"Les citoyens veulent un vrai pouvoir décisionnel" :

Candidat à la présidentielle, le Réunionnais Frédéric Amany veut "passer un message"


Publié / Actualisé
Un Réunionnais se présente à l'élection présidentielle, qui aura lieu en avril 2022. Une candidature libre possible via la primaire populaire. S'il sait qu'il a peu de chances d'être élu président, Frédéric Amany souhaite profiter de la campagne pour faire passer un message : les Français veulent une politique nouvelle, qui place la participation citoyenne au coeur des débats et des décisions prises pour notre pays. Entretien. (Photo DR)
Un Réunionnais se présente à l'élection présidentielle, qui aura lieu en avril 2022. Une candidature libre possible via la primaire populaire. S'il sait qu'il a peu de chances d'être élu président, Frédéric Amany souhaite profiter de la campagne pour faire passer un message : les Français veulent une politique nouvelle, qui place la participation citoyenne au coeur des débats et des décisions prises pour notre pays. Entretien. (Photo DR)

Imaz Press : Qu'est-ce qui vous a poussé à vouloir faire de la politique ?

Frédéric Amany : Je suis tombé dedans en juillet 2015, après avoir rencontré quelqu'un lors de la crise grecque. Il m'en a donné une version différente de ce qu'on pouvait lire dans les médias. Ça m'a donné envie de m'investir en politique. J'ai intégré l'UPR (Union populaire républicaine, un parti fondé par François Asselineau, ndlr) et j'ai fait les régionales avec eux en 2015. Sur le terrain, tout le monde me demandait sans arrêt : "qu'est-ce que je peux faire en tant que citoyen". Alors j'ai réalisé que je ne pouvais pas rester dans un parti, et fonctionner en milieu clos.

Qu'est-ce qui vous a amené à vous présenter à la présidentielle ?

Il faut savoir que j'ai déjà participé à une dynamique de ce genre en 2017 avec le site primaire.org. La conclusion que j'en ai tirée c'est que les gens ne sont pas endormis, ils veulent juste quelque chose de différent. Une politique nouvelle où les citoyens peuvent avoir un pouvoir de décision, avec des instances qui ne leur permettent pas seulement de donner un avis, mais avec un vrai pouvoir décisionnel. Les référendums, les tirages aux sorts sont autant d'outils pour que le peuple puisse s'exprimer, mais il faut des instances qui proposent ce type d'outils. Il ne faut plus uniquement des démarches consultatives, il faut de nouvelles orientations qui permettent aux citoyens de prendre part au débat.

Jusqu'où pensez-vous pouvoir aller dans cette campagne ?

Je ne souhaite pas vraiment gagner cette présidentielle, mais dans l'équipe nationale citoyenne, il existe un bloc populaire et des personnalités, qui elles peuvent aller à la présidentielle et amener l'influence citoyenne dans le débat public. Et puis après il faut viser l'assemblée nationale avec les législatives, et constituer un groupe parlementaire, ce qui est plus accessible.

Quelles sont les thématiques que vous mettez en avant dans votre candidature ?

Elle se fait à deux niveaux. D'abord opter pour une vraie régulation des marchés, et en finir avec la mondialisation. Il ne s'agit pas non plus de tomber dans le protectionnisme, mais par exemple La Réunion est un territoire insulaire qui dépend de denrées qui viennent de loin. Il faut établir une vraie sécurité alimentaire, développer notre autonomie, et à l'échelle de la France c'est pareil. Deuxièmement, je pense à la pollution environnementale. Nous utilisons dans notre production agricole beaucoup de chimiques de synthèse. Ce ne sont pas les agriculteurs les coupables, ce sont les politiques. Il est important de revoir notre politique sanitaire.

Et concernant les Outre-mer ?

Il est nécessaire de déployer des moyens humains et financiers dans les Outre-mer. Pour la sur-rénumération des fonctionnaires par exemple, déployons plutôt cet argent auprès du collectif. Il ne s'agit pas de supprimer cette sur-rénumération pour ceux qui sont déjà en poste. Pour les nouveaux entrants par contre, essayons plutôt de redéployer cette somme ailleurs, au niveau des infrastructures, dans la lutte contre l'illettrisme, la pauvreté, le chômage... on disposerait alors de moyens supplémentaires. C'est le même volume financier sur le territoire, mais on répartit la masse monétaire parmi la population. Dans les Outre-mer, il nous faut aussi des centres d'intérêt nouveaux et matériels. C'est comme à Mayotte par exemple, avec ce volcan qui émerge des mers, il y aura un pôle universitaire sur la biodiversité marine. De la même façon, nos territoires doivent avoir des pôles environnement, de compétence et de formation, qui intègrent la population locale.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

6 Commentaire(s)

John , Posté
C'est bien
GERARD97460, Posté
Je vois qu'il n'y a pas qu'en métropole il y a des gigolos qui se prennent pour des grands politiciens, un véritable inconnu réunionnais qui veut se présenter aux élections présidentielles, vraiment du grand n'importe quoi. Je pense qu'il sait par avance qu'il ne sera jamais élu président.
HULK, Posté
Il y a toujours eu des rigolos, c'est pas un problème. N'importe qui peut dire n'importe quoi. regardez MACRON.
Mékoué, Posté
La sur rémunération des fonctionnaires est un faux problème, il y a des salaires bien plus mirobolants. Ce qui est perdu, ne se retrouve plus et n'est pas réinjecté localement. L'idée serait de trouver le moyen de taxer un peu plus les très hauts revenus afin de rehausser les plus faibles par une sorte d'allocation en plus des salaires et pensions. Profiter des campagnes électorales pour avancer des idées nouvelles ou les rappeler, n'est pas dérangeant en démocratie. Toutefois les idées avancées-là ne sont pas nouvelles. Cette Ile (pour exemple), durant le blocus de 39/45 a subit une amère et terrible disette, depuis on s'est dit, il faut sortir de cette dépendance alimentaire et contradictoirement par le biais de la COI, on soumet la production locale à une concurrence déséquilibrée '! - Les politiques en campagne, promettent monts et merveilles, après avoir reçu mandat et décident l'imprévu, comme la privatisation de l'aéroport de Paris, exemple hélas parmi tant d'autres...
Du même acabit , Posté
On en a connu même un qui a ete president de région. On connaît la suite.
La vérité si je mens !, Posté
" Je ne souhaite pas vraiment gagner cette présidentielle " dixit ce mec en campagne de la présidentielle avril 2022. Reste ou kaz , pas la peine de faire un article pour s'exprimer ainsi !!!