Campagne pour la présidentielle :

François Bayrou face à son public


Publié / Actualisé
Arrivé à 19 heures 40 au théâtre de Champ Fleuri à Saint-Denis, François Bayrou a commencé son discours à 20 heures 55. Devant les 900 Réunionnais venu écouter ses propositions pour le développement de La Réunion, le candidat du Modem à l'élection présidentielle a déclaré: "Ma présence n'est pas une présence électorale. J'ai des sentiments profonds pour La Réunion et pour sa population". Si le public n'a pas été enflammé par son discours, la salle est restée toutefois attentive.
Arrivé à 19 heures 40 au théâtre de Champ Fleuri à Saint-Denis, François Bayrou a commencé son discours à 20 heures 55. Devant les 900 Réunionnais venu écouter ses propositions pour le développement de La Réunion, le candidat du Modem à l'élection présidentielle a déclaré: "Ma présence n'est pas une présence électorale. J'ai des sentiments profonds pour La Réunion et pour sa population". Si le public n'a pas été enflammé par son discours, la salle est restée toutefois attentive.
20 heures 55, théâtre de Champ Fleuri. François Bayrou a pris la parole après les discours du candidat du Modem, Thierry Robert, maire Modem de Saint-Leu, de Daniel Zaïdani, président du conseil général de Mayotte et de Nassimah Dindar, présidente du conseil général et candidate Modem aux législatives dans la première circonscription, se sont exprimés devant la foule. ([url=http:///reportage.php?id_reportage=15152&id_rubrique=02] Voir "Champ Fleuri attend le discours de François Bayrou" [url]) "Ma présence n'est pas une présence électorale. J'ai des sentiments profonds pour La Réunion et pour sa population" a-t-il déclaré en commençant son discours.

À propos de la tolérance, François Bayrou a indiqué : "La Réunion sait qu'il n'y a pas à se séparer en raison des couleurs ou des origines. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas en métropole. Je tiens à dire que moi, ici, je puise mon inspiration en matière de tolérance et de vivre ensemble".

Il a aussi rappelé qu'il est le "seul candidat" à s'être rendu au Chaudron, car dit-il, "je ne suis pas comme les autres candidats". Il a souligné que "les jeunes lui ont fait part de leur problème". "Pour moi, leur situation est un miroir grossissant de ce qui se passe en métropole. Ce qui se passe ici se passe également dans les quartiers défavorisés de métropole. Ici, ces jeunes m'ont affirmé qu'ils veulent travailler ainsi que leur volonté de voir les capitaines d'industrie venir d'ici. J'ai entendu ce message, et c'est celui que je soutiendrais", a-t-il déclaré.

Vers 21 heures 10, François Bayrou tombe la veste. "L'ambiance est tellement chaleureuse qu'elle fait monter la température", a-t-il confié.

Élargissant son propos à la situation de toute la France, il a noté que "cette élection est celle de la dernière chance si nous voulons sortir de la crise".

Il a également annoncé que l'Outre-Mer ne serait plus traité par un secrétariat de seconde zone mais par un ministère plein d'exercice.

Sur l'agriculture, il a dit : "quand on a votre intelligence, votre savoir-faire, vos terres, vos atouts, il faut vous soutenir pour que vous produisiez plus mais aussi pour que vous ne soyez pas dépendants de l'importation. Il faut permettre aux Réunionnais de produire réunionnais".

Au chapitre des atouts de l'île, il a plaidé pour "la coopération touristique avec les pays de la zone", car dit-il, "cela est aussi susceptible de créer des emplois". "Vous êtes une terre bénie pour le développement des énergies renouvelables et ce point de vue, le gouvernement est coupable de ne pas avoir tenu ses promesses en matière de défiscalisation et du photovoltaïque", a-t-il ajouté.

À propos de la vie chère, il a commenté : "le transport est l'une des causes de la vie chère". Il a proposé un "office des transports de l'Outre-Mer afin d'assurer la continuité territoriale et des prix plus abordables". Il a également estimé qu'il "faut revoir tout le système de la distribution, notamment en matière de produits de première nécessité".

