Grogne contre le prix des carburants :

L'intersyndicale des transporteurs décrète la grève illimitée dès lundi


Publié / Actualisé
L'intersyndicale des professionnels de la route (IPR) appelle la grève illimitée et à la manifestation dès ce lundi matin 13 février 2012. Le préavis de grève a été déposé en préfecture ce jeudi soir. La décision a été prise après le clash qui a eu lieu au conseil régional ce jeudi soir entre l'IPR de Jean-Bernard Caroupaye et le collectif de défense des transporteurs présidé par Armand Mouniata. "Il y aura surement des barrages filtrants notamment au Port" indique un membre de l'IPR. Dans un communiqué publié en début de soirée, l'intersyndicale réclame une baisse de 25 centimes à la pompe pour tous les usagers, la bouteille de gaz à 15 euros et le gel du prix des carburants jusqu'à l'obtention d'un gazole professionnel
L'intersyndicale des professionnels de la route (IPR) appelle la grève illimitée et à la manifestation dès ce lundi matin 13 février 2012. Le préavis de grève a été déposé en préfecture ce jeudi soir. La décision a été prise après le clash qui a eu lieu au conseil régional ce jeudi soir entre l'IPR de Jean-Bernard Caroupaye et le collectif de défense des transporteurs présidé par Armand Mouniata. "Il y aura surement des barrages filtrants notamment au Port" indique un membre de l'IPR. Dans un communiqué publié en début de soirée, l'intersyndicale réclame une baisse de 25 centimes à la pompe pour tous les usagers, la bouteille de gaz à 15 euros et le gel du prix des carburants jusqu'à l'obtention d'un gazole professionnel
Le trafic routier risque donc d'être gravement perturbée tout au long de la journée de lundi par les blocages probables des syndicalistes de l'IPR. Les associations de consommateurs, qui appellent à la mobilisation pour le lendemain (jour de la réunion de concertation notamment avec l'État et les pétroliers sur une éventuelle baisse du prix des carburants pour tous les usagers).

C'est un clash entre l'IPR et le collectif des transporteurs qui est à l'origine de la décision de l'intersyndicale. La délégation de l'IPR menée par Jean-Bernard Caroupaye a en effet refusé de siéger lorsque Armand Mouniata, président du collectif de défense des travaux publics et des transports, et Franck Legros, président de la Capeb (confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), se sont invités à la réunion.

La rencontre de ce jeudi s'annonçait décisive puisqu'il s'agissait de discuter des modalités d'attribution du fonds de financement pour la baisse des carburants à destination des professionnels de la route. Mais la réunion a coupé court rapidement. Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transports routiers) et porte-parole de l'IPR a en effet refusé d'y participer lorsque Armand Mouniata et Franck Legros se sont invités à la table.

Armand Mouniata a expliqué son geste en argumentant : "Nous sommes aussi des professionnels de la route. Nous demandons aussi à être reçus parce que cette réunion nous concerne". Un fait que n'a pas apprécié Jean-Bernard Caroupaye : "La Région n'a pas respecté la feuille de route. Nous étions les seuls à être invités. La donne du jeu a changé, nous ne pouvons pas l'accepter. Chacun maintenant doit prendre ses responsabilités". Jean-Bernard Caroupaye reproche également au collectif de ne pas avoir participé à l'opération escargot menée lundi dernier.

David Lorion, vice-président du conseil régional en charge du dossier, a lui essayé de calmer les choses entre les transporteurs. "Je suis prêt à recevoir tout le monde. L'intersyndicale des professionnels de la route a demandé une rencontre pour 16 heures. Je peux vous recevoir juste après cette réunion", a-t-il annoncé aux représentants du collectif de défense des travaux publics et des transports et de la Capeb.

Cela n'a pas suffi à contenir la colère de l'IPR et de Jean-Bernard Caroupaye. Vers 17 heures, ce dernier a quitté la Pyramide inversée en lançant un préavis de grève immédiat. "On nous a bluffé", a-t-il fustigé.

Par ailleurs, vers 17 heures 30, David Lorion a accepté de recevoir le collectif de défense des travaux publics et des transports. Après près de deux heures d'entretien, Armand Mouniata s'est félicité d'une réunion "constructive".

"Sur les 4,8 millions d'euros, nous voulons que la population bénéficie d'une baisse d'un centime à la pompe. Nous demandons également leur soutien. Il n'est pas logique que la population paie pour une catégorie de professionnels", a-t-il répliqué, avant de souhaiter la "création d'un fonds de garantie" à destination des artisans.

Reste à savoir comment se déroulera la journée de ce lundi 13 février. En effet, si Armand Mouniata ne croit aux menaces de blocage, il a tout de même souligné dans l'après-midi: "si zot i blok, sé nou i sa blok azot".

   

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