Mayotte - Le dépaysement a été confirmé par la cour de cassation :

Direction Paris pour l'affaire Karki


Publié / Actualisé
La cour de cassation a confirmé le dépaysement de l'affaire Hakim Karki vers Paris, a indiqué ce jeudi 17 juillet 2014 le journal France Mayotte Matin à Imaz Press Réunion. La décision de la juridiction a été actée ce mercredi. Interrogé par Imaz Press Réunion Bruno Badré, substitut général à la Cour d'appel de Saint-Denis précise : "la cour de cassation a dessaisi le juge d'instruction du TGI de Saint-Denis et a confié l'instruction de cette affaire à un juge du TGI de Paris, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice". La demande avait été formulée le 7 juillet dernier par le procureur général du tribunal de grande instance de Saint-Denis, compte tenu des fonctions exercées par le juge d'instruction du TGI de Mayotte auprès de la Cour d'appel dionysienne. Hakim Karki a été mis en examen pour viol, suite à la plainte déposée à Mayotte par une enseignante. Le tribunal de grande instance de Mamoudzou s'était immédiatement dessaisi de l'affaire. Placé un temps en détention provisoire à Domenjod, le magistrat avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 10 juillet dernier avec interdiction de quitter La Réunion.
La cour de cassation a confirmé le dépaysement de l'affaire Hakim Karki vers Paris, a indiqué ce jeudi 17 juillet 2014 le journal France Mayotte Matin à Imaz Press Réunion. La décision de la juridiction a été actée ce mercredi. Interrogé par Imaz Press Réunion Bruno Badré, substitut général à la Cour d'appel de Saint-Denis précise : "la cour de cassation a dessaisi le juge d'instruction du TGI de Saint-Denis et a confié l'instruction de cette affaire à un juge du TGI de Paris, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice". La demande avait été formulée le 7 juillet dernier par le procureur général du tribunal de grande instance de Saint-Denis, compte tenu des fonctions exercées par le juge d'instruction du TGI de Mayotte auprès de la Cour d'appel dionysienne. Hakim Karki a été mis en examen pour viol, suite à la plainte déposée à Mayotte par une enseignante. Le tribunal de grande instance de Mamoudzou s'était immédiatement dessaisi de l'affaire. Placé un temps en détention provisoire à Domenjod, le magistrat avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire le 10 juillet dernier avec interdiction de quitter La Réunion.

Dernier voyage pour l’affaire Karki. Le magistrat du TGI de Mayotte sera finalement jugé en métropole. Ce jeudi, le quotidien France Mayotte Matin annonce que la cour de cassation a confirmé la demande de dépaysement formulée le 7 juillet dernier par le procureur général du tribunal de grande instance de Saint-Denis.

"Compte tenu des fonctions exercées par M. Karki dans le ressort de la Cour d’appel de Saint-Denis, le procureur général a, dans  l’intérêt d’une bonne administration de la justice et par souci d’impartialité, sollicité dès ce jour le dessaisissement du tribunal de grande instance de Saint-Denis au profit d’une autre juridiction", avait annoncé Emmanuelle Barre, procureur adjointe, à la suite de la mise en examen du juge Karki.

Dès le dépôt de plainte de la jeune femme, le procureur de Mayotte, Joël Garrigue, s'était lui-même dessaisi de l'enquête, le mis en cause étant magistrat dans la même juridiction que lui. Les investigations ont donc été confiées au parquet de Saint-Denis. Trois policiers de la sureté urbaine de La Réunion ont ensuite spécialement fait le voyage à Mayotte pour interroger le juge. Ils ont également entendu la plaignante qui a quitté Mayotte le 6 juillet dernier pour la métropole sans être confrontée à son agresseur présumé.

Pour rappel, Hakim Karki est mis en cause dans une affaire de viol. Les faits présumés remontent à la nuit du 1er juillet dernier. A la suite d’un repas et d’une rencontre dans un restaurant de Mamoudzou, le juge d’instruction est rentré à son domicile en compagnie d’une jeune enseignante. Cette dernière affirme avoir été frappée et violée. Le magistrat reconnaît l’existence de relations sexuelles violentes, "selon lui, demandées par la plaignante", assurait Emmanuelle Barre dans un communiqué. Une affirmation "formellement contestée par la victime."

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2 Commentaire(s)

Obs, Posté
dénonciation mensongère de crime" ça marche bien pour le nul, mais la l'utilisé sur un juge c'est gros vu l histoire de l'instruction
Gloseur sensE, Posté
D'une part, à Perpignan une plaignante nommée Lola ayant déposé une plainte pour viol, vient d'avouer aujourd'hui qu'elle mentait. Lola était placée en garde à vue pour "dénonciation mensongère de crime". Source : RTL, le 17/07/2014 à 12:01 (Paris).
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