Département - Orientations budgétaires 2011 :

"On maintient le cap"


Publié / Actualisé
L'orientation budgétaire 2011 du conseil général sera débattue en assemblée plénière ce mardi 16 novembre 2010. Principal point de cette orientation budgétaire, "nous ne réduirons pas les dépenses de la collectivité", souligne Nassimah Dindar, présidente du conseil général. Et ce, malgré "un contexte de réduction des recettes", notamment, le gel pour 3 ans des dotations de l'Etat, la stabilité des recettes perçues par le Département en compensation des transferts de compétences et "l'évolution défavorable des recettes de fiscalité directe".
L'orientation budgétaire 2011 du conseil général sera débattue en assemblée plénière ce mardi 16 novembre 2010. Principal point de cette orientation budgétaire, "nous ne réduirons pas les dépenses de la collectivité", souligne Nassimah Dindar, présidente du conseil général. Et ce, malgré "un contexte de réduction des recettes", notamment, le gel pour 3 ans des dotations de l'Etat, la stabilité des recettes perçues par le Département en compensation des transferts de compétences et "l'évolution défavorable des recettes de fiscalité directe".
"C'est un vrai casse-tête", reconnaît Ibrahim Dindar, conseiller général, en évoquant le budget 2011. Un casse-tête, parce que "les contraintes budgétaires sont extrêmement fortes", souligne t-il. Et pour cause, l'année 2011 est marquée par la rigueur. L'Etat a décidé de geler ses aides aux collectivités pendant les 3 prochaines années. De plus, "le contexte économique et social sont défavorables", souligne Ibrahim Dindar. Conséquence, le conseil général de La Réunion ne s'attend pas à une hausse des recettes par rapport à 2010. S'ajoute enfin la non compensation des transferts de compétences de l'Etat au Département. Une non compensation évaluée à 350 millions d'euros. Enfin, le conseiller général signale une "explosion des demandes sociales", principale conséquence de la crise.

Malgré tout, "on garde le cap. Les dépenses seront maintenues au même niveau", lance Ibrahim Dindar. "Malgré les contraintes budgétaires qui pèsent sur le budget, la collectivité fera le choix de ne procéder à aucune augmentation de la fiscalité directe en 2011", précise la majorité départementale. Des dépenses qui "seront mises au services des cinq priorités de la mandature", à savoir "la réussite scolaire, l'insertion, le logement social, l'aide aux publics vulnérables, l'aménagement et le développement durable".

Par ailleurs, près de 200 millions d'euros seront alloués à "l'investissement au développement local", indique Robert Nativel, conseiller général. A savoir l'élaboration d'un nouveau dispositif d'aide aux communes, la relance de la commande publique, l'amélioration de l'habitat, la construction de casernes ainsi que "l'optimisation et la valorisation du patrimoine" (notamment la rénovation des collèges).

Les élus du Département mettent l'accent sur le caractère "volontariste" du budget 2011 mais ne cachent pas leur inquiétude sur l'avenir. En effet, "si la situation perdure, nous serons obligés de réorienter la politique de la collectivité vers ses missions obligatoires au détriment de missions facultatives", avoue Alain Zanéguy, conseiller général. Chaque année, 350 millions d'euros sont alloués dans le cadre de ces missions facultatives.

Mounice Najafaly pour
   

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