Lagon :

Préserver le récif est l'affaire de tous


Publié / Actualisé
Lancé en 2003 à la Réunion, le programme Reef Check entend faire de la surveillance du récif corallien, une initiative collective. Basée sur le système de la participation de tous les acteurs de la mer, amateurs comme professionnels, le projet vient d'être récompensé par le Crédit Agricole, lundi 28 février 2011.
Lancé en 2003 à la Réunion, le programme Reef Check entend faire de la surveillance du récif corallien, une initiative collective. Basée sur le système de la participation de tous les acteurs de la mer, amateurs comme professionnels, le projet vient d'être récompensé par le Crédit Agricole, lundi 28 février 2011.
Surveiller l'état de santé du récif corallien n'est pas du seul ressort des scientifiques. Depuis 2003, l'ARVAM (Agence pour Recherche et la Valorisation Marines) invite clubs de plongées mais aussi tous les amoureux de la mer à participer aux côtés des scientifiques, à des campagnes de relevés qui permettent d'étudier le récif. " Il est important d'impliquer la société civile. Les non scientifiques peuvent être acteurs de leur environnement ", explique Jean-Pascal Quod, directeur de l'ARVAM.

Une initiative des plus salutaires quand on sait qu'à la Réunion, 30% des récifs coralliens ont déjà disparu. " Mais il ne faut pas dramatiser la situation. Ce n'est jamais perdu. Prenons l'exemple des coraux de Mayotte : ils se sont totalement remis de El Nino qui les avait détruits en 1998 ", poursuit Jean-Pascal Quod. Les partenaires du programme réalisent des relevés une à deux fois par an ou après des évènements extraordinaires comme un cyclone, pour analyser la capacité de résilience des coraux.

Ce programme vise également à éduquer le grand public, établir un réseau mondial d'équipes de volontaires formées aux méthodes scientifiques de Reef Check, faciliter l'émergence de solutions environnementales pérennes et économiquement durables et enfin à stimuler l'action des communautés locales. Il vient d'être distingué par le Crédit Agricole et a reçu une subvention complémentaire de 5000 euros tandis que la fondation Quicksilver finance également la démarche.

Né en 1996 en Californie, Reef Check repose sur une initiative participative qui associe scientifiques, ONG, plongeurs professionnels mais également des amateurs. Avant de se jeter à l'eau, ces intervenants suivent une formation pour les aider à observer les récifs. Après la plongée, les données recueillies par les volontaires sont validées par l'ARVAM puis analysées par Reef Check International.

Marine Veith pour
   

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