D'après la Confédération nationale du logement :

32.000 familles réunionnaises sont en attente d'un logement social


Publié / Actualisé
A l'occasion d'une conférence de presse ce dimanche 29 novembre 2020, Erick Fontaine, administrateur de la Confédération du logement à La Réunion, a présenté la situation du logement dans l'île. En 2019, c'est environ 32.000 familles réunionnaises qui étaient demandeuses d'un logement social, soit une augmentation de 8% en un an. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
A l'occasion d'une conférence de presse ce dimanche 29 novembre 2020, Erick Fontaine, administrateur de la Confédération du logement à La Réunion, a présenté la situation du logement dans l'île. En 2019, c'est environ 32.000 familles réunionnaises qui étaient demandeuses d'un logement social, soit une augmentation de 8% en un an. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Cette augmentation de la demande se heurte à un ralentissement des livraisons de nouveaux immeubles, mais aussi à une offre inadaptée à la demande et à des loyers trop élevés. Alors que 50% des demandeurs de logements dans le social ont un revenu inférieur à 1209 euros, ils se heurtent à des loyers qu'ils ne peuvent pas se permettre.

Alors que les petits logements de type F1 et F2 sont les plus demandés par les foyers à petits revenus, notamment chez les jeunes et les retraités, ces derniers ne représente que 3,83% de la demande construite par an. Seuls 18% des demandeurs de logement se voient par ailleurs attribués ces logements.

Le prix du loyer est de plus inadapté, dénonce Erick Fontaine : "tous les nouveaux F2 construits ont systématique un loyer de plus de 500 euros, ce n'est pas viable lorsque l'on est seul et précaire, cela écarte les personnes gagnant le SMIC, au minimas sociaux ou retraitées".

- Des délais plus longs pour un logement -

Le traitement des demandes de logement s'allonge aussi d'années en années. Le traitement d'une demande est considéré "anormalement long" au-delà de trois ans : la CNL estime à 18% le nombre de demandes déposées depuis plus de trois ans en 2019. Un chiffre qui pourrait augmenter cette année pour atteindre les 35%. "Le délai moyen se trouve entre six et huit mois, mais il va devenir de plus en plus difficile de respecter ce délai" souligne Erick Fontaine.

La CNL estime par ailleurs qu'il y a environ 30.000 logements vacants à La Réunion. Elle réclame donc une étude de la part des autorités pour déterminer la raison de ces vacations. "En connaissant le profil des propriétaires de ces logements, nous pourrons les informer qu'il existe des aides pour les accompagner et ainsi libérer sur le marché de nombreux nouveaux logements, c'est une priorité" détaille Erick Fontaine.

Aujourd'hui, la CNL préconise donc les orientations suivantes pour les années à venir :

• La réhabilitation : 45 000 logements pour un budget de près de 2 milliards 500 d’euros

• Le repérage des logements vacants dans le privé et la réhabilitation des logements

• L’accompagnement et la mise en place de moyens pour les propriétaires privés pour les accompagner dans la location de leur bien (garantie sur les loyers, subventions, réduction des impôts ...)

• La construction de petits logements T2 avec des prix de loyers chargés inférieurs à 400 €

• Le système de cotation pour rétablir l’équilibre dans les attributions de logements

"Nous sommes à la croisée des chemins désormais, ni les bailleurs, ni l'Etat, ni les décideurs n'ont pris les bonnes décisions ces dernières années" conclut la CNL.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

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