Justice :

Seychelles : poursuivi pour meurtre, le Français Thomas Debatisse fixé sur son sort ce jeudi


Publié / Actualisé
Le verdict dans le meurtre de la Française Emmanuelle Badibanga sera connu ce jeudi 14 avril 2022 Son compagnon Thomas Debatisse, un street artiste du sud de la Métropole, est accusé du meurtre. S'il est reconnu coupable, il purgera une peine de prison à vie (Photo : Seychelles news agency)
Le verdict dans le meurtre de la Française Emmanuelle Badibanga sera connu ce jeudi 14 avril 2022 Son compagnon Thomas Debatisse, un street artiste du sud de la Métropole, est accusé du meurtre. S'il est reconnu coupable, il purgera une peine de prison à vie (Photo : Seychelles news agency)

Les faits remontent au 27 avril 2021, Thomas Debatisse découvre le corps sans vie de sa petite amie, dans sa chambre de l’hôtel du Club Med de Ste-Anne. La police seychelloise pense au début qu’il s’agit d’un suicide par pendaison, mais très vite elle change de scénario et privilégie un étranglement.

Mardii, l’avocat de la défense Bazil Hoareau a plaidé devant les 9 membres du jury. Il a remis en cause les compétences du médecin légiste qui a pratiqué l’autopsie du corps et ses compétences professionnelles. "Il n’a pas fait d’analyses scientifiques, il a fait que des analyses à vue d’œil et comme un scientifique, on sait que l’on doit faire des analyses scientifiques pour avoir la vérité"a dit l'avocat. "Son rapport est négligent … la contre-expertise qui a été effectuée en France conclue a une pendaison"a-t-t-il ajouté

Mais ce rapport réalisé en France est cependant remis en cause par l’accusation qui souligne que l’état de décomposition du corps après
plusieurs semaines ne permet pas d’avoir une autopsie fiable des causes du décès.

Pour l’accusation, il s’agit d’un meurtre par étranglement. Ce vendredi dernier, l’accusation avait mis en avant qu’Emmanuelle Badibanga est morte étranglée, et qu’elle ne s’est pas pendue. "Le médecin légiste qui s’est rendu sur les lieux de l’accident est formel, il est impossible de se pendre avec le foulard qui a été retrouvé autour du cou de la victime" a souoign" le procureur Hemanth Kumar.

"Les experts français et mauriciens qui ont été interrogés, ont déclaré qu’il était impossible que la victime se soit pendue avec le foulard
retrouvé sur Emmanuelle Badibanga" a notamment déclaré Hemanth Kumar.

Ce jeudi, le juge Melchior Vidot va à son tour faire une synthèse des différents faits, en lisant son rapport de 120 pages. Une fois terminée, les membres du jury vont se retirer, et auront la tâche de déterminer si Thomas Debatisse est coupable ou non.

D’après la justice seychelloise, si Thomas Debatisse est reconnu coupable du meurtre d’ Emmanuelle Badibanga , il encourt la prison à vie.
Il devra purger sa peine de prison aux Seychelles, car il n’existe pas d’accord d’extradition de prisonniers entre la France et les Seychelles.

Dans la salle se trouvent la mère de Thomas Debatisse et la sœur d’ Emmanuelle Badibanga attendent l’annonce du verdict de ce procès, considéré comme étant le plus long pour une affaire criminelle ayant eu lieu aux Seychelles.

rs aux Seychelles pour www.ipreunion.com / [email protected]

   

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