Saint-Louis - Manifestation contre la venue de Marine Le Pen :

"Non au Front National"


Publié / Actualisé
Marine Le Pen, présidente du Front National, est arrivée à 16 heures 05 au temple tamoul de l'Étang du Gol à Saint-Louis. Sa voiture s'est engouffrée aussitôt dans la cour du temple. Une arrivée sous les huées et quolibets des manifestants anti Front National, menés par Claude Hoarau, maire PCR de Saint-Louis. Ces derniers ont été contenus par le cordon de gendarmes mobiles. Des tracts clamant "Front national=incitation à la haine raciale" ont également été lancé. Les portes du temple se sont ensuite refermées sur les manifestants pendant que Marine Le Pen visite le temple. Hormis de répéter son credo pour "l'arrêt de l'immigration" et pour favoriser l'emploi des Français, Marine Le Pen n'a pas proposé de réelles solutions pouvant s'appliquer à La Réunion
Marine Le Pen, présidente du Front National, est arrivée à 16 heures 05 au temple tamoul de l'Étang du Gol à Saint-Louis. Sa voiture s'est engouffrée aussitôt dans la cour du temple. Une arrivée sous les huées et quolibets des manifestants anti Front National, menés par Claude Hoarau, maire PCR de Saint-Louis. Ces derniers ont été contenus par le cordon de gendarmes mobiles. Des tracts clamant "Front national=incitation à la haine raciale" ont également été lancé. Les portes du temple se sont ensuite refermées sur les manifestants pendant que Marine Le Pen visite le temple. Hormis de répéter son credo pour "l'arrêt de l'immigration" et pour favoriser l'emploi des Français, Marine Le Pen n'a pas proposé de réelles solutions pouvant s'appliquer à La Réunion
C'est avec près de 30 minutes de retard que la présidente du Front National est arrivée au temple de l'Étang du Gol à Saint-Louis sous les huées et quolibets d'une centaine de manifestants anti FN. Marine Le Pen a déclaré être "honorée d'avoir un tel accueil". La candidate à la présidentielle a également affirmer "compter sur le bon sens du peuple" afin d'arriver à faire un bon score dans l'île.

Marine Le Pen s'est dite "honorée d'avoir un tel accueil". La candidate à la présidentielle a également annoncé "compter sur le bon sens du peuple" afin d'arriver à faire un bon score dans l'île.

Interrogée par Imaz Press Réunion sur la question de savoir comment elle allait concilier son programme demandant le départ des immigrés alors que le peuple de La Réunion est essentiellement issu de peuple d'immigrés, Marine Le Pen a répondu: "Il faut arrêter avec l'immigration. On ne peut pas favoriser tout le temps les étrangers en matière de logement, de travail et du social. La priorité doit être donnée aux Français, et cela, d'autant pus que le taux de chômage atteint les 25%".

Lorsqu'on lui fait remarquer qu'il y a très peu d'étrangers à La Réunion, et que cela n'avait de ce fait "aucune conséquence" sur le taux de chômage dans l'île, la candidate à la présidentielle a eu une hésitation de plusieurs secondes. Elle finit par lâcher "cette situation de chômage existe car le gouvernement n'a pas pris des mesures adéquates pour lutter contre le manque d'emploi".



La présidente du Front national a ensuite répété qu'elle comptait mettre en place un fonds alimenté par des entreprises du CAC 40. "Cela permettra de financer l'aide aux petites et moyennes entreprises. Une partie de ce fonds sera réservée aux territoires d'Outre-Mer", a-t-elle indiqué.
 Concernant l'attribution d'un jour férié pour la communauté tamoule de l'île, Marine Le Pen a affirmé "être contre le communautarisme".

Après avoir visité le temple pendant près d'une heure, Marine Le Pen est ressortie sous les huées et quolibets des manifestants anti FN qui l'attendaient aux abords. Au sole, un véritable tapis de tracts clamant "Front national = incitation à la haine raciale" a été fané.

Pour rappel la situation est tendue depuis ce mardi après-midi. Vers 15 heures 50 ce mardi 7 février 2012, un râlé-poussé a opposé les manifestants anti Front National, mené par Claude Hoarau, maire de Saint-Louis, et des gendarmes mobiles à l'Étang du Gol à Saint-Louis. Le râlé-poussé s'est produit lorsque Joseph Damour, délégué à la sécurité du Front national local est venu pour discuter avec Claude Hoarau, maire PCR de Saint-Louis. Il a alors lancé : "Alors monsieur le maire, vous avez fait venir tous vos employés communaux pour manifester ?". Une provocation que n'ont pas supporté les manifestants anti Front national. Ces derniers ont alors été bousculé par le cordon des gendarmes mobiles.

Un peu plus tôt, le maire de Saint-Louis avait mis en place une véritable opération de diversion. À 15 heures 30, il a rejoint les manifestants anti FN qui étaient face aux gardes mobiles depuis 14h30. Il leur a demandé de le suivre pour un meeting improvisé "un peu plus loin puisque nous ne voulons pas empêcher Marine Le Pen de circuler mais simplement lui dire que nous ne sommes pas d'accord avec ses idées", avait alors dit Claude Hoarau alors que les gendarmes étaient en train de lever le cordon de sécurité. Le groupe de manifestants est alors arrivé dans leur dos.

Des graviers et du sable avaient été déversés sur la route qu'elle devait emprunter pour se rendre au temple.

Marine Le Pen a pris la direction de son hôtel situé à l'Ermitage. Sa première journée de visite se terminera ce soir par un diner débat à Saint-Leu, à proximité d'un grand hôtel.

Mercredi, la présidente du Front National sera reçue à la Chambre de Commerce puis à la Chambre des Métiers. La candidate à l'élection présidentielle qui n'a pas encore réuni les parrainages nécessaires à sa candidature officielle a fait de la défense des petites entreprises locales un pendant de sa doctrine protectionniste et anti-immigration. 



   

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