Mobilisation des surveillants de prison :

Blocage des extractions au Port


Publié / Actualisé
Au deuxième jour de la mobilisation nationale des surveillants de prison, les agents Réunionnais ont décidé de bloquer les opérations d'extractions judiciaires au centre pénitentiaire du Port ce mardi 5 mai 2009. Les agents veulent ainsi "dénoncer les conditions carcérales difficiles à La Réunion". Une rencontre est prévue entre les syndicats nationaux et le Ministère de la Justice ce mardi 5 mai à 10 heures (12 heures à La Réunion). Si les surveillants de prisons ne sont pas entendus, ils prévoient de "durcir le mouvement".
Au deuxième jour de la mobilisation nationale des surveillants de prison, les agents Réunionnais ont décidé de bloquer les opérations d'extractions judiciaires au centre pénitentiaire du Port ce mardi 5 mai 2009. Les agents veulent ainsi "dénoncer les conditions carcérales difficiles à La Réunion". Une rencontre est prévue entre les syndicats nationaux et le Ministère de la Justice ce mardi 5 mai à 10 heures (12 heures à La Réunion). Si les surveillants de prisons ne sont pas entendus, ils prévoient de "durcir le mouvement".
"Au Port, l'accueil des détenus condamnés est fait avec les moyens du bord", affirme Erick Ajorque, secrétaire départemental UFAP-UNSA. Il évoque le manque d'effectif ainsi que la violation du principe d'enfermement individuel. "280 détenus sont enfermés dans 112 cellules à la maison centrale", indique t-il.

Pour Erick Ajorque, "l'évasion de Juliano Verbard a mis en lumière le décalage entre la vision approximative des décideurs et la réalité carcérale à La Réunion". Il souhaite donc interpeller les députés Réunionnais sur la nécessité de "mettre en place à La Réunion des établissements pour peines équivalentes à ceux de la métropole".

Le secrétaire départemental espère que "la Chancellerie répondra favorablement" à leurs revendications. À défaut, "Nous sommes prêts à durcir le mouvement", prévient-il. Dès ce mercredi 6 mai, ils se disent prêts à interdire l'accès des prisons aux intervenants extérieurs et aux avocats. Et si rien n'avance à la fin de cette semaine, "nous sommes prêts à poursuivre notre mouvement la semaine prochaine". Il évoque la possibilité de bloquer l'accès aux parloirs.

Les surveillants de prison n'ayant pas le droit de faire grève, ce sont les agents en congé ou en repos qui se sont mobilisés depuis ce lundi 4 mai.
   

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