Saint-Denis :

Le Chaudron sous tension


Publié / Actualisé
Après une journée de tensions à Saint-Louis, la colère et le mal-être se sont de nouveau exprimés dans la rue dès la tombée de la nuit ce mercredi 6 février 2013 à Saint-Denis. Des incidents ont, en effet, éclaté dans le quartier du Chaudron, où des jeunes ont défié les forces de l'ordre. Des galets ont été lancés, des poubelles incendiées le long du mail du Chaudron. Pour rappel, il y a bientôt un an, en février 2012, le quartier de Saint-Denis et plusieurs villes de La Réunion s'étaient embrasés en marge du mouvement de protestation contre la vie chère.
Après une journée de tensions à Saint-Louis, la colère et le mal-être se sont de nouveau exprimés dans la rue dès la tombée de la nuit ce mercredi 6 février 2013 à Saint-Denis. Des incidents ont, en effet, éclaté dans le quartier du Chaudron, où des jeunes ont défié les forces de l'ordre. Des galets ont été lancés, des poubelles incendiées le long du mail du Chaudron. Pour rappel, il y a bientôt un an, en février 2012, le quartier de Saint-Denis et plusieurs villes de La Réunion s'étaient embrasés en marge du mouvement de protestation contre la vie chère.

La soirée de ce mercredi a été agitée à Saint-Denis. Vers 19 heures 45, une centaine de jeunes, rassemblés autour de la mairie annexe, s’en sont pris au quartier du Chaudron. Un véhicule des forces de l’ordre a été la cible de jets de galets au niveau du mail. Rue Roger Payet, au niveau du rond-point de la station Engen, des poubelles incendiées ont été placées en travers de la route avant d’être dégagées par des automobilistes.

Les manifestants ont aussi tenté de pénétrer dans le magasin Score pour le piller. Une tentative vite avortée par les forces de l’ordre. Si la tension était ensuite quelque peu retombée avant 21 heures et les jeunes moins nombreux, - une cinquantaine au lieu d’une centaine -, elle est vite remontée d'un cran. Les émeutiers ayant gonflé leurs rangs. Cagoulés, ces derniers ont mis le feu à des poubelles et détritus le long du mail du Chaudron.

Les jeunes se sont alors remis à défier les forces de l'ordre leur lançant des galets auxquels les gaz lacrymogènes ont répondu. Les échanges ont toutefois été brefs. Un hélicoptère de la gendarmerie a survolé le quartier et les émeutiers ont été repoussés, laissant alors régner, à partir de 23 heures, un calme précaire sur le Chaudron.

Ces incidents au Chaudron, qui reflètent actuellement le malaise de la société réunionnaise, se sont déroulés après une journée particulièrement tendue à Saint-Louis. Dès 9 heures ce mercredi, une cinquantaine de jeunes avaient bloqué le rond-point de la Palissade en dressant des barrages faits de branchages et de galets. Réclamant du travail, ils exigeaient la venue sur place du maire de la ville, Claude Hoarau. Ils avaient été rejoints par des pères et mères de famille, accompagnés de jeunes enfants.

Après avoir levé une première fois le barrage de la Palissade, les manifestants avaient tenté de barrer la route au niveau de la sortie du pont de la Rivière Saint-Étienne dans le sens Saint-Louis/Saint-Denis. Une tentative vite avortée par les forces de l’ordre. Ils s’étaient ensuite dirigés vers la mairie, obligeant sa fermeture, et les commerçants du centre-ville avaient été contraints fermer les magasins, "par solidarité". En début d’après-midi, les jeunes avaient de nouveau bloqué la circulation dans le rond-point de la Palissade. La levée de ce barrage a finalement eu lieu en début de soirée, après une réunion entre l’un des meneurs de la manifestation et le maire de la ville.

Rappelons qu’il y a bientôt un an, dans le sillage du mouvement de protestation contre la vie chère, des émeutes avaient secoués le Chaudron, le Port, Saint-Pierre, le Tampon et, dans une moindre mesure, d'autres villes de l'île.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Domie, Posté
Tant que l'on continuera de créer des populations sous éduquées sans perspective d'avenir car parce qu'ils ne parlent qu'en créole ... donc souvent en échec scolaire ...à part un contrat aidé il n'y a pas grand chose en perspective , nous assisterons à des comportements aussi primaires. Les réunionnais qui éduquent, qui instruisent leur progéniture ....bizarre qu'on ne les voit pas dans la rue à détruire les biens publics payés par ceux qui travaillent !! Déjà que le manque d'emploi touche toutes les catégories sociales,, aussi nous sommes en devoir d'armer nos enfants!rnPour certains Faire des enfants .....c'est facile ...leur donner un avenir cela ne semble pas être la perspective de certaines familles à la Réunion. AH l'état providence !!r