Un suspect a été interpellé et identifié (Actualisé à 18h16) :

Attentat terroriste en Isère : Yassin Salhi aurait décapité son propre patron


Publié / Actualisé
Un attentat a eu lieu en Isère ce vendredi 26 juin 2015, indique l'Agence France Presse. L'attaque a eu lieu dans une usine de gaz industriel à Saint-Quentin-Fallavier, près de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Un suspect d'une trentaine d'années - connu de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) - aurait décapité son propre patron, et blessé deux autres personnes en heurtant volontairement des bonbonnes de gaz. L'individu a été interpellé et le parquet anti-terroriste de Paris a été saisi de l'enquête.
Un attentat a eu lieu en Isère ce vendredi 26 juin 2015, indique l'Agence France Presse. L'attaque a eu lieu dans une usine de gaz industriel à Saint-Quentin-Fallavier, près de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Un suspect d'une trentaine d'années - connu de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) - aurait décapité son propre patron, et blessé deux autres personnes en heurtant volontairement des bonbonnes de gaz. L'individu a été interpellé et le parquet anti-terroriste de Paris a été saisi de l'enquête.

Les faits :

  • Peu avant 10 heures, une explosion et un incendie ont eu lieu dans la société Air Products. Un homme a pénétré au sein de la cour de l'entreprise à bord d'une voiture de livraison. Le véhicule a foncé vers les bonbonnes de gaz, provoquant une détonation. Le suspect aurait ensuite tenté d'ouvrir les bonbonnes pour provoquer une explosion.
  • "L'auteur supposé de ce crime a été neutralisé [..] par une personne du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) de l'Isère qui s'est rendue sur place et a procédé à la mise hors d'état de nuire de cet individu", a indiqué Bernard Cazeneuve. Le ministre de l'Intérieur a confirmé que des drapreaux - qui pourraient ressembler à ceux de l'organisation Etat islamique - ont été retrouvés sur les lieux.
  • "Le véhicule bénéficiait d'un agrément pour rentrer sur le site, la procédure a été respectée. [...] C'est peut être au sein même du dispositif ou de l'entreprise intervenante qu'était logée la menace", a indiqué Jean-Paul Bonnetain, le préfet de l'Isère, à France Bleu Isère.

Les victimes :

  • "Le corps décapité d'une personne a été retrouvé à proximité de l'usine mais on ne sait pas encore si le corps a été transporté sur place ou pas", a précisé une source proche de l'enquête au site du magazine L'Express. La tête de la victime, recouverte d'inscriptions en arabe, doit être examinée par la police scientifique. Elle aurait été retrouvée accrochée aux grilles de l'usine, le long d'une route départementale.
  • La personne décapitée est un chef d'entreprise du Rhône, directeur d'une entreprise de transports, a indiqué l'Agence France Presse. Il est l'employeur du principal suspect de l'attaque terroriste. Le suspect et la victime étaient à bord du véhicule qui est entré dans la cour de l'usine, sans savoir si le patron était toujours vivant à ce moment.
  • Deux autres personnes ont été blessées lors de cette attaque. Une cellule de crise a été activée afin de prendre en charge les témoins de l'attaque.

Le suspect :

  • Yassin Salhi, un homme d'une trentaine d'années a été interpellé et identifié par les forces de l'ordre. Ce suspect - au casier judiciaire vierge - est connu des services de renseignement français. L'individu avait été repéré comme radicalisé en 2006 suite à des liens avec la sphère salafiste, mais sa fiche n'a pas été actualisée en 2008. Il aurait accueilli les pompiers en criant "Allahou Akbar".
  • Une femme, présentée comme l'épouse de Yassine Salhi, a témoigné sur Europe 1 de sa surprise. "Je ne sais pas ce qu'il se passe. [...] Il est parti au travail ce matin, à 7 heures. Il fait de la livraison. On a passé une nuit normale. […] J'ai le coeur qui va s'arrêter, je ne comprends rien. Ils disent au journal qu'il y a eu un acte terroriste. Ce n'est pas possible."
  • Originaire de la région lyonnaise, il résiderait à Saint-Priest et n'aurait pas voyagé en Syrie ou en Iraq. Une opération du RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) a été menée à son domicile. Suite à cette intervention, trois personnes ont été interpellées, dont la femme du suspect.