Sur le thème du logement, François Bayrou veut créer "une mutuelle qui permettrait aux locataires de ne plus payer de caution". "Cela donnerait immédiatement accès à des logements à des milliers de personnes", a-t-il poursuivi.

"Il faut adapter les règlements afin que les peuples de l'Outre-Mer décident eux même de ce qui est bon pour eux. Je m'engage à le faire. C'est ma manière de vous faire confiance", s'est-il ensuite exclamé.

Concernant l'éducation nationale, il a affirmé que "notre pays ne peut accepter qu'un enfant sur cinq soit illettré en arrivant en 6ème", notant qu'il "faut retransmettre à tous les élèves du primaire tous les fondamentaux de l'enseignement". "Je m'engage à faire en sorte que dans les cinq ans qui viennent, plus aucun enfant n'entrera en sixième sur sans maîtriser les fondamentaux du français et des mathématiques", a-t-il ajouté.

Sur la question de l'emploi, pour le candidat du Modem, "il faut mettre en place des formations qui débouchent sur de vrais emplois" et "non faire de la non assistance de jeunes en danger".

"Je n'aime pas qu'on mente au peuple", a aussi dit François Bayrou. Il fait allusion aux autres candidats, notamment Nicolas Sarkozy, François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. "On ne pourra pas créer des milliers de postes de fonctionnaires ou augmenter les allocations de 30 ou 40%. Ceux qui vous promettent vous racontent des balivernes. Ils ne pourront pas tenir leurs engagements", a-t-il rétorqué.

Vers 21 heures 45, François Bayrou a terminé son discours en lançant en créole : "nout tout pour La Réunion, nout tout pour la France". En ch?ur avec le public, il ensuite chanté la Marseillaise. Un public qui n'a pas manqué de scander "Bayrou président".

À noter qu'à son entrée au théâtre de Champ Fleuri, le candidat Modem à l'élection présidentielle s'est offert un bain de foule en faisant le tour de la salle pour saluer ses partisans. "Je ne suis pas là pour faire des promesses qui ne seront pas tenues, je suis là pour écouter et pour dire que l'espoir est synonyme de réussite" avait-il déclaré, en substance.

Arrivé ce dimanche, le candidat du Modem entamera sa dernière journée de visite demain. Il se rendra à la centrale thermique de Bois Rouge à Saint-André, et dans l'après-midi, il sera sur un chantier de logements sociaux à Saint-Denis, avant d'inaugurer la permanence de campagne dans l'île. Il repartira vers Paris dans la soirée.

   

4 Commentaire(s)

Lucide, Posté
ils y croient vraiment? je n'y croit pas! c un ramassis de coureurs de rateliers
Lucide, Posté
@ "Moi", pourquoi cette défiance? Je sais que le discours de la vérité n'est pas courant et qu'il peut donc déranger, mais il faudra vous y faire : non il n'y aura pas de smic à 1700 euros même sir Mélanchon ets élu, non il n'y aura pas un doublement des postes dans la fonction publique même si Hollande est élu, non il n'y aura pas plus d'emploi et d'activité même si Sarkozy est élu (je ne parle pas de Le Pen, je la méprise). Oui "Mo"i c'est cela la vérité : il faudra se retrousser les manches et travailler mais dans un autre esprit, pour un autre objectif que le profit à tout va. Voila Moi j'espère vous avoir incité à la réflexion
Viva, Posté
Bayrou ladi, Bayrou va fé, Bayrou va komandé, fé roulé mounoir, fé pa in kont samn domoun i moukat aou, la jalouzi i fé koz azot
Moi, Posté
Sincèrement je ne crois pas François Bayrou. Il fuadrait voter pour lui parce que les autres sont des menteurs, qui nous dit qu'il n'en ait pas un? Ah oui, i ne promet rien, qui nous dit que ce n'est pas pour nous appliquer une politique de rigueur sans précédent? Et puis surtout qui nous dit qu'au deuxime tour il ne va rallier Nicolas Sarkozy histoire de continuer à exister politiquement. Je parie que cela sera le cas