne de 20 centimes d'euros par litre de carburants.
Depuis 6 heures, ce mercredi 5 novembre, les marchandises restent à quai au Port-Est, bloquant toute livraison. Les transitaires et transporteurs font grève pour faire valoir leur revendication : une ristourne de 20 centimes d'euros par litre de carburants.
"Le mouvement est suivi à 100%, les transitaires ont bien joué le jeu, les conteneurs vont s'entasser. Il faudra bien trouver une solution, du côté de l'Etat ou de la Région, sinon l'économie sera bloquée d'ici demain ou après-demain", annonce Joël Mongin, de la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers de La Réunion ( FNTR).
Depuis ce matin, les marchandises continuent d'être débarqué mais personne ne les récupère, dans l'enceinte portuaire. Avec la perspective de l'arrivée de plusieurs bateaux, les jours prochains, les plates-formes risquent d'être rapidement saturé, selon Hervé Marodon, président du Syndicat des Transitaires de la Réunion (STR/TFL).
Cette situation fait suite à l'échec des négociations vendredi dernier entre les transporteurs et transitaires et La Région, au sujet des prix des carburants.
Les grévistes réclament une ristourne de 20 centimes d'euros par litre de carburant, au titre d'un gazole professionnel. Selon eux, La Région pourrait être en mesure de la leur accorder, en puisant dans les bénéfices générés par l'octroi de mer. Cette proposition a été vivement rejetée par les représentants du Conseil Régional, qui ont fait valoir que les recettes de l'octroi de mer sont redistribuées entre la Région, le Départements et les communes, pour lesquelles cela représente entre 25 et 15 % de leur budget de fonctionnement.
Pour Joël Mongin, néanmoins, il faut "aller chercher la ristourne dans ce matelas de l'octroi de mer", ou du côté de la préfecture, pour éviter le blocage total de l'économie.
Dès demain, 5 heures, ce sont les professionnels de la route, réunis en intersyndicale qui mettent en place des barrages filtrants, notamment à Saint-Pierre et au Port, pour soutenir ce mouvement.
Du côté du port, transporteurs et transitaires se disent prêts à prolonger leur action autant de temps qu'il le faudra pour obtenir satisfaction, à quelques semaines des fêtes de fin d'année.
"Notre mouvement va faire boule de neige", estime Joël Mongin. "Déjà, les automobilistes réunionnais ne comprennent pas que le prix de l'essence baisse à Mayotte et à Maurice et pas à la Réunion", conclut-il.

   

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