Justice (actualisé) :

Enlèvement, séquestration et viol d'une fillette : un homme de 37 ans en détention provisoire


Publié / Actualisé
L'homme de 37 ans poursuivi pour l'enlèvement, la séquestration et le viol d'une fillette de 5 ans a été mis en examen ce lundi 22 mars 2021. Il a été placé en détention provisoire. Les faits reprochés se sont produits jeudi 18 mars dans le quartier de Bras Fusil, à Saint-Benoît. L'homme s'est approché d'un groupe d'enfants et leur a proposé des bonbons. Une fillette de 5 ans a accepté de le suivre. Après avoir roulé, l'automobiliste s'est arrêté, avant de "commettre un viol" sur la fillette a déclaré lundi après-midi le procureur de Saint-Denis Eric Tuffery. Le mis en cause a avoué les faits. Il déclare avoir été pris "d'une pulsion irrépressible" a ajouté le magistrat. (Photo rb/www.ipreunion.com)
L'homme de 37 ans poursuivi pour l'enlèvement, la séquestration et le viol d'une fillette de 5 ans a été mis en examen ce lundi 22 mars 2021. Il a été placé en détention provisoire. Les faits reprochés se sont produits jeudi 18 mars dans le quartier de Bras Fusil, à Saint-Benoît. L'homme s'est approché d'un groupe d'enfants et leur a proposé des bonbons. Une fillette de 5 ans a accepté de le suivre. Après avoir roulé, l'automobiliste s'est arrêté, avant de "commettre un viol" sur la fillette a déclaré lundi après-midi le procureur de Saint-Denis Eric Tuffery. Le mis en cause a avoué les faits. Il déclare avoir été pris "d'une pulsion irrépressible" a ajouté le magistrat. (Photo rb/www.ipreunion.com)

Ce lundi 22 mars après-midi, l'auteur présumé des faits, Jean-Marie M., 37 ans, est arrivé au tribunal. Une information judiciaire pour enlèvement, séquestration et viol a ensuite été ouverte par le procureur de la République. Après avoir été entendu par ce magistrat, l'homme encadré par deux gendarmes et la tête recouverte d'un tee-shirt a été conduit devant un juge d'instruction. Il a refusé de s'exprimer devant ce magistrat. Regardez

En milieu d'après-midi le procureur Eric Tuffery et le général Poty, commandant du groupement de gendarmerie de La Réunion, ont fait le point sur l'enquête. Les faits se sont déroulés dans le quartier de Bras-Fusil (Saint-Benoît). "L'individu en question est un SDF et il était ivre quand il a été arrêté" a indiqué le magistrat. Placé en garde à vue, l'individu a reconnu les faits. Selon ses déclarations il était parti "chercher un camarade qu'il n'a pas trouvé" et a été pris "d'une pulsion irrépressible" en croisant une petite fille, relate Eric Tuffery.

Interrogé pour savoir dans quel état psychologique se trouve la petite victime, le procureur indique : "elle a quand même été kidnappée et violée, même si le jeune âge peut permettre des oublis, on ne l'oublie pas comme ça". Le magistrat a ajouté que la petite fille est très proche de sa famille, “il s'agira de définir par la suite quel devra être son suivi psychologique.“

Regardez le direct de nos journalises au cours de cette conférence de presse

L'homme a donc arrêté sa voiture, une Opel Astra clairement identifiable car bicolore comme l'avaient rapporté plusieurs témoins, et a demandé à la fillette à monter, lui promettant des bonbons en échange. "Il a déshabillé la petite fille avant de commettre un viol" a déclaré le procureur de Saint-Denis en soulignant "je ne donnerai pas plus de détails".

Lire aussi - Enlèvement à Saint-Benoît : la fillette a été violée, selon le procureur

La fillette avait été retrouvée à Saint-André deux heures plus tard par un cycliste, alors qu'elle marchait en larmes en bordure d'un champ de cannes. Le passant l'avait conduite au commissariat de la ville.

- Mise en examen pour enlèvement, séquestration et viol -

Jean-Marie M. a été mis en examen pour enlèvement, séquestration et viol. "S'en prendre à une petite fille de 5 ans, ce n'est pas anodin", a commenté Eric Tuffery en en indiquant avoir requis le mandat de dépôt.

Relatant le déroulement des recherches ayant permis l'interpellation de l'individu, le général Poty a salué la "petite fille extrêmement courageuse", qui s'est confiée aux enquêteurs en dressant un portrait robot précis et en trouvant la force de raconter ce qu'elle avait vécu. "Quand on est gendarme on est aussi papa, et c'est très compliqué de voir une enfant qui subit ce genre de choses, je voudrais rendre hommage à cette petite fille" a déclaré l'officier de gendarmerie.

Le général Poty a également tenu à remercier les deux témoins "qui ont signalé la présence d'une voiture suspecte près du lieu de l'enlèvement", et la disponibilité de la population au moment de faire du porte-à-porte dans cette enquête. "Nous voulons mettre en avant le civisme de ces personnes" a-t-il déclaré.

- L'agresseur présumé "exprime des regrets" -

Présenté devant la juge des libertés et de la détention (JLD) à la suite des réquisitions de mise en détention et de sa présentation devant le magistrat instructeur, Jean-Marie M. n'a pas fait de déclaration particulière. La JLD lui a ensuite signifié son placement en détention provisoire pour éviter les pressions éventuelles sur la victime et les témoins, ainsi que "pour la propre sécurité de M. Jean-Marie M. On peut en effet supposer que la famille de la victime cherche à lui demander des comptes" a noté son avocat maître Fabian Gorce.

Le défenseur de l'auteur présumé des faits a aussi affirmé que son client exprimait des regrets. L'homme a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, "ce qui permet de dire aujourd'hui qu'il y a peut-être un élément à tirer au clair, c'est le fait que son discernement a été aboli ou a minima altéré au moment des faits". L'auteur présumé ne présente à ce stade pas de "signes mentaux qui justifient une abolition" a cependant noté Eric Tuffery. Selon maître Gorce, "l'homme n'explique pas ce passage à l'acte". Une expertise psychiatrique a déjà été effectuée au cours de la garde à vue du mis en cause. Un autre examen va être effectué prochainement.

Regardez la réaction de Maitre Gorce, avocat du mis en cause

Jean-Marie M. est très connu de la justice. Il cumule 26 condamnations, mais jamais aucune pour viol ou agression sexuelle, a précisé le procureur, ce que confirme son avocat. Il était sorti de prison depuis le 2 décembre 2020. L'enquête va chercher à déterminer si l'auteur présumé a agressé sexuellement ou violé d'autres personnes.

La peine encourue par le mis en cause est de 20 ans de réclusion criminelle.

www.ipreunion.com / [email protected]

   

3 Commentaire(s)

John, Posté
UNE HONTE IL FAUT LUI METTRE 20 ANS DE PRISON
Jérome, Posté
Je ne peux pas écrire ce que je pense en ce moment parce que je serais banni...
Charité Hospotal, Posté
on a impression c est la Guerre à 974le résultat d une politk d en haut désastreuse