Tribune libre de la CGPER :

Incompréhension après l'exclusion de trois communes du régime de "calamité agricole" sécheresse


Publié / Actualisé
Le ministère des Outre-mer a décidé d'activer le régime " calamité agricole " pour les productions végétales dans 21 communes de La Réunion sur 24. Les communes de Petite-Île, Saint-Joseph et Saint-Philippe n'en font pas partie. Si ce classement partiel de La Réunion en " calamité agricole " est une avancée, il suscite également une grande incompréhension de notre part et de tout le monde agricole. En effet, le changement climatique ne s'arrête pas aux frontières de ces 3 communes, toute La Réunion subit les conséquences de la sécheresse exceptionnelle.
Le ministère des Outre-mer a décidé d'activer le régime " calamité agricole " pour les productions végétales dans 21 communes de La Réunion sur 24. Les communes de Petite-Île, Saint-Joseph et Saint-Philippe n'en font pas partie. Si ce classement partiel de La Réunion en " calamité agricole " est une avancée, il suscite également une grande incompréhension de notre part et de tout le monde agricole. En effet, le changement climatique ne s'arrête pas aux frontières de ces 3 communes, toute La Réunion subit les conséquences de la sécheresse exceptionnelle.

Car sur la base du tonnage livré de la dernière campagne sucrière, les planteurs de ces trois communes du Sud de La Réunion ont subi eux aussi des pertes importantes à cause de ce phénomène climatique exceptionnel. C’est ce qu’indiquent les résultats des centres de livraison de Grand Bois et de Langevin. Les stations de mesure de la pluviométrie ne sont pas situées dans des zones cannières, leurs résultats sont soumis à caution compte tenu des nombreux microclimats dans notre île. Ces résultats ne peuvent être les seuls critères d’appréciation de la situation.

En conséquence, la CGPER demande à l’État de revoir sa copie et revendique le droit pour les agriculteurs de Petite Île, Saint-Joseph et Saint-Philippe de bénéficier de la solidarité nationale, au même titre que tous les autres sinistrés. Nous ne manquerons pas d’interpeller le ministre des Outre-mer à ce sujet.

Le Président de la CGPER
Jean-Michel Moutama

 

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !