Union des Comores :

Mohéli sous tension


Publié / Actualisé
Pour la deuxième journée consécutive ce mercredi 26 mai 2010 des manifestants ont incendié des voitures et saccagé des échoppes à Mohéli, l'une des trois îles de l'Union des Comores, indique Afric.com cité par www.comores-web.com. Ces violences interviennent après l'annonce par le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi de la nomination d'un nouveau gouvernement pour gérer une période "intérimaire" en attendant la prochaine élection présidentielle. Selon la Constitution comorienne, au terme du mandat de l'Anjouanais Ahmed Abdallah Sambi à la tête de l'Union, la présidence de l'État comorien doit revenir à un Mohélien. Ahmed Abdallah Sambi, dont le mandat s'est achevé ce jeudi 27 mai à 0 heure, avait dans un premier temps tenté de se maintenir à la tête de l'Union avait de revenir sur sa décision face au mécontentement de Mohéli.
Pour la deuxième journée consécutive ce mercredi 26 mai 2010 des manifestants ont incendié des voitures et saccagé des échoppes à Mohéli, l'une des trois îles de l'Union des Comores, indique Afric.com cité par www.comores-web.com. Ces violences interviennent après l'annonce par le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi de la nomination d'un nouveau gouvernement pour gérer une période "intérimaire" en attendant la prochaine élection présidentielle. Selon la Constitution comorienne, au terme du mandat de l'Anjouanais Ahmed Abdallah Sambi à la tête de l'Union, la présidence de l'État comorien doit revenir à un Mohélien. Ahmed Abdallah Sambi, dont le mandat s'est achevé ce jeudi 27 mai à 0 heure, avait dans un premier temps tenté de se maintenir à la tête de l'Union avait de revenir sur sa décision face au mécontentement de Mohéli.
L'île de Mohéli est le théâtre d'affrontements entre les forces de l'ordre et des jeunes manifestants. Barricades de pierre, carcasses de voitures calcinées, boutiques saccagées, constituent mercredi le décor de l'avenue principale de Fomboni, le chef-lieu de l'île. Pour la deuxième journée consécutive, les Mohéliens font exploser leur mécontentement dans les rues de la ville s'attaquant aux gendarmes qui n'hésitent pas à utiliser leurs gaz lacrymogènes et leurs matraques pour les disperser, souligne Afric.com cité par www.comores-web.com. "J'étais en train de fermer mon bureau quand des policiers m'ont arrêté vers 8 heures du matin (10 heures, heure de La Réunion). Au total, dix d'entre nous ont été interpellés", raconte Mahamoud Bencheikh, membre actif du mouvement des jeunes patriotes mohéliens.

La tension est montée d'un cran après l'annonce mercredi par le président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi de la nomination d'un nouveau gouvernement pour gérer une période "intérimaire". Cette formation du gouvernement intervient suite à l'échec des négociations engagées, la veille, entre la présidence et les représentants des trois îles de l'Archipel (Grande Comores, Anjouan et Mohéli) sur la future transition. Les responsables politiques n'ont pas réussi à fixer la date des présidentielles.

Un nouveau coup dur pour les Mohéliens qui devaient reprendre la tête de l'Union des Comores en vertu de la "présidence tournante entre les îles". Ahmed Abdallah Sambi, dont le mandat de quatre ans prend fin mercredi à minuit, a obtenu en mars la prolongation de sa présidence jusqu'à fin 2011. Début mai, la Cour constitutionnelle comorienne avait décrété qu'il devait assurer "une période intérimaire", "dans une démarche consensuelle" jusqu'à l'organisation des élections relate Afric.com cité par www.comores-web.com.

Mardi soir, le chef de l'Etat a assuré qu'il s'était conformé à ces dispositions, en acceptant que des présidentielles soient tenues "dès juillet prochain en signant même un engagement dans ce sens". Néanmoins, il a exigé la tenue de la présidentielle en même temps que l'élection des gouverneurs des îles, ce que Mohéli a refusé.
Depuis plusieurs mois, des manifestations populaires secouent l'île de Mohéli et les attaques contre des échoppes tenues par des Anjouanais se multiplient. Ces violences traduisent le ressentiment des Mohéliens envers l'île voisine d'où est originaire le président Sambi, termine Afric.com cité par www.comores-web.com..

Source: Afric.com et www.comores-web.com
   

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