Reprise de la campagne de prélèvements de requin :

Première journée infructueuse


Publié / Actualisé
Les squales n'ont pas mordu à l'hameçon. C'est le bilan de la première journée de reprise de la campagne de prélèvements de requin qui a eu lieu ce vendredi 10 août 2012 dans l'après-midi et la soirée, dans et en dehors du périmètre de la réserve naturelle nationale marine de La Réunion, comme cela a été décidé en préfecture le lundi 6 août 2012. Ainsi, aucun prédateur n'a été péché, indique la préfecture. D'autres sorties sont programmées la semaine prochaine.
Les squales n'ont pas mordu à l'hameçon. C'est le bilan de la première journée de reprise de la campagne de prélèvements de requin qui a eu lieu ce vendredi 10 août 2012 dans l'après-midi et la soirée, dans et en dehors du périmètre de la réserve naturelle nationale marine de La Réunion, comme cela a été décidé en préfecture le lundi 6 août 2012. Ainsi, aucun prédateur n'a été péché, indique la préfecture. D'autres sorties sont programmées la semaine prochaine.
En effet, le top départ pour le prélèvement de requins a été donné ce vendredi. Dans l'après-midi, deux bateaux sont partis du port de Saint-Gilles et un de Saint-Leu. Ils étaient à la recherche de requins-tigres et de requins-bouledogues.

Et ce, conformément aux instructions de Victorin Lurel, ministre des Outre-mer et aux décisions prises à l'issue de la rencontre en préfecture du 6 août avec les maires des communes littorales où se pratiquent de façon habituelle le surf et autres sports de glisse nautiques. Une opération de pêche dont le but est de réévaluer le risque de ciguatéra et d'autres toxines.

Cette première journée de prélèvements s'est avérée infructueuse. Aucun requin n'a, en effet, été pêché. D'autres opérations de pêche se tiendront la semaine prochaine.

"En aucun cas, il ne s'agit de prélèvements de régulation des populations de requins présents dans les eaux réunionnaises dont le volume et les comportements ne sont pas connus actuellement et font l'objet du programme CHARC (connaissances de l'écologie et de l'habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte Ouest de La Réunion). Ce sont les résultats de ce programme et de l'étude en cours sur les moyens de protection qui permettront de construire une politique durable de gestion du risque requin", indique, pour sa part, la préfecture.

A noter qu'il s'agit de prélever 20 requins (10 bouledogues et 10 tigres).

Rappelons également que 23 requins ont été marqués depuis le début du programme Charc, dont 9 bouledogues et 14 tigres. Mercredi 8 août 2012, les bateaux étaient ressortis à la recherche de nouveaux spécimens, mais aucun requin n'avait été marqué.

   

2 Commentaire(s)

L'oeil du cyclone, Posté
La Fatwa de la semaine;

Merci Charlie Hebdo de nous rappeler quelques vérités dans cette île auto centrée....

http://blog.surf-prevention.com/2012/08/13/charlie-hebdo-mort-aux-surfeurs/

Mort de rire !!!
Bruno Bourgeon, Posté
Dans la discipline "hypocrisie", les politiques sont favoris, et quasi-assurés d'une belle médaille. Ce que l'on nomme "prélèvements à des fins scientifiques pour déterminer si la chair du requin contient la toxine de la ciguatera", cela s'appelle une battue à visée punitive en termes moins corrects. savoir si la chair du squale est consommable est une absurdité; le requin est l'éboueur de la mer, le scavenger comme disent nos amis anglo-saxons, et sa chair contient tous les poisons, particulièrement ceux issus des déchets anthropiques. Trois facteurs favorisent l'activité d'éboueur du requin près de nos côtes : la turbidité aquatique en rapport avec les déchets de l'activité humaine, en toutes saisons, ou les ravinages des pluies en saison humide; la surpêche industrielle hauturière, qui décime au large le déjà quasi-désert que représente l'océan; la ferme aquacole et tous ses déchets alimentaires. N'oublions pas que le requin est équipé d'un outillage sensoriel lui permettant de détecter tous ces phénomènes à des km de distance. Voilà pourquoi la pêche est infructueuse, il faudra aller chercher loin le requin pour en ramener des specimens.