L'enquête :

  • La section anti-terroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête pour "assassinat et tentatives d'assassinats en bande organisée, en relation avec une entreprise terroriste", "destruction, dégradation par l'effet d'une substance explosive en bande organisée ou en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes". Cette dernière information officialise la qualification d'attentat terroriste par les autorités françaises
  • Un autre homme, de l'entourage du suspect, a été interpellé, indique France Info, citant une source proche de l'enquête. Cet individu avait été repéré alors qu'il semblait faire le guet aux alentours de l'usine de Saint-Quentin-Fallavier.

La sécurité :

  • Le quartier autour de l'usine américaine - classée comme site industriel à risque par l'Europe - a été bouclé et la sécurité a été renforcée autour des commissariats de la zone. Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, s'est rendu sur place. Le premier ministre Manuel Valls a annoncé depuis Bogota en Colombie une "vigilance renforcée" dans les sites sensibles des Rhône-Alpes.
  • Les autorités redoutent d'autres attaques dans la région. De son côté, François Hollande - qui a découvert les images de l'attentat en compagnie d'Angela Merkel - a quitté le sommet européen de Bruxelles. Un conseil de défense restreint s'est déroulé à 15h30 à l'Elysée.
  • François Hollande, le président de la République, a annoncé la mise en place d'un plan vigipirate à son niveau maximum en Rhône-Alpes pendant trois jours.

La cible :

  • L'entreprise visée est Air Products, l'un des leader mondieux dans la production de gaz industriels. La société américaine a réalisé un chiffre d’affaires de 10,4 milliards de dollars en 2014 et emploie 21 000 personnes dans 50 pays.
  • L'usine de Saint-Quentin-Fallavier est classée comme site Seveso par l'Europe, c'est-à-dire comme site industriel à risque. Les bonbonnes visées par lors de l'attaque terroriste contiennent des produits "pas anodains", a souligné un employé de l'usine joint par France 2.

Les réactions :

  • François Hollande, président de la République : "L'intention ne fait pas de doute : c'est de provoquer une explosion. L'attaque est de nature terroriste dès lors qu'il a été retrouvé un cadavre décapité avec des inscriptions. [...] Il faut d'abord avoir une expression de solidarité à l'égard de la victime. Il y a une émotion, mais l'émotion ne peut pas être la seule réponse. L'action, la prévention et la dissuasion sont nécessaires."
  • Manuel Valls, premier ministre : "Cette attaque au scénario abject démontre que la menace djihadiste demeure toujours extrêmement élevée. Elle pèse énormément sur notre pays, nous cessons de le repeter. Nous ne devons absolument pas baisser la garde et donner tous les moyens pour lutter contre la menace et le terrorisme. La France est une nation forte et solidaire qui ne cédera jamais à la peur. Nous sommes engagés dans une lutte de longue haleine contre le terrorisme sur notre sol et à l'extérieur."

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    3 Commentaire(s)

    Gloseur sensE, Posté
    Quiconque s'en prend à un entrepreneur, a fortiori, lorsque la victime civile est de couleur, juive ou chrétienne, ainsi qu'à une société, le fait par haine de sa personne physique et aussi pour un mobile économique envers la personne morale, dont l'auteur du préjudice veut nuire gravement et déstabiliser durablement.
    Bayoune, Posté
    Fabius, ministre des affaires étrangères ne déclarait-il pas du 12 août 2012, "qu'Als Nosra faisait du bon boulot en ... Syrie "... et si cet attentat n'était qu'un effet boomerang des Islamistes sur la France - malheureusement, des réseaux dormants doivent exister secrètement en France. Les parents réunionnais doivent craindre pour leurs enfants en France - une France qui est peut être parti pour vivre dans un climat de guerre civile, à force de nourrir l'islamophobie (supprimé pour prise à partie - webmaster ipreunion)
    Aterla, Posté
    Vers les années 80, les catholiques ont fait face à un fondamentalisme avec les intégristes de Mgr Lefèvre. De plus ceux-ci fricotaient avec l'extrême-droite. La sanction a était claire : excommunication par le pape.

    Aujourd'hui c'est aux responsables musulmans de réguler certains de leurs imams. Autrement les musulmans pacifiques seront les premières victimes du rejet qui se lève.