Incendie dans les hauts du sud-ouest :

Le feu contenu mais pas éteint


Publié / Actualisé
La nuit du jeudi 3 au vendredi 4 novembre 2011 a été calme sur tous les fronts de l'incendie dans les hauts du sud-ouest. Le feu reste contenu dans une enveloppe de près de 2 900 hectares. Le bombardier d'eau reprend ses rotations au-dessus des foyers dès le début de matinée. Il se rejoint par un second Dash dans le courant de la journée. Jeudi, la situation générale a été rendue difficile avec des reprises de feu sur l'ensemble des secteurs. "Ces reprises sont dues à un réchauffement global des températures à la faveur d'un temps sec et dégagé", indique la préfecture.
La nuit du jeudi 3 au vendredi 4 novembre 2011 a été calme sur tous les fronts de l'incendie dans les hauts du sud-ouest. Le feu reste contenu dans une enveloppe de près de 2 900 hectares. Le bombardier d'eau reprend ses rotations au-dessus des foyers dès le début de matinée. Il se rejoint par un second Dash dans le courant de la journée. Jeudi, la situation générale a été rendue difficile avec des reprises de feu sur l'ensemble des secteurs. "Ces reprises sont dues à un réchauffement global des températures à la faveur d'un temps sec et dégagé", indique la préfecture.
Ce jeudi a aussi été marqué par la première journée d'intervention du premier bombardier d'eau dans le secteur de la route forestière des Tamarins. Arrivé à La Réunion ce mercredi soir 2 novembre 2011, l'aéronef a ainsi effectué 13 rotations au-dessous des zones de feu du massif du Maïdo dès le lever du jour, notamment dans des zones à l'accessibilité difficile par voie terrestre.

À chaque passage, ce sont 10 tonnes d'eau qui ont été lâchées à une vitesse de largage de 130 kilomètres/heure à près de 40 mètres de hauteur. Le but étant de noyer totalement les brasiers encore actifs. Si selon Marc Hesslhoel, chef de détachement des Dash 8, cet avion est "l'un des meilleurs moyens qui existe en matière de lutte contre les incendies", il note que "de nombreux points chauds ont encore besoin d'être traités". "Si le feu est fixé, il n'est pas éteint", rappelle-t-il, en faisant allusion aux reprises.



Le second aéronef est arrivé ce jeudi en cours de nuit. Il entre en action dès ce vendredi après-midi. Les avions effectueront alors, selon Marc Hesslhoel, l'un après l'autre, une rotation tous les quarts d'heure.
Interrogé sur le cafouillage du gouvernement suite à l'envoi tardif des deux bombardiers, le chef de détachement des Dash 8 a tenu à souligner "un choix tactique" de la part de l'État tout en rappelant que "ce ne sont pas les pilotes qui choisissent d'intervenir". Il précise qu'entre la décision de l'intervention à La Réunion et le décollage du premier bombardier, 10 heures se sont écoulées. Le temps nécessaire, dit-il, pour préparer la soute et les escales.



Depuis le début du sinistre, 42 blessés ont été recensés dont 6 personnels ce jeudi. Les flammes ont déjà avalé 2 834 hectares au c?ur même du parc national, c'est-à-dire dans la zone qui a permis à La Réunion d'être élevé par l'Unesco au rang de patrimoine de l'humanité, laissant place à un véritable spectacle de désolation...



Un arrêté préfectoral a été pris concernant l'état des sentiers et des routes forestières. La route forestière du Maïdo (au dessus de l'intersection avec la route forestière des Tamarins), la route forestière des Tamarins, ainsi que les sentiers qui parcourent le massif des Hauts de l'Ouest (y compris le sentier de Roche Plate) sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Les services de l'ONF ont été chargés d'installer la signalétique appropriée aux entrées des sentiers.


Le préfet tient également à rappeler que du 15 août au 15 janvier, tout emploi du feu est interdit par arrêté préfectoral. Tout contrevenant s'expose à des poursuites pénales. 11 procès-verbaux pour écobuage ont déjà été dressés par la gendarmerie nationale.

   

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