Le jugement soulève la colère de l'Unsa police :

Six et deux mois de prison pour avoir agressé des policiers


Publié / Actualisé
Trois jeunes hommes, trois frères, qui s'étaient rebellés contre trois agents de la brigade anti criminalité (BAC) lors d'un contrôle de police le 18 novembre 2016 au Chaudron ont été condamnés à des peines allant de six à deux mois de prison ferme. Poursuivis pour outrage à agents, incitation à la rébellion et violences aggravées, ils encouraient de cinq à sept années de prison. Le jugement a été un soulagement pour la famille des mis en cause qui s'attendait à "une condamnation "plus lourde". Par contre la décision des juge n'a pas du tout satisfait l'Unsa police qui "rappelle la nécessité absolue d'une réponse pénale forte face aux violences récurrentes et inacceptables commises envers les forces de l'ordre". Nous publions ci-après le communiqué du syndicat de police
Trois jeunes hommes, trois frères, qui s'étaient rebellés contre trois agents de la brigade anti criminalité (BAC) lors d'un contrôle de police le 18 novembre 2016 au Chaudron ont été condamnés à des peines allant de six à deux mois de prison ferme. Poursuivis pour outrage à agents, incitation à la rébellion et violences aggravées, ils encouraient de cinq à sept années de prison. Le jugement a été un soulagement pour la famille des mis en cause qui s'attendait à "une condamnation "plus lourde". Par contre la décision des juge n'a pas du tout satisfait l'Unsa police qui "rappelle la nécessité absolue d'une réponse pénale forte face aux violences récurrentes et inacceptables commises envers les forces de l'ordre". Nous publions ci-après le communiqué du syndicat de police

Les trois individus interpellés le 18 novembre dernier à Saint-Denis se sont retrouvés face à la Justice aujourd’hui. Ils ont été jugés pour des faits de violences sur personne dépositaire de l’autorité publique.

Le verdict est tombé. L’un des frères écope de 6 mois ferme et deux autres de 10 mois de prison dont 6 avec sursis. Dans cette affaire les mis en cause avaient l’intention d’inverser les faits et de mettre en cause l’action de policiers et leur intervention. D’ailleurs, le tribunal avait souhaité obtenir les images de vidéosurveillance de la station-service près de laquelle s’étaient déroulés les faits.

Même si les violences commises envers les policiers ont été sanctionnées par des peines de prison assorties de période ferme. Ce verdict apparaît modéré voire minime, si l’on considère que des policiers ont été blessés volontairement dans l’exercice de leurs fonctions.

L’Unsa Police prend acte de cette décision de justice. En ces temps de gronde policière, notre organisation rappelle la nécessité absolue d’une réponse pénale forte face aux violences récurrentes et inacceptables commises envers les forces de l’ordre.

Le Bureau régional
UNSA Police Section Réunion

 

   

2 Commentaire(s)

T42, Posté
Un groupe de policiers, fut-il sous la bannière d'un syndicat dépend en tout état de cause du pouvoir exécutif.
Les juges du siège sont indépendants et sont les représentants du pouvoir judiciaire.

Faire pression sur des juges, même à posteriori, c'est faire obstacle à la séparation des pouvoirs voulue par notre constitution.
T42, Posté
Un groupe de policiers, fut-il sous la bannière d'un syndicat dépend en tout état de cause du pouvoir exécutif.
Les juges du siège sont indépendants et sont les représentants du pouvoir judiciaire.

Faire pression sur des juges, même à posteriori, c'est faire obstacle à la séparation des pouvoirs voulue par notre constitution.