Vol au dessus de I'incendie - 55 hectares déjà brûlés (actualisé à 14 heures) :

Le feu ravage toujours la Roche écrite


Publié / Actualisé
Le feu de forêt est toujours en cours sur le haut-plateau de la Roche Écrite ce dimanche 29 septembre 2013. Selon un dernier bilan en milieu de journée, 55 hectares de végétation sont partis en fumée. Mais selon Jean-Marc Loubry, directeur du SDIS, lors d'un point presse au poste de commandement installé à la Bretagne (Saint-Denis), le parallèle avec l'incendie, qui a ravagé 3 000 hectares dans le massif du Maïdo n'a pas lieu d'être. Par ailleurs, de gros moyens ont été mis en place par les autorités : quatre hélicoptères interviennent en continu sur le massif des hauts de Saint-Denis, dans le versant Salazie. La météo sèche et le vent compliquent l'opération. Le plan Orsec a été activé, et une partie du GR2 a été fermé par la préfecture (Imaz Press Réunion a survolé l'incendie ce dimanche matin - Voir toutes les photos)
Le feu de forêt est toujours en cours sur le haut-plateau de la Roche Écrite ce dimanche 29 septembre 2013. Selon un dernier bilan en milieu de journée, 55 hectares de végétation sont partis en fumée. Mais selon Jean-Marc Loubry, directeur du SDIS, lors d'un point presse au poste de commandement installé à la Bretagne (Saint-Denis), le parallèle avec l'incendie, qui a ravagé 3 000 hectares dans le massif du Maïdo n'a pas lieu d'être. Par ailleurs, de gros moyens ont été mis en place par les autorités : quatre hélicoptères interviennent en continu sur le massif des hauts de Saint-Denis, dans le versant Salazie. La météo sèche et le vent compliquent l'opération. Le plan Orsec a été activé, et une partie du GR2 a été fermé par la préfecture (Imaz Press Réunion a survolé l'incendie ce dimanche matin - Voir toutes les photos)

Les sapeurs-pompiers sont toujours sur le front ce dimanche. Ils luttent depuis plus de 24 heures contre l’incendie qui a déjà ravagé plus de 55 hectares sur le haut plateau de la Roche Écrite. Trois secteurs ont été clairement identifiés et le plan ORSEC activé dès ce samedi. Un dispositif qui a permis, d'après Loïc Obled, de réunir autour de la préfecture l’ensemble des acteurs : le SDIS, l’ONF, le Parc national, la police, la gendarmerie et Météo France. "Nous avons des moyens importants qui sont à l’œuvre sur les lieux de l'incendie. Les équipes du SDIS et de l’ONF sont en train de se rendre sur place pour installer des barrages contre le feu. Une opération qui s'effectue en lien avec le Parc national puisqu’il s’agit d’une zone écologique sensible", a-t-il, indiqué à Radio Festival.

De son côté, Jean-Marc Loubry, directeur du SDIS, a souligné que le parallèle avec l'incendie, qui a ravagé 3 000 hectares dans le massif du Maïdo n'a pas lieu d'être. "Depuis 2010, nous avons beaucoup progressé en matière de prévention du risque. Aujourd'hui, nous mettons immédiatement les moyens les mieux appropriés à la situation. Le plan Orsec a été révisé l’année dernière pour coller au mieux aux enjeux du terrain", a-t-il précisé.

Par ailleurs, l’objectif de la journée de ce dimanche est de bloquer le feu sur deux flancs et de le retarder sur le troisième. Mais la météo complique l’intervention des pilotes, depuis 10 heures 30. Un vent violent venu de l’est alimente les flammes et le plafond nuageux gêne l'opération. Mais ce n’est pas ce qui perturbe le chef du service départemental d’incendie et de secours. "Ce que l’on craint, c’est un vent du sud qui propagerait l’incendie vers la lisière droite, où nous essayons de retarder le feu", explique-t-il.

Les quatre hélicoptères sont donc sur le qui-vive pour larguer toutes les trois minutes 800 litres d’eau sur les zones sinistrées. "Ce n’est pas la puissance du largage qui compte, mais sa régularité. Ce genre d’opération aurait été peu efficace sur l’incendie qui a touché le Maïdo. Dans ce cas, il faut le Dash. Mais sur des endroits inaccessibles et ponctuels, comme ici, il faut des hélicoptères", indique un pilote qui a survolé la zone avec Imaz Press Réunion, ce dimanche.



Ce dernier raconte également avoir vu le départ de feu. "Il y avait trois ou quatre petites fumerolles quand on est arrivé hier matin. Une demi-heure après, c’était devenu un immense brasier avec un gros panache noir qui n’est créé", relate-t-il. Selon lui, si le feu de la Roche Écrite est impressionnant, il ne devrait pas faire autant de dégâts que celui du Maïdo. "C’est sur un front qui n’est pas très large. En plus, le sous-sol est en pierre. Le feu ne s’est donc pas propagé par le sol, contrairement à ce qui s’est passé en 2010", ajoute-t-il.

À noter que le feu de forêt, qui touchait à la base les zones de végétation basse, s’est attaqué au massif forestier. Une progression dangereuse qui guette le coeur du Parc national et menace plusieurs espèces endémiques de La Réunion, notamment le tuit-tuit.

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