Groupe hospitalier Sud Réunion :

Une IRM nouvelle génération à Saint-Pierre


Publié / Actualisé
Le pôle imagerie du groupe hospitalier Sud Réunion de Saint-Pierre a présenté son nouvel appareil d'imagerie à résonance magnétique (IRM) ce mercredi 18 mai 2011. Il s'agit d'un modèle puissant avec un champ magnétique à 3 teslas, le premier du genre installé à La Réunion. Il permet un gain de temps ou une amélioration de l'image. Et à terme, une réduction du temps d'attente pour bénéficier de ce type d'acte.
Le pôle imagerie du groupe hospitalier Sud Réunion de Saint-Pierre a présenté son nouvel appareil d'imagerie à résonance magnétique (IRM) ce mercredi 18 mai 2011. Il s'agit d'un modèle puissant avec un champ magnétique à 3 teslas, le premier du genre installé à La Réunion. Il permet un gain de temps ou une amélioration de l'image. Et à terme, une réduction du temps d'attente pour bénéficier de ce type d'acte.
Sur une année, environ 5000 patients passent des examens d'imagerie à résonance magnétique au GHSR de Saint-Pierre. Le groupe hospitalier vient d'inaugurer sa nouvelle machine, chargée de remplacer l'ancienne. Son champ magnétique est de 3 teslas, contre 1,5 teslas pour l'appareil précédent et les autres machines de l'île. "C'est un appareil à très haut champ, sa puissance est doublée, ce qui permet soit une image plus fine, plus détaillée, soit des examens plus rapides. Mais on ne peut pas avoir la vitesse et la meilleure qualité à la fois, il faut faire un choix selon les examens passés", explique Marc Bintner, responsable du pôle imagerie du GHSR de Saint-Pierre.

Au-delà de sa puissance, la nouvelle machine dispose d'un tunnel plus large et bien éclairé. Le confort des patients est amélioré et leur stress, notamment celui des claustrophobes, peut être réduit. Par exemple, une exploration des artères peut durer 10 à 15 minutes à 3 teslas au lieu de 30 minutes à 1,5 teslas, réduisant le temps d'attente et l'angoisse du patient.

L'exploration du corps en général peut être approfondie. "Avec l'appareil à 3 teslas, certaines régions anatomiques sont plus faciles d'accès, comme les épaules, la moelle épinière, le pelvis, l'encéphale...", affirme Marc Bintner. "On peut ainsi mettre en évidence des petites anomalies sous-estimées ou méconnues à 1,5 teslas", poursuit le responsable du pôle imagerie. La prise en charge des personnes obèses (jusqu'à 250 kg) est également facilitée avec l'appareil.

Puissant et confortable, le nouvel appareil d'IRM a quand même quelques contraintes. "Les patients qui peuvent à peine passer un examen à 1,5 teslas sont sujets à des risques doublés à 3 teslas. Par exemple, il sera improbable d'explorer le corps des femmes enceintes, des patients avec un pacemaker ou avec des prothèses métalliques", annonce Marc Bintner.

Malgré tout, une exploration plus étendue du corps humain permettra aussi de faire avancer le domaine de la recherche. "Encore faut-il avoir le temps de s'y consacrer", souligne Marc Bintner. Avant de s'expliquer : "Notre emploi du temps est déjà bien chargé. On a 20 à 25 patients par journée de douze heures en semaine. Et on essaie d'élargir les plages horaires pour faire plus d'examens par jour".

Cette extension des plages horaires pourrait aussi permettre de réduire les délais d'attente pour passer un examen. Aujourd'hui, entre trois semaines et deux mois peuvent s'écouler entre la prise d'un rendez-vous et le jour de passage, si la pathologie est considérée comme non urgente.

Samia Omarjee pour
   

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