Hausse de 50 euros des salaires :

La Fédaction dénonce l'accord


Publié / Actualisé
"Le MEDEF a pris une responsabilité lourde de conséquence en signant cet accord", a lancé Ibrahim Patel, président de la Fédaction, en référence à l'accord signé ce lundi 25 mai 2009 entre le syndicat patronal et le COSPAR (collectif contre la vie chère). Cet accord prévoit une augmentation des salaires de 50 à 60 euros pour les salaires inférieurs à 2,16 SMIC, ce qui risque de provoquer "la faillite économique de La Réunion" pour le responsable de la Fédaction.
"Le MEDEF a pris une responsabilité lourde de conséquence en signant cet accord", a lancé Ibrahim Patel, président de la Fédaction, en référence à l'accord signé ce lundi 25 mai 2009 entre le syndicat patronal et le COSPAR (collectif contre la vie chère). Cet accord prévoit une augmentation des salaires de 50 à 60 euros pour les salaires inférieurs à 2,16 SMIC, ce qui risque de provoquer "la faillite économique de La Réunion" pour le responsable de la Fédaction.
Ibrahim Patel note 3 points négatifs à cet accord. D'abord, il dénonce le choix du MEDEF qui a signé ce protocole "sans concertation avec les entreprises réunionnaises". "En mars, nous avions proposé d'augmenter les salaires de 50 euros voire plus si l'Etat déduisait cette somme de nos charges sociales, personne ne nous a écouté", explique le président du collectif. Or, selon ce dernier, cette solution devait satisfaire le COSPAR, les syndicats ainsi que les chefs d'entreprises.

Ensuite, il regrette les conséquences à venir de cet accord. D'une part, il s'interroge sur ce qu'il adviendra de ces augmentations une fois que l'accord prendra fin, le 31 décembre 2011. "Quand on donne quelque chose, on ne peut pas le retirer", affirme Ibrahim Patel. "Ce sont donc les entreprises qui devront payer les 150 euros une fois que l'Etat se sera désengagé", ajoute t-il. D'autre part, il estime que de nombreuses entreprises vont se retrouver en difficulté et seront obligées de "mettre la clé sous la porte". "Personne ne gagnera finalement", souligne t-il.

Enfin, il déplore la possible extension de cet accord à toutes les entreprises réunionnaises. C'est dans cette optique que la Fédaction adressera prochainement une lettre au gouvernement "pour qu'il n'y ait pas extension". "À défaut, ce sera la faillite économique de La Réunion", prévient Ibrahim Patel. En cas d'extension de l'accord, le président de la Fédaction "envisage sérieusement" de faire un recours en annulation du décret d'extension.
   

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