Visite ministérielle - Protestation des élus PCR, PS et Modem :

"Un SOS au gouvernement"


Publié / Actualisé
Plusieurs maires, conseillers municipaux, régionaux et généraux PCR, PS et Modem, se sont rassemblés devant la préfecture ce mardi matin 30 novembre 2010. Écharpes tricolores en bandoulières, ils protestaient symboliquement contre le fait que le programme de Marie Luce Penchard, ministre de l'outremer ne prévoit pas de rencontre entre elle et les élus. "La ministre est venue lancer la TNT, c'est bien. Mais les jeunes n'ont pas besoin de 10 chaînes de télévision gratuite, ils ont besoin de 10 000 contrats, ils veulent travailler. Nous aurions aimé en discuter avec Madame Penchard" a souligné Roland Robert, maire PCR de la Possession et président de l'association des maires de La Réunion. "La situation est très grave à La Réunion, nous sommes au bord de l'explosion. C'est un SOS que nous lançons au gouvernement" a commenté Gilbert Annette, maire socialiste de Saint-Denis
Plusieurs maires, conseillers municipaux, régionaux et généraux PCR, PS et Modem, se sont rassemblés devant la préfecture ce mardi matin 30 novembre 2010. Écharpes tricolores en bandoulières, ils protestaient symboliquement contre le fait que le programme de Marie Luce Penchard, ministre de l'outremer ne prévoit pas de rencontre entre elle et les élus. "La ministre est venue lancer la TNT, c'est bien. Mais les jeunes n'ont pas besoin de 10 chaînes de télévision gratuite, ils ont besoin de 10 000 contrats, ils veulent travailler. Nous aurions aimé en discuter avec Madame Penchard" a souligné Roland Robert, maire PCR de la Possession et président de l'association des maires de La Réunion. "La situation est très grave à La Réunion, nous sommes au bord de l'explosion. C'est un SOS que nous lançons au gouvernement" a commenté Gilbert Annette, maire socialiste de Saint-Denis
"Nous demandons au gouvernement d'entendre ce que nous avons à dire. S'il ne nous entend pas, nous ne savons pas pendant combien de temps encore nous serions en mesure d'éteindre les braises qui couvent dans une population en détresse" a martelé Gilbert Annette, maire PS de Saint-Denis. "Hélas Madame Penchard semble sourde et aveugle aux besoins des Réunionnais" a ajouté le maire socialiste.

"Les élus que nous sommes sont inquiets. Les dotations allouées à leurs collectivités sont rognées ce qui diminue d'autant leur capacité à venir en aide à la population" a noté Roland Robert. "Aujourd'hui nous nous rassemblons au delà de nos clivages politiques pour dire à Madame la ministre que La Réunion n'est pas l'Île de France. Lorsque le gouvernement décide de geler les dotations aux collectivités locales pendant trois ans les conséquences ne sont pas les mêmes ici et là bas. À La Réunion il y a 38% de chômage et en Île de France 7%" a encore dit le maire de Saint-Denis.

"On invite la population à regarder la télévision, pourquoi pas, mais il aurait été plus logique que l'on s'intéresse aux problèmes de fond qui frappe La Réunion, à savoir le chômage, le manque de logements, le manque de perspectives. Nous nous attendions vraiment à être reçus par la ministre pour parler de tout cela" a lancé Éric Fruteau, maire PCR de Saint-André. "Les collectivités n'ont pas les moyens de faire face aux immenses besoins de la population et à chaque fois que nous faisons appel à l'État, soit nous n'avons aucun réponse soit nous avons une réponse négative" a insisté Thierry Robert, maire Modem de Saint-Leu.

Le Cabinet de la ministre a proposé d'organiser une rencontre entre Marie-Luce Penchard et une délégation d'élus vers midi. Les élus n'ont pas donné suite. "C'est avant qu'il fallait prévoir la rencontre et non pas de cette manière au dernier moment" a commenté une conseillère municipale de la Possession.

Lors de la courte allocution qu'elle a prononcé à Ladom (l'agence de l'outremer pour la mobilité) un peu plus tard dans la matinée, Marie-Luce Penchard a de fait répondu aux élus PCR, PS et Modem. "Je ne suis pas venue ici que pour la TNT, même si est important car il s'agit de désenclaver l'île. Je connais les préoccupations des Réunionnais, je sais que les questions de l'emploi et de la formation sont centrales" a-t-elle souligné. "Il faut placer les problèmes de La Réunion dans le contexte national où nous avons à faire face à des difficultés. Il n'y a pas de remise en cause des aides de l'État, mais l'exigence de s'assurer que les fonds sont utilisés à bon escient" a-t-elle terminé.

Mahdia Benhamla pour
   

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