Recherche - Première médicale à La Réunion :

TRAVESTI pour soigner les pathologies vasculaires


Publié / Actualisé
Lauréate de l'appel à projet lancé par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), la société STEMCIS, basée à la CYROI (Cyclotron Recherche Océan Indien) à la technopole de Saint-Denis, a présenté ce lundi 7 novembre 2011, son nouveau programme de recherches en matière de traitement des pathologies liées à un défaut vasculaire. Intitulé TRAVESTI (Travaux de Recherches Associant Vecteur/Stem cells pour le Traitement de l'Ischémie), ce programme prévoit la réinjection de cellules souches issues du tissu adipeux dans l'organe ou tissu déficient. Un procédé qui permettra de soigner à long terme les dysfonctionnements érectiles, les insuffisances et greffes rénales ou encore les incontinences urinaires.
Lauréate de l'appel à projet lancé par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR), la société STEMCIS, basée à la CYROI (Cyclotron Recherche Océan Indien) à la technopole de Saint-Denis, a présenté ce lundi 7 novembre 2011, son nouveau programme de recherches en matière de traitement des pathologies liées à un défaut vasculaire. Intitulé TRAVESTI (Travaux de Recherches Associant Vecteur/Stem cells pour le Traitement de l'Ischémie), ce programme prévoit la réinjection de cellules souches issues du tissu adipeux dans l'organe ou tissu déficient. Un procédé qui permettra de soigner à long terme les dysfonctionnements érectiles, les insuffisances et greffes rénales ou encore les incontinences urinaires.
Spécialisée dans le développement et la recherche d'outils en matière d'utilisation de cellules souches en médecine régénérative humaine et vétérinaire, STEMCIS est la première équipe réunionnaise à être lauréate de l'appel à projet lancé par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR). Son projet intitulé TRAVESTI (Travaux de Recherches Associant Vecteur/Stem cells pour le Traitement de l'Ischémie) a été retenu pour un financement de 760 000 euros dont 90% serviront à financer les partenaires publics du projet. "Dans le cadre des Recherches Partenariales et Innovation Biomédicale (RPIB), ce projet devait associer PME et laboratoires de recherches dans le domaine des cellules souches", indique Régis Roche, directeur général de STEMCIS.

Dans ce projet, la société a développé toute une stratégie d'utilisation des cellules souches provenant du tissu adipeux ou graisse afin de traiter des pathologies liées à l'ischémie, un manque de vascularisation ou de transport du sang d'un organe à un autre. Il s'agit pour l'entreprise de prélever à un individu des cellules souches et de le réinjecter au tissu ou organe souffrant d'un manque de vascularisation dans un seul temps opératoire. Une opération simple, peu traumatisante et moins lourde que le prélèvement de cellules issues de la moelle osseuse, d'autant que la quantité de cellules souches présentes dans le tissu adipeux est plus importante.

"Ce projet associe deux technologies, celle de STEMCIS dans la dissociation des cellules souches et le brevet de l'Inserm afin de fabriquer des particules biodégradables, sur lesquels pourront se greffer les dites cellules", explique Régis Roche. En référence au nom du projet, il ajoute: "Quelque part, on travestit ces cellules souches pour qu'elles fassent ce que nous voulons qu'elles fassent".

Selon le directeur général de STEMCIS, le programme de recherche TRAVESTI permettra alors de tester l'efficacité thérapeutique de cette nouvelle association dans les diverses pathologies liées à l'ischémie, tout en développant "une stratégie thérapeutique innovante". "L'association de ces cellules souches permet d'augmenter fortement la survie des cellules injectées et, donc, très probablement, leur pouvoir thérapeutique", note-t-il.

Parmi les pathologies liées à l'ischémie, Régis Roche cite l'incontinence urinaire, le dysfonctionnement érectile, les membres diabétiques, les greffes rénales et les insuffisances rénales. "Dans le cas de la greffe rénale, il s'agira de réinjecter les cellules souches sur le rein greffé pour qu'il puisse être vascularisé normalement. En augmentant et en amélioration ainsi la vascularisation du rein, cela permet aussi de lutter contre les insuffisances rénales", indique le directeur général de la structure.

Avant d'envisager le traitement chez l'homme, le programme de recherches sera testé tout d'abord sur plusieurs cobayes animaux expérimentaux, entre autres, souris, rat et porc.

Les résultats définitifs du projet TRAVESTI seront publiés dans trois ans. Selon les résultats obtenus, STEMCIS pense pouvoir déposer un ou plusieurs brevets pour le traitement de ces pathologies. La société espère alors apporter leur contribution sur la qualité de vie des patients et sur les dépenses de santé publique.

Par ailleurs, STEMCIS travaille sur d'autres pistes de traitement de pathologies. En septembre dernier déjà, la société proposait un nouveau protocole en matière de traitement de la tendinite chez le cheval. Une première mondiale puisque ce protocole permet la réinjection de cellules souches directement au tendon de l'animal blessé. Il pourrait être, dans le futur, également envisagé dans le traitement des tendinites chez l'homme.

Émilie Sorres pour
   

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