L'Assemblée nationale a refusé de lever son immunité parlementaire :

Clémentine Autain dénonce un député accusé de harcèlement contre son ex-femme


Publié / Actualisé
Si la lutte contre les violences faites aux femmes est paraît-il la grande cause du quinquennat, dans les faits, la réalité semble être légèrement différente. Une réalité qu'a pointé du doigt la députée de La France Insoumise (LFI) Clémentine Autain, lors d'une prise de parole ce mercredi 5 janvier 2022. "Notre hémicycle compte un député qui multiplie harcèlement et menaces à l'encontre de son ex-femme. Elle est titulaire d'un téléphone grand-danger, bénéficie d'une ordonnance de protection. Le bureau de l'Assemblée a refusé de lever l'immunité parlementaire du député" énonce-t-elle. Si elle n'a pas donné le nom du député en question, on peut supposer que cette dernière fait référence à Benoît Simian, élu de la Gironde.
Si la lutte contre les violences faites aux femmes est paraît-il la grande cause du quinquennat, dans les faits, la réalité semble être légèrement différente. Une réalité qu'a pointé du doigt la députée de La France Insoumise (LFI) Clémentine Autain, lors d'une prise de parole ce mercredi 5 janvier 2022. "Notre hémicycle compte un député qui multiplie harcèlement et menaces à l'encontre de son ex-femme. Elle est titulaire d'un téléphone grand-danger, bénéficie d'une ordonnance de protection. Le bureau de l'Assemblée a refusé de lever l'immunité parlementaire du député" énonce-t-elle. Si elle n'a pas donné le nom du député en question, on peut supposer que cette dernière fait référence à Benoît Simian, élu de la Gironde.

Benoît Simian, élu député de Gironde sous l'étiquette LREM (groupe qu'il quitte en octobre 2020 pour rejoindre Liberté et territoires), sera en effet jugé le 24 mars 2022 pour des faits de harcèlement sur son épouse. Une interdiction d’approcher du domicile conjugal avait aussi été prononcée à son encontre en août 2020. Ordonnance qu'il n'a pas respecté à de nombreuses reprises, comme le révélait à l'époque Médiapart.

Malgré ces accusations, l'Assemblée nationale a refusé en décembre 2020 de lever l'immunité parlementaire de ce dernier, pourtant demandée par le parquet de Bordeaux. Si la députée Clémentine Autain ne cite pas le nom du parlementaire, on peut donc deviner facilement de qui il s'agit. Vous pouvez visionner son intervention ici :

- De nombreux signalements effectués -

Outre les accusations de harcèlement moral, Benoît Simian ferait l’objet de plusieurs alertes sur son comportement, d'après les informations de Médiapart. Une de ses collaboratrices, notamment, aurait été contrainte de dormir dans sa chambre, "emmitouflée sur le sol", lors d'un déplacement professionnel. Le député aurait également tenté d’entrer dans la salle de bains alors qu’elle prenait sa douche (article réservé aux abonnés).

"Entre septembre 2020 et janvier 2021, le député a multiplié les messages intimes auprès de son assistante. Des petits mots glissés au milieu d’échanges professionnels" détaille par ailleurs l'enquête de Médiapart. La collaboratrice a finalement décidé de saisir le déontologue de l’Assemblée nationale. "Elle décrit sa situation puis échange à plusieurs reprises en septembre, octobre puis novembre avec le déontologue, sans que cela n’aboutisse sur la moindre décision à ce jour" précisent nos confrères. "Au moins un autre collaborateur avait, dans le passé, déjà alerté la précédente déontologue de l’Assemblée sur le comportement de Benoît Simian, selon nos informations" ajoutent-ils.

Mediapart révèle par ailleurs que Benoît Simian aurait aussi utilisé sa "casquette de député" pour tenter d’obtenir un relogement pour sa femme, qu’elle n’avait pas demandé, et d’installer sa permanence dans le domicile conjugal, qu’il n’avait plus le droit d’occuper. Enfin, l'édile aurait fait de faux signalements sur des personnes âgées, tout en tentant d'acquérir leur propriété.

Des faits rapportés à l'Assemblée nationale, qui n'a toujours pas réagi.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

5 Commentaire(s)

Ely, depuis son mobile , Posté
Qu un député osé déposer une proposition de loi pour la suppression de l immunité de nos élus alors je verrais bien dans ce rôle Jean Luc Ratenon a moins qu il préfère en profiter qu il nous donne une réponse .
Estelle, depuis son mobile , Posté
La levée de l impunité devrait être automatique nos élus s autoprotegent on ne peut plus leurs faire confiance .
Loge secrète , Posté
Ça sent le réseau franc maçonnique qui protège un de ses frères....
Une République exemplaire disait il , Posté
Mais non il fait emmerder les non vaccinés, ceux qui ne sont pas citoyens d'après l'autre. Pauvre France.
HULK, Posté
Que fait Marlène SCHIAPPA,la donneuse de leçons qui a déjà protégé HULOT' Quel panier de crabes!