Vie chère - Commission permanente du conseil général (Actualisé à 13 heures 40) :

La baisse des produits n'est pas encore validée


Publié / Actualisé
Après près de trois heures de débats, la commission permanente du conseil général a été momentanément suspendue. À l'occasion, Stéphane Fouassin, maire et conseiller général de Salazie a déclaré que les élus du groupe Objectif Réunion avaient l'intention de déposer un amendement. Ces derniers demandent que l'aide de 5,4 millions d'euros pour une diminution des prix d'une vingtaine de produits soit reversée sous forme de chèque consommation sur une gamme de produits pays (fruits, légumes, lait, porc) aux ménages les plus démunis. Si cet amendement n'est pas déposé, Stéphane Fouassin prévient que les élus d'Objectif Réunion s'abstiendront également de vote. Les élus PCR - Alliance du conseil général ont annoncé leur intention de s'abstenir de voter les mesures soutenues par la présidente du conseil général, Nassimah Dindar, pour lutter contre la vie chère.
Après près de trois heures de débats, la commission permanente du conseil général a été momentanément suspendue. À l'occasion, Stéphane Fouassin, maire et conseiller général de Salazie a déclaré que les élus du groupe Objectif Réunion avaient l'intention de déposer un amendement. Ces derniers demandent que l'aide de 5,4 millions d'euros pour une diminution des prix d'une vingtaine de produits soit reversée sous forme de chèque consommation sur une gamme de produits pays (fruits, légumes, lait, porc) aux ménages les plus démunis. Si cet amendement n'est pas déposé, Stéphane Fouassin prévient que les élus d'Objectif Réunion s'abstiendront également de vote. Les élus PCR - Alliance du conseil général ont annoncé leur intention de s'abstenir de voter les mesures soutenues par la présidente du conseil général, Nassimah Dindar, pour lutter contre la vie chère.
Pour les élus PCR - Alliance, cette position constitue un "précédent dangereux", estimant que c'est à l'État de prendre ses responsabilités, et non au Département. Selon un conseiller général du groupe, financer la baisse de certains produits afin de lutter contre la vie chère ne relève pas des compétences du Département, soulignant que cela se fait au détriment d'autres actions existantes, telles la réhabilitation des logements sociaux. "C'est déshabiller les personnes en souffrance pour en rhabiller d'autres", commente-t-il. Il note, en substance, qu'on fait porter la responsabilité au conseil général, or "la réponse donnée par l'État face aux événements de la vie chère est zéro".

En s'appuyant sur les déclarations de la chambre d'agriculture, de la CGPER (confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion), et de la FDSEA (fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles), il affirme que financer plus particulièrement les fruits et légumes est "méconnaître la réalité économique".

Le vrai problème, poursuit l'élu, est "un problème de gouvernance". "La présidente du conseil général ne s'est pas préoccupée de la démarche des uns et des autres", termine-t-il.

Par ailleurs, les élus du groupe PCR - Alliance insiste sur le fait que les 5,4 millions d'euros d'aides ne correspond en réalité qu'à une allocation de 20 euros par personne, indique Le Quotidien.

Du côté du PS, Jean-Jacques Vlody affirme que les élus voteront ces propositions, car dit-il, "dans une situation d'urgence, personne ne peut faire la politique d'autruche". Néanmoins, il insiste sur le fait que l'État doit prendre ses responsabilités et que "ces propositions ne sont pas des solutions durables".

Rappelons que le mardi 28 février 2012, Nassimah Dindar s'était engagée à débloquer 5,4 millions d'euros afin de financer une baisse des prix d'une vingtaine de produits "solidaires". En aidant à la diminution des prix de ces produits, la présidente du conseil général avait indiqué "espérer que cela favorisera l'emploi et l'insertion pour les jeunes". La présidente du Département avait également mis en avant sa "volonté de continuer à travailler sur ce modèle nouveau". Les conseillers généraux du groupe PCR-Alliance, jusqu'à présent membres de la majorité départementale, lui avait alors reproché de faire baisser les prix "avec l'argent du contribuable".

   

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