Condamnée à 20.000 euros d'amende en première instance :

Injures raciales publiques : le procès en appel de Brigitte Bardot renvoyé


Publié / Actualisé
Le 4 novembre 2021, Brigitte Bardot avait été condamnée à 20.000 euros d'amende pour injures raciales publiques. Dans une lettre adressée au préfet sur l'errance animale en mars 2019 et envoyée à plusieurs médias, la star des sixties avait qualifié les Réunionnais "d'autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages" et de "population dégénérée" aux "réminiscences de cannibalisme". Suite à sa condamnation elle avait fait appel et devait donc jugée ce jeudi 12 mai 2022 devant la Cour d'appel de Saint-Denis. Le procès a finalement été renvoyé (Photo d'illustration AFP)
Le 4 novembre 2021, Brigitte Bardot avait été condamnée à 20.000 euros d'amende pour injures raciales publiques. Dans une lettre adressée au préfet sur l'errance animale en mars 2019 et envoyée à plusieurs médias, la star des sixties avait qualifié les Réunionnais "d'autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages" et de "population dégénérée" aux "réminiscences de cannibalisme". Suite à sa condamnation elle avait fait appel et devait donc jugée ce jeudi 12 mai 2022 devant la Cour d'appel de Saint-Denis. Le procès a finalement été renvoyé (Photo d'illustration AFP)

Le tribunal judiciaire de Saint-Denis avait condamné, le jeudi 4 novembre, Brigitte Bardot à 20.000 euros d'amende pour injures raciales publiques. Son attaché de presse Bruno Jacquelin, jugé pour complicité, s'est vu signifier une peine de 4.000 euros d'amende. Parmi les plaignants lors du procès, SOS Racisme, la Ligue des droits de l'homme, la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) mais aussi la Fédération des associations et groupements religieux hindous et culturels tamouls de La Réunion et le député Jean-Hugues Ratenon.

Le grief d'injure publique avait été retenu par le parquet, la lettre ayant été conscienceusement envoyée à des médias, "dans l'objectif de la diffuser". Dans ce courrier, la star des sixties s'était insurgée contre la détresse animale à La Réunion et avait qualifié les Réunionnais "d'autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages", de "population dégénérée" aux "réminiscences de cannibalisme" vivant dans  "l'île du diable".

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Les avocats des parties civiles avaient dénoncé un "racisme évident" le 7 octobre dernier lors du procès. Le courrier montre "une attitude d'hostilité répétée" à laquelle s'ajoute "une profonde ignorance de l'histoire de La Réunion" avait affirmé Maître Fabrice Saubert. "Elle est inculte, ignare, il faut le dire. Elle parle de réminiscences de cannibalisme, là ce sont des réminiscences de pensée colonialiste ! On est en 2021 ça suffit" avait quant à lui fustigé Maître Alex Vardin. Maître Philippe Pressecq avait insisté sur le caractère "public" de cette injure raciale : "une lettre ouverte est destinée à être lue".

Maître Catherine Moissonnier, assurant la défense de Brigitte Bardot en l'absence de ses avocats parisiens, avait quant à elle estimé que ces reproches étaient injustifiés. Elle avait nié l'injure publique, la lettre n'ayant été envoyée qu'à certains journalistes, et avait défendu le combat de sa cliente. La détresse animale, "c'est une réalité à La Réunion" avait martelé l'avocate.

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