7ème congrès du parti communiste réunionnais :

Aplanir les divergences


Publié / Actualisé
Arriver à définir au sein même du parti une unité de vue et d'action en faveur du développement économique et social de La Réunion. C'est l'objectif que s'est fixé le parti communiste réunionnais (PCR) en ouverture de son congrès ce vendredi après-midi 3 décembre 2010 à Saint-Louis. "Des divergences et des différences se sont exprimées. Nous n'avons peut-être pas toujours pris le temps de nous rencontrer pour en discuter. Il faut tirer les leçons de tout cela et trouver une position commune" a noté devant quelque 600 congressistes, Élie Hoarau, secrétaire général sortant du PCR,. Rarement, en tout cas publiquement, le PCR n'aura admis aussi clairement les dysfonctionnements qui l'ont agité au cours de ces dernières années et encore plus ces derniers mois.
Arriver à définir au sein même du parti une unité de vue et d'action en faveur du développement économique et social de La Réunion. C'est l'objectif que s'est fixé le parti communiste réunionnais (PCR) en ouverture de son congrès ce vendredi après-midi 3 décembre 2010 à Saint-Louis. "Des divergences et des différences se sont exprimées. Nous n'avons peut-être pas toujours pris le temps de nous rencontrer pour en discuter. Il faut tirer les leçons de tout cela et trouver une position commune" a noté devant quelque 600 congressistes, Élie Hoarau, secrétaire général sortant du PCR,. Rarement, en tout cas publiquement, le PCR n'aura admis aussi clairement les dysfonctionnements qui l'ont agité au cours de ces dernières années et encore plus ces derniers mois.
La Réunion doit faire face à de grands défis en matière de lutte contre le chômage, de manque de logements ou encore de développement durable, a énuméré Élie Hoarau. "Nous communistes, nous devons nous mettre d'accord sur les orientations et les moyens à prendre pour relever ces défis" a-t-il ajouté.

Allusion aux divergences, parfois publiques - notamment lors des dernières régionales -, qui ont opposé certains dirigeants, sections et militants communistes, Élie Hoarau remarquait "depuis 5 mois de nombreuses réunions ont eu lieu. Nous avons pu échanger, parler, discuter de nos divergences. L'heure est venue de faire la synthèse de tout cela". Il ajoutait "il y a la nécessité pour le parti de trouver une unité de vue. Le congrès doit faire tous les efforts nécessaires pour arriver à une union sur un programme d'action".

Le secrétaire général du PCR précisait encore plus sa pensée en lançant "il faut créer des espaces de dialogues et d'échanges même s'ils existent déjà. Ce sont les instances même du parti, mais encore faut-il qu'elles fonctionnent correctement et que ceux désignés pour les faire fonctionner assument régulièrement cette tâche". Poursuivant sur sa lancée, le dirigeant communiste notait "il y a peut-être eu des manquements collectifs ou individuels à nos principes, mais il n'est jamais trop tard pour se rattraper". Il estimait "ce n'est qu'en corrigeant les erreurs individuelles et collectives que l'on est un bon communiste et un grand parti".

Des propositions en vue d'établir une plateforme d'actions, "à laquelle chaque communiste devra se tenir une fois qu'elle aura été votée par le congrès", une charte d'engagement des militants, un règlement de fonctionnement du parti et la création d'une instance pour veiller au bon accomplissement des tâches définies seront donc soumis à l'approbation des congressistes.

Elie Hoarau a ensuite élargi son propos à la stratégie à définir en vue des prochaines échéances électorales. Il a rappelé "la nécessité d'une union la plus large possible dans le respect des convictions de chacune des composantes de ce rassemblement".

Le secrétaire général du PCR a affirmé "notre conviction est que notre parti ne peut détenir toute la vérité, mais nous pouvons prétendre en posséder une partie. D'autres ont aussi des parcelles de cette vérité. Si nous mettons ensemble toutes ces parcelles, nous arriverons à définir tous ensemble une vérité en faveur du développement de La Réunion". Une manière implicite de dire que les déchirements qui ont notamment valu à la gauche réunionnaise la perte de la Région en mars dernier, devaient désormais appartenir au passé. Mais a-t-il insisté "ce rassemblement ne pourra se réaliser que dans le respect mutuel de chacun".

Tous les principaux dirigeants du parti, Paul Vergès en tête, ont assisté à la première journée du congrès. À l'exception d'Huguette Bello, députée-maire de Saint-Paul et d'Éric Fruteau, maire de Saint-André, deux des dirigeants qui ont fait part publiquement de leurs divergences. Tous deux ont toutefois indiqué qu'ils étaient retenus par leurs obligations d'élus. Ils ont précisé qu'ils seraient là dès ce samedi pour les débats, à huis clos, sur la définition de la stratégie du parti.

À l'issue du congrès ce dimanche, les 600 délégués qui participent aux travaux, éliront le nouveau comité central, le nouveau bureau politique et le nouveau secrétaire général du PCR.

Créé par Paul Vergès en 1959, le PCR n'a tenu que 7 congrès à ce jour. Le 6ème a eu lieu les 8 et 9 mai 2009 après plus 20 ans après le 5ème. "Si nous tenons deux congrès à un an et demi d'intervalle, c'est que la situation de La Réunion s'est considérablement dégradée et qu'il faut adapter notre stratégie à cette nouvelle donne" explique Élie Hoarau.

Mahdia Benhamla pour
   

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